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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 12:37

 .
Les Etats-Unis et la Zone Euro entrent probablement en récession   et  il semble utile de s'interroger sur les conditions de sortie de cette récession.
.

Aux  Etats-Unis et dans la zone euro, la récession menace

 

En effet, il ne peut en être autrement « avec le retournement à la baisse de la construction résidentielle et du crédit aux ménages, amplifiées par le recul de l'emploi (qui est plus avancé aux Etats-Unis que dans la zone euro) et des revenus des ménages, d'où la dégradation de la demande intérieure, et de la situation de l'industrie et des services  à la croissance du commerce extérieur, c'est-à-dire aux exportations vers les pays émergents et exportateurs de pétrole. » Natixis, Patrick ARTUS, « Quels sont les facteurs qui font sortir d'une récession ? », 13 octobre 2008

 

 

Un enchainement sans surprise

 

En fait, indépendamment de la crise bancaire et financière stricto sensu,  les mécanismes d'ne récession assez traditionnelle  sont à l'œuvre. L'excès de l'offre construction) sur le marché immobilier, conduit à un très important stock de maisons invendues. Il en résulte une correction à la baisse de l'activité de construction, celle-ci étant amplifiée par l'excès d'endettement des ménages qui ne peuvent plus s'endetter davantage, mais au contraire ils doivent se désendetter. Cet enchainement vicieux  se propage à l'ensemble de l'économie via les pertes d'emplois et de revenus de secteurs en secteurs du fait des interdépendances.

 

 

Quels sont les chemins habituels de sortie d'une récession ?

 

 

Les enseignements que l'on peut tirer des expériences du passé récent peuvent permettre d'identifier les facteurs qui déclenchent la sortie d'une récession. Trois mécanismes ont joué un rôle majeur :

 

1 - La relance de la demande globale de biens et services par le creusement des  déficits publics permet, à court terme, une reprise de la croissance de la production, donc des revenus versés aux facteurs de production et de la demande privée. Ceci entraine, ultérieurement une relance de la création d'emploi, de la croissance des revenus distribués, de la demande privée..., ce qui peut permettre en retour de combler le déficit public initial, via la hausse des recettes fiscales et la baisse de dépenses publiques.

 

2 - La relance du crédit au secteur privé, entreprise et ménages, permet de soutenir la demande de ce secteur. Or, les politiques monétaires expansionnistes, par la baisse des taux d'intérêt qu'elles permettent, favorisent la relance du crédit à la consommation des ménages, à l'investissement des entreprises. Ce soutien à la demande globale produit le même enchainement que celui présenté ci-dessus.

 

3 - La reprise spontanée de l'investissement productif des entreprises et/ou en logements pour les ménages est possible dés l'instant ou les excès antérieurs en matière d'endettement et d'accumulation de capital ont été corrigés.

 

Des voies de sorties difficiles à emprunter aujourd'hui

 

En effet, la situation présente laisse-t-elle une marge de manœuvre, à l'aune des trois mécanismes présentés, dans les pays où on peut observer les configurations suivantes ?

1 - Que faire lorsqu'il n'existe pas réellement de marges de manœuvre budgétaires, que ce soit lié au pacte de stabilité au tout simplement au degré d'endettement de l'économie ?

2 - En situation d'excès d'endettement dans le secteur privé et/ou d'aversion accrue pour le risque,  les politiques monétaires expansionnistes sont peu efficaces, voire inefficaces. C'est la situation de trappe à liquidité. Les agents préfèrent détenir des actifs liquides sans risques plutôt que des actifs moins liquides et risqués.

 3 - Les excès antérieurs en matière d'endettement et d'investissement en capital productif pour les entreprises et en logements pour les ménages sont encore loin d'être corrigés et cela  bloque, ipso facto, la reprise de l'investissement.

  

De quelques exemples récents de sorties de récession

 

 

1 - Les Etats-Unis après la récession de 1990-1992.

 

Aux Etats-Unis, la reprise de la croissance est déclenchée par une reprise de l'investissement logement et de l'investissement productif des entreprises. L'investissement en logements repart à la hausse dés 1992 lorsque le stock de logements invendus revient à la normale. L'investissement des entreprises remonte avec le redressement de leur profitabilité (taux de rentabilité - taux d'intérêt réel). Le revenu réel (pouvoir d'achat) des ménages se redresse dès la fin de 1991, à la suite de la hausse des dépenses publiques, la baisse des impôts et après une forte baisse des taux d'intérêt induite par la politique mon »taire expansionniste de la Fed. Cependant, la croissance de l'endettement sera plus tardive.

 

On observe donc clairement la conjugaison des effets  du creusement du déficit public, du retour à la normale du stock de maisons invendues et de la profitabilité pour les entreprises, et de la baisse des taux d'intérêt, même si ce facteur semble plus progressif.

 

2 - Les Etats-Unis après la récession de 2001-2002.

 

Toujours aux Etats-Unis, en 2001-2002, la reprise est impulsée par celle de l'investissement productif des entreprises et de l'investissement en logement des ménages. Encore une fois, le retour à la normale du stock de logement invendus et de la profitabilité des entreprises jouent un rôle non négligeable. En outre, la très forte baisse des impôts sur les ménages fin 2001 et début 2002  permet une  forte hausse du revenu disponible des ménages. Enfin, la très forte baisse des taux d'intérêt, liée à la politique monétaire très expansionniste de la Fed conduit à une accélération des crédits aux ménages...

 

On observe donc clairement la conjugaison des effets de la reprise de l'investissement, de l'impulsion budgétaire liée au creusement du déficit public et du soutien monétaire apporté par la baisse des taux d'intérêt.

 

3 - La zone euro après la récession de 2001-2002.

 

Dans la Zone Euro, la réactivité étant beaucoup plus lente et plus faible, la reprise économique est assez molle et tardive. Elle ne se déclenche vraiment qu'en 2004, avec donc deux années de retard par rapport aux Etats-Unis.  La reprise de la croissance est tirée par celle de l'investissement productif et l'investissement logement. Là aussi, une amélioration de la profitabilité favorise l'investissement. L'amélioration des revenus des ménages n'apparaît qu'en 2005, malgré la hausse des dépenses publiques et la baisse de la pression fiscale, donc le creusement du déficit public. Avec la BCE, la baisse des taux d'intérêt est nettement plus lente qu'aux Etats-Unis avec la Réserve Fédérale. Cette politique monétaire moins expansionniste et plus graduelle ne peut provoquer qu'une reprise assez tardive du crédit, qui néanmoins  finira par tirer la demande vers le haut.

 

Une fois de plus, on observe clairement que la conjugaison des effets de la reprise de l'investissement, de l'impulsion budgétaire et du soutien monétaire est favorable au retour de la croissance et à la sortie de récession.

 

Cela dit, dans la situation économique présente aux Etats-Unis et dans la Zone euro, les mêmes remèdes sont-ils possibles et disponibles et peuvent-ils produire les mêmes effets ?

 

 

Quelles facteurs pour une reprise aujourd'hui ?

 

Les trois pistes pour qu'il y ait une reprise sont donc :

 

1 - Aujourd'hui, les capacités d'augmentation supplémentaire du déficit public sont très faibles aux Etats-Unis, en France et en Italie. Les marges de manœuvré existent davantage en Allemagne et en Espagne. C'est un instrument qui semble de faible porté et dans la majorité des pays concernés, la croissance molle en 2009 ne pourra probablement pas être compensée par un déficit public supplémentaire. « Dans le cas des Etats-Unis, la très forte hausse du déficit public vient du plan de sauvetage des banques, c'est-à dire d'un transfert de dette privée vers la dette publique, et ne correspond pas à un soutien direct de la croissance. » Natixis, Patrick ARTUS, « Quels sont les facteurs qui font sortir d'une récession ? », 13 octobre 2008

 

 

2 - Une politique monétaire expansionniste en soutien durable du crédit et de la dépense privée n'est pas certaine de produire les effets attendus. D'une part, les taux d'endettement des ménages restent très élevés et l'heure est plutôt à l'engagement d'un processus durable de désendettement des ménages. On peut observer que, la hausse des défauts met en évidence le niveau excessif de cet endettement. En ce qui concerne les entreprises, elles sont également ailleurs confrontées à la hausse des primes de risque sur leur endettement obligataire ou en crédit bancaire, ce qui décourage l'endettement et in fine l'investissement.

 

(3 - « L'ajustement de l'excès de production sur le marché de l'immobilier résidentiel sera un processus très long, compte tenu de la taille énorme du stock de logements invendus. Il n'est pas certain qu'il soit nécessaire non plus d'accroître l'investissement productif compte tenu du maintien d'un flux important de délocalisations. » Natixis, Patrick ARTUS, « Quels sont les facteurs qui font sortir d'une récession ? », 13 octobre 2008

 

 

En résumé, peu de pays dans la Zone Euro et aux Etats-Unis, disposent de marges de manœuvre budgétaires importantes. Ce levier semble assez bloqué.  Les conditions de confiance sur les marchés monétaire et financier, risque de rendre la politique monétaire expansionniste inefficace. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif, ou qui a peur de boire.  « Enfin, les conditions pour un démarrage spontané et rapide de l'investissement productif ou de l'investissement logement ne semblent pas réunies. » Natixis, Patrick ARTUS, « Quels sont les facteurs qui font sortir d'une récession ? », 13 octobre 2008

 

Politique non coopérative ou politique de parts de marché

versus

Politique coopérative ou politique de croissance

 

Si les leviers domestiques traditionnels de relance de la croissance, qui permettent une reprise économique et la sortie de récession,  sont absents, il existe deux types de solution symétriques :

 - une politique non coopérative du point de vue international. Autrement dit, une politique de gains de parts de marché par la dépréciation de la monnaie. Ce qui est peu probable pour la Zone Euro ou il n'existe pas de vraie politique de change. De surcroit, peut-on aussi espérer qu'une politique de parts de marché (jeu Win/Loose) ou ce que gagnent les uns, les autres le perdent, puisse permette une sortie durable de récession au même titre qu'une politique de croissance ...?

 - une politique coopérative du point de vue international. Autrement dit, une politique de gains croissance cordonnée. Peut-être, peut-on logiquement espérer qu'en économie ouverte, les interdépendances accrues entre les économies nationales et régionales, exigent de substituer à une politique de parts de marché (jeu Win/Loose), une politique de croissance ou ce que gagnent les uns n'empêche pas les autres de gagner aussi (jeu Win/Win).

 

Des avantages de la coopération et de la coordination

 

Seule la coordination internationale des instruments de politiques économiques au sens large (de politiqué macroéconomiques, politiques de croissance, politique de concurrence, ...)  peut permettre une sortie rapide et durable dans le cadre d'un jeu coopératif Gagnant/Gagnant.

 

Mais quand on observe à quel point il est difficile de se mettre d'accord à 13 dans le cadre de la Zone Euro (sauf à substituer la coordination par la règle à la coordination par la discussion), à 27 dans le cadre de l'UE, on peut se demander comment y parvenir à un niveau plus large, interrégional et mondial.

 

Il est déjà compliqué de cordonner les politiques macroéconomiques (monétaires, budgétaires, de change), comment imaginer qu'il soit simple de coordonner les autre aspects de la politique économique ?

 

Y a t-il un pilote dans l'avion ?

Mais surtout,

Y a t-il une cabine de pilotage dans l'avion ?

  

C'est toute la gouvernance mondiale et européenne, pour une bonne part, qui est à repenser et à reconstruire. Il ne suffit pas de remettre un pilote dans la cabine de pilotage, il convient d'abord de repenser et de reconstruire une cabine de pilotage adaptée à l'économie mondiale du 21éme siècle.

 

Quand à ceux qui au nom de ces difficultés liées à l'ouverture et à la coordination en appellent à un retour du protectionnisme comme solution aux problèmes de notre temps, je me demande vraiment s'ils ont bien compris ce que sont les racines profondes du protectionnisme.

 

Seul un protectionnisme bien tempéré par le maintien des avantages indiscutables de la spécialisation et du libre échange (encadrés) peut permettre d'apporter sa pierre à l'édifice de la reconstruction de la gouvernance mondiale et des institutions internationales.

 

A suivre, ...

 

Source principale : Natixis, Patrick ARTUS, « Quels sont les facteurs qui font sortir d'une récession ? », 13 octobre 2008

 

 

A consulter 

 

Croissance économique durablement molle pour la France ???

 

Bilan économique de la France : Patrick ARTUS et Jean Paul FITOUSSI

 

Tendance à l'appréciation de l'euro

 

L'euro fort et l'hétérogénéité de la zone euro

 

Les temps de la politique économiques

 

Appréciation de l'euro et « force » d'une monnaie

 

Appréciation de l'euro et dépréciation du dollar

 

Euro Fort : Monnaie forte et/ou Economie forte ?

 

L'euro : une monnaie de réserve internationale qui s'apprécie

 

Crise financière, Points de vue d'Agnès Bénassy-Quéré Directrice-CEPII

 

Crise Financière : Points de vue de Jean-Paul FITOUSSI

Crise Financière : Une Action coordonnée de Six Banques Centrales

Panique Bancaire et Financière mondiale

Crise financière : quelle réponse européenne ?

Le Bilan des banques avant et après le Plan de sauvetage du Trésor US

Intervention Publique et Crise Financière, c'est bon pour l'Aléa Moral

Sauvetage du système financier : A quel prix pour le contribuable ?

 

Crise financière et Injection de liquidités

 

Les dangers de la « Finance de PONZI »

 

De la crise financière, ... à la crise réelle ?

 

Attention : une crise financière peut en cacher une autre

 

Crise financière : excès de liquidités ou excès d'épargne ?

 

La « catastrophe » de 2011 : une grave crise de l'endettement

 

D'une bulle spéculative à la suivante

 

Etats Unis : quelle évolution des taux de défaut sur les crédits subprime ?

 

Taux de défaut Subprime aux Etats Unis

 

Mieux comprendre la finance pour éviter les crises financières

 

Mieux comprendre la finance pour éviter les crises financières (2)

 

Published by David Mourey - dans Croissance économique
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commentaires

Ozenfant 07/11/2008 10:29

Inter Or,Je ne suis qu'un petit gestionnaire de PME, mais ce qui est écrit dans votre texte est une évidence.La question est : Comment a t'on fait chez les économistes pour"OUBLIER" ce facteur ?

David Mourey 10/11/2008 18:49


Euh, je n'ai pas bien compris la remarque.
De quoi parlez-vous ?
Quelsest ce facteur oublié par les économistes, qui seraient à l'origine de tous nos maux ?


Inter'Or 02/11/2008 12:29

Nous sommes à la fin d'une ère économique et financière, cela n’est pas une cause politique mais celle d’un système entre la richesse réellement produite et les produits dérivés de bourses qui ont été créés.
La plupart des commentaires évoqués sont aujourd'hui dépassés. Un ami américain vient de nous envoyer un graphique impressionnant. Ce graphique détonne parce qu'il rapproche le poids du marché des dérivés (abstrait et dématérialisé) de deux grandeurs bien réelles :
1. Le PIB mondial, c'est-à-dire la richesse générée par tous les pays de la planète en un an.
2. La capitalisation boursière mondiale, c'est-à-dire la valeur de toutes les actions et obligations (d'État et d'entreprises) cotées sur toutes les places, partout dans le monde.
La valeur des produits dérivés est 10 fois plus importante que la richesse réelle créée par l'économie mondiale dans sa totalité et plus de 5 fois la valeur des actions et obligations cotées sur les marchés mondiaux.
Le volume des marchés de produits dérivés sur les six dernières années a explosé de 500%.  
Aujourd’hui, nous enregistrons une baisse généralisée des taux d'intérêts des banques centrales, le Japon en tête avec un taux actuel de 0,30%, des taux pratiquement jamais atteints, a contrario, une baisse généralisée des matières premières et principalement des métaux, les graphes des programmes informatisés sont tous dans le rouge. Ces programmes dans l'état actuel de la situation financière et économique mondiale sont obsolètes.
Couvrir ses positions est une chose, faire des arbitrages en est une autre. Ce qui ne va pas, c'est le rapport démesuré de 1 à 10 entre la richesse réellement produite et les dérivés
C'est l'entièreté de notre système économique qui doit être revu et principalement les instruments de bourse qui permettent à des individus ou à des sociétés de pouvoir faires des opérations et des interventions sur des marchés en n'ayant pas le capital nécessaire pour répondre de leurs engagements.
 
achat or

David Mourey 10/11/2008 18:32


Je connais ces critiques. Mais pour l'isntant, il ne me semble pas qu'il y ait une proposition solide quant à la mise en place d'un nouveau système économique et
social.
Si tel était le cas, cette proposition aurait peut-être davantage de partisans, non ?
Par quoi devrions-nous remplacer l'économie capitaliste de marché régulée par les pouvoirs publics au nom de la démocratie ?
J'ai plutot tendance à penser que le système à trois dimension "Démocratie, Marché et Capitalisme" est le pire des système à l'exception de tous les autres. Mais je peux me tromper ...


Ozenfant 30/10/2008 10:15


Mon cher David,Je viens de lire l'approche macro économique de la crise.Je ne nie pas qu'elle soit judicieuse, mais elle consiste à soigner une fracture avec du mercurochrome.Car la crise que nous vivons dépasse de loin la macro : Elle est structurelle, elle concerne l'économie réelle et elle découle simplement de 25 ans de vie de l'occident au dessus de ses moyens. Dès que l'Asie se sera constitué un marché local (pouvoir d'achat) suffisant, elle exigera le remboursement de nos dettes et là commenceras réellement notre traversée du désert.Pour le moment, nous sommes encore dans les terres fertiles manquant juste un peu d'eau.Il est donc indispensable que des mesure structurelles drastiques soient prises au niveau des économies de l'état français, comme pour une réformer une fiscalité datant des 30 glorieuses qui gratifient les bénéfices immédiats et pénalisent les investissements dans l'entreprise. Fiscalité qui puise le budget colossal de la sécu (1,3 fois le budget total de l'état) sur la seule pénalisation des salaires et donc de l'embauche, privilégiant ainsi les sociétés à gros bénéfices et employant peu de personnel comme les Sté importatrices.Une fiscalité imbécile et pro délocalisation en quelque sorte.Pour le reste : réponse à ton post chez les B&B's :
Frédéric LORDON avait écrit un livre prévenant, -comme je l'ai fait humblement (par exigence morale) chez les B&B's-, de la crise à venir si l’autorégulation permettant les méthodes mafieuses des paris "à découvert" et la déréglementation financière n'étaient pas rapidement abandonnées.
Quand je dis que les économistes se sont plantés, je parle évidemment des EXPERTS Télévisuels comme Elie COHEN, Liêm Hoang-Ngoc, Olivier BOULBA Olga , Nicolas BAVEREZ, Jacques MARSEILLE ou encore Jacques ATTALI dont l’incompréhension crasse servait de bréviaire aux états-majors politiques.
Quand je dis "les économistes", mon cher David, tu devrais savoir (comme je suis tout sauf manichéen) que j’admet volontiers les quelques brillantes exceptions qui confirment la règle. Je ne jette pas l’opprobre sur les membres d’une profession, mais sur ceux des membres de la profession qui dans leur majorité ont continué à professer l’autorégulation et a laissé s’installer des pratiques mafieuses.
Enfin tu dis : "Ensuite, ce n’est pas la démocratie qui est remise en cause, mais l’économie de marché. ... C’est donc bien l’autorégulation par les principes du marché (main invisible et, loi de l’offre et de la demande) qui est remise en cause par cet interventionnisme répété."
D’accord ce n’est pas le principe de la démocratie qui est en cause, mais c’est le fait que nous nous éloignions de la démocratie pour aller vers une "ploutocratie élective", qui a permis ces dérives "TRIPOT CLANDESTIN" des paris à découvert de la finance.
Enfin, tu ne m’as pas lu attentivement : Ce n’est pas l’économie de marché qui est remise en cause dans la macroéconomie ce sont ses excès dans le mythe de l’autorégulation financière (Jamais aucune création humaine ne s’est autorégulée.)
Tu ne peux analyser la Macro et l’économie réelle ensemble : Elles sont connectées, mais ne sont pas mues par les mêmes ressorts.
Dans ta réponse (ton blog) à Einstein, tu dis que l’expérimentation n’est pas possible en économie : C’est vrai en Macro, mais c’est faux pour l’économie réelle.
C’est d’ailleurs pourquoi tu as absolument raison sur un point : il faut faire rentrer la micro dans vos écoles !
Tu vois, nous ne sommes loin d’être d'accord sur tout, mais je dis pourquoi, et ne profère pas de jugement de valeur à ton encontre: ce serait la preuve d‘une impuissance intellectuelle à l‘Horizon (lol).Amicalement Oz

David Mourey 02/11/2008 17:44


Ozenfant, effectivement il y a consensus entre les économistes pour dire que les déséquilbres financiers internationaux que nous connaissons depuis le début des années
2000 et qui font que ce sont les pays émergents qui financent la croissance des pays les plus riches et surtout celle des Etats-Unis, ne sont plus tenables longtemps. Les "modèles" de croissance en
occident et dans les émergents doivent changer et devenir plus équilibrés.
Nous y reviendrons régulièrement, je pense....


Ozenfant 27/10/2008 17:46


Mon cher David,Mon texte du jour constitue une des réponses indirectes à ta question :Pas assez de régulations dans les jeux de la finance et dans la macro économie. Mais trop de régulations dans l’économie réelle… Mr David MOUREY ?

http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/10/pas-assez-de-rg.html#comments

David Mourey 02/11/2008 17:27


J'ai bien pris connaissance de ce texte Ozenfant.


A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012