Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

Rechercher

Le Livre de la Semaine

OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

Texte Libre

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 15:13
.

La publication du rapport de la commission présidée par Roger Guesnerie sur l'Enseignement de l'économie au lycée a suscité de nombreuses réactions de la part de l'Apses, association des professeurs de SES qui regroupe à peu prés 20 % des professeurs de sciences économiques et sociales de France.

On apprend beaucoup à lire les réactions au rapport Guesnerie.  Mais ce qu'on apprend est parfois très surprenant. En effet, le rejet assez global du rapport Guesnerie n'est pas acceptable de mon point de vue.

J'avais été auditionné par la commission Guesnerie et une synthèse de ma contribution, et donc de mon point de vue, se trouve pages 68 et 69 du rapport.

Ce rejet récurrent des critiques des universitaires, après celles des dirigeants d'entreprises, n'est pas complètement acceptable.

Certes certaines critiques relèvent davantage de l'idéologie que de l'analyse mais on ne peut pas dire : « Tout le monde dit n'importe quoi sur les SES. Tout le monde se trompe. Les universitaires, les dirigeants d'entreprise, ... Ces personnes ne savent pas de quoi elles parlent, ...»

En effet, nous les professeurs de SES, nous ne pouvons tirer notre légitimité de nous même. Les SES et les professeurs de SES ne peuvent s'auto-légitimer.

La légitimité de notre enseignement repose sur les disciplines universitaires qui le constituent : la science économique et la sociologie. C'est une légitimité d'ordre scientifique.

Une fois les contenus de cet enseignement redéfinis, un second aspect de la légitimité de l'enseignement de SES se développera sur la base d'une pédagogie adaptée à un enseignement d'économie et de sociologie à des élèves de lycée.

Je crois qu'il conviendrait d'accepter davantage les critiques de ces divers milieux, les écouter, les entendre et montrer qu'il existe une vraie capacité de remise en question qui ne soit pas seulement marginale.

Cela reste possible sans renoncer à la nature de cet enseignement, pour le bien de la discipline et celui des élèves.
.

J'y reviendrai ...
.


A lire :
.

Le rapport en ligne et en intégralité
.

commentaires

Albert Champeymard 15/07/2008 18:29

Je ne suis pas callé en finance et en économie mais j'ai l'impression de me rendre compte que nous sommes en train de prendre un tournant important de notre mode d'économie.j'ai un peu du mal à expliquer à mes amis qu'il est important de se rendre compte du changement qu'il va se passer et qu'il faut essayer de le devancer en mofifiant notre mode de vie (réduction de la consommation, relocalisation, ...) Connaitriez vous un site qui vulgarise un peu ces notions economiques (inflation, globalisation, recession, lien taux-inflation, ...), qui les rendent plus accessibles avec des exemples concrets ?Pourriez vous me décrire, d'après vous, quel serait le pire scénarios catastrophe qu'il puisse arriver à très court terme (2ans) ?

David Mourey 16/07/2008 15:08



Effectivement, il semble que les relations entre Finance et Economie doivent être reconsidérées afin de changer dans un sens plus favorable à l'économie réelle.
Dans une perspective plus large, vous avez raison, il convient (je crois) de repenser également nos modes de consommation pour une autre gestion de l'environnement.
La conservation et l'amélioration de la qualité de notre environnement (au niveau planétaire) va devenir un enjeu économique central.
J'imagine mal une croissance soutenue et durable qui ne s'inscrive pas dans le cadre d'une gestion plus intelligente de notre environnement.
Point n'est besoin d'êter vert ou écolo pour comprendre cela.
Les notions que vous évoquez sont vulgarisées sur de nombreux sites que j'ai référencé. Mais que chechez-vous précisément ?
Comprendre cela est un travail de long terme , ... qui n'est jamais terminé ...
La dernière question est difficile.
Le pire scénario serait la persisitance du mode de développement qui est le notre au niveau mondial.
Il convient, absolument, de promouvoir les divers aspects de la mondialisation et de l'innovation mais de le faire dans un sens plus favorable à l'ensemble des participants à l'échange, à la
préservation et à la reconstitution à long terme de l'environnement, pour le bien-être des générations futures: nos enfants ...





L'ariègeois 12/07/2008 22:20

Une autre question n'a pas été abordée, ni par les rapports, ni par L'Apses ou vous c'est celle de l'enseignement de spécialité.Que faire ? Celui de terminale ne me semble pas le plus mauvais et peut servir encore.Mais celui de 1ère ? Cette pseudo introduction à la Science Po. Les élèves trouvent cela trop proche de l'ECJS et sans aucun lien avec le reste. Depuis SMITH nous savons bien qu'il faut se spécialiser un minimum pour être efficace, je trouve que l'on s'éparpille trop.L'ariègeois.

David Mourey 13/07/2008 08:26


Sur l'enseignement de spécialité, il y a visiblement un manque de continuité avec la science po de première. Il n'est aucunement mauvais en lui même et pour nous les
professeurs, il est trés interessant, mais pour les élèves, il prend la forme d'une sorte de "combat des dieux du passé" qui n'est peut-être pas le meilleur moyen de faire comprendre aux élèves les
mécanismes fondamentaux d'aujourd'hui et de les initier au raisonnement économique et sociologique sur les questions présentes.
Je serais aussi favorable à l'abandon de la science po car économie et sociologie, c'est déjà suffisant.
Cela permettrait de développer davantage certaines questions économiques ou sociologiques et nos élèves seraient encore plus rigoureux sur ces points.


L'ariègeois 12/07/2008 22:05

Je ne dis pas qu'il n'y a rien d'intéressant dans ces deux rapports mais trois choses m'embête :1) l'absence de reflexion sur la sociologie, comme si elle n'existait pas.2) Le contexte de la réforme et l'origine de la réforme. Une bonne réforme se fait dans le calme et sans pression. Il ne s'agit pas de mon intérêt ou celui d'une partie des chefs d'entreprise.3) La manière avec laquelle les anciens concepteurs sont jugés.Pour ma part je suis largement pour l'enseignement des fondamentaux (à lister) et notamment ceux de la micro. Cette idée n'est pas neuve, il me semble que M. Montoussé (inspecteur SES, je crois) avait écrit un article dans ce sens dans IDEES (il y a moins de 5 ans, je peux retrouver l'article).Le débat doit avoir lieu, mais je le redis trop peu de profs de SES s'expriment ou alors je ne les trouve pas.L'ariègeois.

David Mourey 13/07/2008 08:42


1 - Ce n'est pas que la sociologie est oubliée ou rejetée, c'est que le rapport, comme mon colloque, portait davantage sur la dimension économique de l'enseignement. On peut approfondir une
dimension sans oublier ou rejeter l'autre.
2 - N'est-ce pas utopique de croire qu'il puisse y avoir des réformes dans le calme, en dehors de tout conflit, alors que les interets des différents acteurs sont diveergents.
Le fait que quelques groupes de pression interviennent pour défendre leur point de vue, n'est pas un problème en soi.
Au lieu de tout rejeter en bloc au nom de l'idéologie (qui se pratique cheaz nous aussi), il convient d'accepter certaines critiques venant des chefs d'entreprises. Cela pourrait contribuer à
pacifier les échanges et à faciliter les "bonnes" réformes.
Bien entendu, l'école et les programmes doivent être le plus neutres possible, mais ceux qui nous défendent (au sens large), sont-ils plus neutres que ceux qui nous critiquent ?
3 - Là, il y a un vrai problème. Il faudrait peut-être se demander comment a effectivement fonctionné la commission Gaffard qui a produit les programmes actuels. Cela permettrait peut-être de
comprendre l'origine des erreurs commises afin de ne pas les répéter.
Même si nous en ferons d'autres.
Développer la micro en situation d'incertitude et d'information imparfaite est souhaitable.
Je ne connais pas l'article de Montoussé.

OUI, ENVIRON 75 % DES PROFESSEURS DE SES NE S'EXPRIMENT PAS ET C'EST UN VRAI PROBLEME.
QUOI QU'ILS PENSENT, LEUR AVIS EST CRUCIAL EN CE MOMENT.
MAIS COMMENT LES MOBILISER SANS LES INFLUENCER PAR UN QUESTIONNAIRE ORIENTE ?

DANS LE CAS CONTRAIRE, LA REPRESENTATIVTE DE LA VOIX PORTEE PAR LA SEULE INSTANCE EXISTANTE EST FAIBLE.



L'ariègeois 12/07/2008 17:53

Le rapport Guesnetie est-il vraiment sérieux ?En première lecture je le trouve intéressant car il met le doigt sur cees notions de fondamentaux en économie, OK.Toutefois, les justifications sur l'éviction des thèmes un peu chauds (jamais cités ou très peu : la protection sociale, la définition des services publics) sont trop légères.Enfin, la sociologie est qualifiée de trop souvent "compassionnelle" sans aucune justification, sans exemple.Ce qualificatif de "compassionnelle" est bien gênant puisqu'on le retrouve dans le rapport de l'Académie des Sciences Morales et Politiques comme quelques autres expressions, phrases... A ce moment là on peut se demander si le rapport Guesnerie n'est pas qu'une façon de faire passer la pillule. Les présences de Gattaz et de Pébereau trop pesantes. Je suis pour une réforme de nos programmes pas une normalisation qui viserait à éliminer les questions gênantes. Vous avez décidé de prendre publiquement la parole, très bien. Mais deux remarques:1) vous avez organisé un colloque sur les SES mais je n'en trouve aucune synthèse sur vos sites2) Bien que n'étant pas un fan de l'APSES je trouve que vous passez du temps (trop?) à les "combattre". Développez vos idées et laissez-les. Une dernière : où sont les prfs de SES, votre site ou celui de l'APSES sont des lieux d'expression mais personne ne s'exprime. Dommage.Merci

David Mourey 12/07/2008 19:06


Cher collègue, je pense que le rapport Guesnerie est vraiment sérieux. Bien entendu, il existe des imprécisions et des manques. Mais au nom de l'incomplétude doit-on
renoncer à entendre ce qui doit l'être ? La sociologie n'était pas le sujet central du rapport, qui portait essentiellement sur l'économie. Il ne s'agit pas d'éviter les sujets un peu chauds, trés
interessants pour nous eet les élèves, mais il conviendrait de les aborder aprés leur avoir enseigné un socle de connaissances plus simples afin de les familiariser à un raisonnement plus rigoureux
encore. Dans le rapport de l'ASMP, il y aussi des analyses trés interessantes. Je ne peux rejeter en bloc pour de simples raisons idéologiques. Il ne faut pas confondre Gattaz et Pébereau. Le
second a une vraie culture économique.
Comme toi, je suis contre une normalisation quelconque des SES, juste des améliorations.
Pour des synthèses du colloque, il y en aura normalement à la rentrée.Quant à l'Apses, je ne partage pas la parole officielle qui se radicalise et qui me semble trop orientée cvetrs le passé.
Donc, j'exprime librement des différences de point de vue. Quant au professeurs de SES, ils sont libres de venir discuter dans le strict respect des personnes et des idées.



A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012