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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:46

Vous lirez ci-dessous, le compte rendu d'une interview accordée à Ludovic LAMANT, journaliste à Mediapart, en décembre 2008.

 

Médiapart, le 4 janvier 2009

 

Comment la crise s'est invitée au lycée: paroles de profs



___________________________________________________________________________________________

Le texte complet se trouve ici :


http://www.mediapart.fr/journal/economie/261208/comment-la-crise-s-est-invitee-au-lycee-paroles-de-profs

 

Voici une synthèse de ma contribution proposée par Médiapart.

 

«C'est un travail de patience, sur le long terme»


David Mourey, 39 ans, prof de SES au
lycée Charles le Chauve, à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) depuis la rentrée 2001, et blogueur à ses heures. Il effectue actuellement sa onzième année d'enseignement.

 «Il ne faut pas rêver. Je ne peux pas faire comprendre à mes élèves l'ensemble des mécanismes sous-jacents à cette crise du jour au lendemain. Je les ai donc prévenus qu'il faudrait être patients. Ils posent souvent des questions assez compliquées. Comment a-t-on pu prêter à des gens dont on savait qu'ils n'avaient pas les moyens de rembourser? C'est une interrogation qui revient souvent. Ils ne comprennent pas comment on a pu autoriser cela. Ensuite viennent des questions sur les méthodes de propagation, l'effet domino de la crise. Et puis l'emploi, le lien entre la crise et la baisse des cours du pétrole, etc. Ils posent des questions de manière très éparpillée. Mon travail, c'est d'établir des liens. Je leur dis que nous écrivons un scénario. Que le cours est comme un excellent film. Qu'à la fin, ils découvriront les réponses à ces questions. C'est un travail de patience, sur le long terme.


 «J'organise depuis que j'enseigne des conférences avec des économistes. Plus de 450 élèves de première et de terminale ES, venus de quatre lycées différents, se sont retrouvés à Pontault Combault (Seine-et-Marne), dans une salle que la mairie met à notre disposition, pour écouter
Jean-Paul Fitoussi en 2005, Daniel Cohen en 2006, Pierre Cahuc en 2007. L'idée, c'est à la fois d'ouvrir le lycée à des intervenants extérieurs, de proposer à des lycéens de banlieue et de campagne, des échanges avec des économistes qui comptent, auxquels ils n'ont généralement pas accès, et aussi de rompre avec une certaine monotonie qui, forcément, s'installe lorsque l'on fait toujours la même chose dans nos cours. En mai 2008, j'ai fait venir Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, autour de la sortie de son livre Les incendiaires, qui décrit les responsabilités des banques centrales dans la crise actuelle. C'est une autre façon d'aborder de front la crise.


 «Je suis contre le fait de parler de la réforme du lycée aux élèves. C'est potentiellement dangereux. Je ne voudrais pas, même avec de bonnes intentions, les influencer. Je ne voudrais pas qu'ils aient des problèmes dans des manifestations. Je n'ai pas envie de me mêler des engagements de mes élèves. Quant à la réforme des SES, je dirais que ça les dépasse. Avec tout le respect et l'affection que j'ai pour eux, les élèves ne sont pas aptes à juger du contenu d'un enseignement qu'ils n'ont pas encore acquis. Ils ne sont pas compétents pour juger de la pédagogie d'un enseignement qu'ils découvrent. Je ne dis pas qu'ils n'ont pas d'avis. Mais il faut remettre ces avis à leur place. Ce n'est pas du mépris. Cela ne m'empêche pas d'échanger avec eux, toute l'année, sur ce qui leur a plu, ou pas. C'est très variable.


 «J'ai été auditionné par la
commission présidée par Roger Guesnerie. A quelques nuances près, je soutiens ses conclusions. Il faut rénover l'enseignement des SES. L'économie comme la sociologie doivent être plus ouvertes au monde de l'entreprise. Je travaille, dans ma classe et en dehors, en partenariat avec l'Institut de l'entreprise et le Codice [le Conseil pour la diffusion de la culture économique créé en septembre 2006 par le ministère de l'économie]. Je plaide pour un renforcement scientifique de la discipline, comme mon collègue Alain Beitone, mais aussi pour un renforcement des liens avec des acteurs du monde de l'entreprise. Si notre enseignement devient plus rigoureux, nous serons moins attaquables d'un point de vue idéologique. Le croisement entre l'économie et la sociologie est très fructueux, mais c'est un leurre de faire croire que l'on croise les approches sur l'ensemble des notions abordées au fil de l'année. Le croisement ne peut être que limité. Nous sommes au lycée, tout de même!»

 

 

Le texte de Ludovic Lamant, dont ma contribution, se trouvent ici :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/261208/comment-la-crise-s-est-invitee-au-lycee-paroles-de-profs

 

L'introduction de l'article de Médiapart :

Médiapart 4 janvier 2009


Comment s'y prend-on pour expliquer la crise économique à des lycéens de 15 ou 16 ans? Comment faire la chronique d'un séisme aussi complexe, qui fait appel à des notions de droit immobilier américain, de finance internationale et de politique monétaire, tout en respectant le suivi méticuleux des programmes du lycée? Dans beaucoup d'établissements, les cours de Sciences économiques et sociales (SES), en option dès la seconde, se sont fait rattraper par la crise.

 Pour les professeurs, c'est une aubaine (plus facile d'attirer l'attention de leur auditoire) autant qu'un risque (celui de décevoir les élèves, faute de réponses simples et immédiates). En fait, au fil des mois, la crise a eu pour effet de légitimer une matière, les «SES», qui était encore, début décembre... menacée de disparition. Avant de faire marche arrière, le ministre de l'éducation Xavier Darcos a en effet défendu sans relâche une réforme du lycée qui risquait de «marginaliser» cet enseignement. Mediapart a rencontré trois profs de SES, aux parcours et aux avis divergents, pour comprendre comment la crise économique, mais aussi la réforme du lycée, ont bousculé leurs cours.

Pour les professeurs, c'est une aubaine (plus facile d'attirer l'attention de leur auditoire) autant qu'un risque (celui de décevoir les élèves, faute de réponses simples et immédiates). En fait, au fil des mois, la crise a eu pour effet de légitimer une matière, les «SES», qui était encore, début décembre... menacée de disparition. Avant de faire marche arrière, le ministre de l'éducation Xavier Darcos a en effet défendu sans relâche une réforme du lycée qui risquait de «marginaliser» cet enseignement. Mediapart a rencontré trois profs de SES, aux parcours et aux avis divergents, pour comprendre comment la crise économique, mais aussi la réforme du lycée, ont bousculé leurs cours.

 

A consulter :

 

Utilité des Sciences Economiques et Sociales et des Professeurs de SES

 

SES : Second Colloque sur l'enseignement de l'économie au Lycée

 

Les Sciences Economiques et Sociales : Une Arme d'Education Massive

 

SES : Second Colloque sur l'enseignement de l'économie au Lycée

 

 Une intervention au Journal sur France Culture

Rapport GUESNERIE : Débats sur France Culture

 

 Une participation à un débat sur BFM

Enseignement de l'économie au lycée : Les Grands Débats de BFM

 

 Une participation à un débat sur France 2

Le bac ES en question : « Hebdo du Médiateur », direct sur France 2

 

Une participation à un débat sur RFI

RFI Débat entre Thibault Lanxade et David Mourey

 

Une intervention dans L'émission RDE sur France Inter

A quoi sert la presse économique?

 

Un article dans Le Figaro

« Existe-t-il une bonne méthode pour enseigner l'économie ? »

 

Une seconde contribution sur AGORAVOX

Enseignement de l'économie au lycée : le paradoxe de l'entreprise

 

L'enseignement de l'économie au lycée en question

Une première contribution sur AGORAVOX

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37179
.

L'enseignement de l'économie au lycée en question, suite...

 

Michel Pébereau plaint les profs d'économie des lycées

 

Petite Chronique de Patrick Fauconnier sur le colloque « l'enseignement de l'économie en question ».

 

Rapport Guesnerie et Avenir des SES

 

Rapport Guesnerie sur l'Enseignement de l'économie au lycée

 

Enseignement de l'Economie au Lycée : Programme du colloque du lundi 21 avril au Palais du Luxembourg

 

Colloque: « Quel enseignement de l'économie au Lycée ? »: La Presse en parle !
.

Le Rapport GESNERIE et l'Avenir des Sciences Economiques et Sociales
http://enseignementeconomie.blog.lemonde.fr/
.

Le Rapport GUESNERIE

Le rapport en ligne et en intégralité

 

 

Published by David Mourey - dans Crises Financières
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