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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 15:16

Les inquiétudes autour du secteur bancaire et financier américain alimentent les incertitudes. La crainte que les pertes soient plus importantes qu'estimé ex ante, le risque que le rationnement du crédit persiste et durcisse, les rumeurs croissante de nationalisation de grandes banques (Citigroup et Bank of America), les difficultés durables d'assureurs de la taille d'AIG,..., ne sont pas de nature à restaurer la confiance, à rompre le cercle vicieux de la défiance qui alimentent la dépression et les risques de déflation.

 

Le secteur bancaire et financier américain manque encore d'oxygène

 

« Les inquiétudes autour du secteur bancaire américain (qui a perdu 26 milliards de dollars au T4 2008, première pertes trimestrielles depuis 1990) ont encore été au cœur des préoccupations des marchés cette semaine avec les rumeurs (démenties par les autorités) de nationalisation de Citigroup et de Bank of America.

Les investisseurs craignent que les stress tests (prévus dans le cadre du Financial Stability Plan présenté par le secrétaire au Trésor le 10 février dernier), afin de juger du maintien de la capacité des banques à prêter dans un contexte de récession plus forte qu'anticipé, ne fassent apparaître la fragilité de grands établissement bancaires américains, parmi les 19 concernés par l'exercice.

Ceci rendrait difficile (dans le délai de six mois qui leur serait alors accordé) l'appel aux capitaux privés, et ouvrirait la voie à une participation publique importante (sur ce sujet et plus généralement sur la situation des banques américaines, « Les banques américaines sous perfusion »).

En outre, l'assureur AIG reste confronté à de graves difficultés et pourrait annoncer en début de semaine prochaine une perte de USD 60 milliards au T4 (un record pour une entreprise financière comme non financière en un seul trimestre) après déjà 24, 5 milliards de pertes au T3. Un nouveau plan de sauvetage serait en discussion, qui conduirait à l'éclatement d'AIG en (au moins) trois entités distinctes, toutes contrôlées par l'Eta, qui échangerait sa part actuelle de 79,9% dans le capital en participations importantes dans chacune des nouvelles sociétés. Le prêt de USD 60 milliards (à Libor +3%) accordé en septembre dernier par la Fed pourrait être en partie effacé et les actions préférentielles (USD 40 milliards), détenues par le Trésor et servant un coupon annuel de 10%, pourraient être transformées en actions ordinaires. »

EcoWeek, BNP Paribas, Eric Vergnaud, Etudes Economiques, 27 février 2009

 

Des mesures préventives aux mesures plus curatives

 

« Les mesures préventives du TARP ont cédé la place à des mesures plus curatives dans le cadre du nouveau plan de stabilité financière américain (Financial Stability Fund). Si le renforcement de la solvabilité bancaire par la voie d'injections de capitaux publics est toujours à l'ordre du jour, l'alourdissement brutal des pertes nettes et des dépréciations d'actifs au quatrième trimestre 2008 appelle une solution de fond pour traiter les actifs toxiques logés au sein des bilans bancaires. Les perspectives économiques s'annonçant plus sombres encore en 2009, la montée des risques relatifs au « banking book » devrait contraindre les banques américaines, en ligne avec les prescriptions du FSP, à ménager la capacité de remboursement des emprunteurs afin de contenir l'occurrence des défauts de paiement. » EcoWeek, BNP Paribas, Céline Choulet, Etudes Economiques, 27 février 2009

 

Rumeurs persistantes sur la création d'une « bad bank »

 

« Bien que démenties par les autorités publiques américaines, ces rumeurs ont nourri les craintes d'une résolution de la crise financière « à la suédoise » (en référence à la crise bancaire du début des années 1990), à savoir la création d'une bad bank regroupant l'ensemble des actifs à problème des banques (à l'étude avec le Public-Private Investment Fund) et la nationalisation temporaire de celles-ci. » EcoWeek, BNP Paribas, Céline Choulet, Etudes Economiques, 27 février 2009

 

« Pour le groupe des six grandes banques américaines qui ont, jusqu'ici, réussi à préserver leur indépendance (Entre le début 2008 et le 20 février 2009, 39 banques et caisses d'épargne régionales ont fait faillite, Lehman Brothers a été placé sous le Chapitre 11 de la loi sur les faillites (le 15 septembre 2008), Bear Stearns a été repris par JP Morgan Chase (30 mai 2008), Merrill Lynch par Bank of America et Wachovia par Wells Fargo (31 décembre 2008)), le quatrième trimestre 2008 s'est soldé par une perte nette globale inégalée depuis le début de la crise financière (USD 16,3 milliards). Précédemment, seules Citigroup (au T4 2007, puis tout au long de l'année 2008) et Morgan Stanley (uniquement au T4 2007) avaient, individuellement, accusé des pertes nettes, tandis que les quatre autres grands établissements généraient des profits. Au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, aucune banque n'a toutefois pu échapper à la crise de confiance et de liquidité qui s'est propagée à l'ensemble des marchés de capitaux et à la sévère dégradation du contexte macroéconomique : au dernier trimestre 2008, les dépréciations liées aux positions à risque et les pertes bancaires se sont encore accrues. » EcoWeek, BNP Paribas, Céline Choulet, Etudes Economiques, 27 février 2009

 

La stabilisation du marché immobilier n'est pas d'actualité

 

« La stabilisation du marché immobilier n'est toujours pas d'actualité, avec de nouveaux points bas historiques en janvier pour les permis de construire et les mises en chantier. (...) La nouvelle administration a d'ailleurs décidé d'une enveloppe de 275 milliards de dollars (dont 50 milliards provenant du TARP, 25 milliards financés par Fannie Mae et Freddie Mac, 200 milliards investis par le Trésor dans les deux Agencies pour renforcer leur capital afin qu'elles puissent participer à ces mesures) afin de venir en aide aux ménages endettés sur le marché hypothécaire, condition sine qua non d'une sortie de crise. D'une part, il s'agit de permettre à plus de ménages endettés de se refinancer auprès de Fannie Mae et Freddie Mac en baissant le niveau de loan to value ratio (valeur du crédit rapportée à celle du bien) exigé, aujourd'hui de 80%, pour tenir compte de la chute des prix immobiliers. D'autre part, les d'emprunteurs confrontés à de graves difficultés de remboursement pourront faire restructurer leurs crédits afin de limiter la charge des intérêts à 31%. De 4 à 5 millions de ménages pourraient être concernés par le première disposition et de 3 à 4 millions par la seconde. (...) » EcoWeek, BNP Paribas, Eric Vergnaud, Etudes Economiques, 27 février 2009

 

Des dépenses publiques élevées pour, ..., modérer les effets dépressifs

 

« L'ensemble des efforts déployés par les autorités monétaires et budgétaire face à la crise devraient permettre au recul de l'activité de se modérer dès le second semestre et soutenir une reprise progressive à partir du début de 2010. Néanmoins, compte tenu de l'acquis de croissance à l'issue du T4 2008 et d'une première moitié d'année qui s'annonce très difficile, le PIB pourrait abandonner entre 2,5% et 3% en 2009 » EcoWeek, BNP Paribas, Eric Vergnaud, Etudes Economiques, 27 février 2009

Published by David Mourey - dans Crises Financières
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