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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 08:53

 

Des chiffres catastrophistes et plus ou moins fantaisistes circulent sur le cout du sauvetage des banques et autres institutions financières prises dans le tourbillon de la crise.

 

De nombreux commentateurs n'hésitent pas à affirmer que le Trésor Public américain (annonce du 19 septembre 2008) va dépenser 700 milliards de dollar dans le cadre d'un programme de rachat par le  gouvernement américain des actifs à problèmes détenus par les institutions financières. Ces chiffres sont inexacts.

 

Mise en place d'une structure de défaisance publique

 

 Il s'agit en fait de la mise en place de ce qu'on nomme une structure de défaisance publique, une sorte de RTCbis, par analogie avec la RTC - Résolution Trust Corporation crée au moment de la crise des Savings and Loans en 1989 - qui fut mise en place entre 1989 et 1995 afin de liquider environ 400 milliards de dollar d'actifs. Le cout, in fine, pour le contribuable américain est désormais estimé à 260 milliards (environ 2% du PIB de l'époque).

 

Permettre une liquidation graduelle des titres hypothécaires

 qui polluent les bilans des banques

 

« L'objectif des pouvoirs publics américains est de permettre une liquidation graduelle et ordonnée, par l'Etat (dont l'horizon est long et qui n'est pas soumis au mark to market), des titres hypothécaires qui polluent les bilans des banques. Par ce biais, ils espèrent restaurer la confiance sur les marchés interbancaires, et permettre d'éviter un durcissement du rationnement du crédit. »

 

"En proposant la création d'un fond de 700 milliards de dollars chargé de racheter les actifs illiquides des banques américaines, le Trésor et la Fed ont voulu frapper un grand coup. Ce plan devrait contribuer à restaurer la confiance sur les marchés et faciliter l'assainissement des bilans des banques."

 

Cela dit, estimer aujourd'hui et affirmer publiquement que le cout de cette aide publique à des institutions privées est de 700 milliarsds de dollar, qui on fait des paris risqués et qui désormais doivent en supporter au moins en partie le prix, est erroné car le montant de la revente de ces titres et les potentiels gains macroéconomiques ne sont nullement pris en compte.

 

En résumé, les valeurs brutes ne sont pas nettes des recettes potentielles.

 

Donc, sauver le système financier... à quel prix ?

 

 « Contrairement aux annonces, le coût final de ce plan devrait être largement inférieur à 700 milliards de dollars pour le budget fédéral. En effet, la structure de défaisance achètera jusqu'à 700 milliards de dollars d'actifs (en appliquant probablement une décote importante, afin de sanctionner les banques pour leurs prises de risque excessives et minimiser le coût pour le contribuable américain), mais les revendra par la suite à un prix inconnu à ce jour. Le coût pour le budget fédéral sera donc le solde entre les 700 milliards de dollars initialement engagés et leur prix de revente. Par ailleurs, en intégrant le bénéfice macroéconomique attendu et l'impact positif d'une stabilisation des marchés, les pouvoirs publics font le pari que le coût final de ce plan sera en fait très inférieur aux 700 milliards de dollars avancés. »

 

Source : Jean-Paul Betbèze, Hélène Baudchon ; Crédit Agricole, Etudes économiques, 22 septembre 2008
.

 

Voir la vidéo : http://kiosque-eco.credit-agricole.fr/site/page_video.php?pag_id=858

 
Encore une fois en économie, il convient de se méfier des données directes et immédiates et ne pas circonscrire son approche aux effets à court terme d'une mesure donnée. Il est toujours indispensable de comparer les effets diretcs et souvent immédiats des effets indirectes et différés.
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A suivre un prochain billet sur les termes de la procédure de rachat.

 

Published by David Mourey - dans Crises Financières
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