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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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Des Initiatives de David MOUREY

14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 19:43

La « commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social », crée Président de la République Nicolas Sarkozy, à partir d’une initiative de Jean-Paul Fitoussi, présidée par Joseph Stiglitz, Amartya Sen (conseiller du président de la commission) et Jean-Paul Fitoussi (coordinateur de la commission), a rendu son rapport au président de la République française ce lundi 14 septembre.

 

A cette occasion, une journée de travail, ouverte par Nicolas Sarkozy, président de la République française, a été organisée à Paris, dans le Grand Amphithéâtre de La Sorbonne, pour présenter les travaux de la commission.

 

Un rapport qui va faire date et qui sera en ligne très rapidement sur le site de la commission.

Commission STIGLITZ, SEN, FITOUSSI, sur les indicateurs de Croissance


Le site de la Commission

http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/fr/index.htm

 

Documents de travail et rapports

http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/fr/documents.htm

 

Le rapport du 14 septembre 2009


Réflexions et vue d’ensemble des questions abordées

 

Synthèse et recommandations - 14 septembre 2009

 

Rapport - 14 septembre 2009

 

Quelques extraits 

 

Extraits de la partie « Synthèses et recommandations »

 

2. Les indicateurs statistiques sont en effet importants pour concevoir et évaluer les politiques visant à assurer le progrès des sociétés, ainsi que pour évaluer le fonctionnement des marchés et influer sur celui-ci. Leur rôle s’est accru de manière significative au cours des vingt dernières années sous l’effet du niveau plus élevé d’éducation de la population, de la complexité accrue des économies modernes et de la large diffusion des technologies de l’information. Au sein de la « société de l’information », l’accès aux données, notamment statistiques, est devenu beaucoup plus facile. Un nombre croissant de personnes consultent des statistiques afin d’être mieux informées ou de prendre des décisions. Pour répondre à cette demande croissante d’information, l’offre de statistiques a, elle aussi considérablement augmenté, et couvre aujourd’hui de nouveaux domaines et des phénomènes nouveaux.

 

3. Ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait ; or, si les mesures sont défectueuses, les décisions peuvent être inadaptées. Le choix entre accroître le PIB et protéger l’environnement peut se révéler être un faux choix dès lors que la dégradation de l’environnement est prise en compte de manière appropriée dans nos mesures des performances économiques. De même, on sélectionne fréquemment les bonnes politiques à conduire sur le critère de leur effet positif sur la croissance de l’économie ; or, si nos mesures des performances sont faussées, il peut en aller de même des conclusions de politique économique que nous en tirons.

 

4. Il semble souvent exister un écart prononcé entre, d’une part, les mesures habituelles des grandes variables socio-économiques comme la croissance, l’inflation, le chômage, etc., et, d’autre part, les perceptions largement répandues de ces réalités…

 

7.(…) Sans doute serait-ce aller trop loin qu’espérer que si nous avions disposé d’un meilleur système statistique, les gouvernements auraient pu prendre assez tôt des mesures afin d’éviter, ou tout au moins d’atténuer, les désordres actuels. Il se peut toutefois que si l’on avait été plus conscient des limites des mesures classiques comme le PIB, l’euphorie liée aux performances économiques des années d’avant la crise aurait été moindre, et que des outils de mesure intégrant des évaluations de la soutenabilité (endettement privé croissant, par exemple) nous auraient donné une vision plus prudente de ces performances. Cela dit, beaucoup de pays manquent d’un ensemble complet et à jour de comptes de patrimoine — de « bilans » de l’économie — susceptibles de fournir un tableau global de l’actif et du passif des grands acteurs économiques.

 

Quels sont les principaux messages et recommandations du rapport?

 

17. Le rapport établit une distinction entre évaluation du bien-être présent et évaluation de sa soutenabilité, c’est-à-dire de sa capacité à se maintenir dans le temps. Le bien-être présent dépend à la fois des ressources économiques comme les revenus et des caractéristiques non économiques de la vie des gens : ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent faire, leur appréciation de leur vie, leur environnement naturel. La soutenabilité de ces niveaux de bien-être dépend de la question de savoir si les stocks de capital qui importent pour notre vie (capital naturel, physique, humain, social) seront ou non transmis aux générations à venir.

 

Recommandation n°1 : Dans le cadre de l’évaluation du bien-être matériel, se référer aux revenus et à la consommation plutôt qu’à la production.

 

Recommandation n°2 : Mettre l’accent sur la perspective des ménages.

 

Recommandation n°3 : Prendre en compte le patrimoine en même temps que les revenus et la consommation.

 

Recommandation n°4 : Accorder davantage d’importance à la répartition des revenus, de la consommation et des richesses.

 

Recommandation n°5 : Élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes.

 

Le bien-être est pluridimensionnel

 

28. Pour cerner la notion de bien-être, il est nécessaire de recourir à une définition pluridimensionnelle. À partir des travaux de recherche existants et de l’étude de nombreuses initiatives concrètes prises dans le monde, la Commission a répertorié les principales dimensions qu’il convient de prendre en considération. En principe au moins, ces dimensions devraient être appréhendées simultanément :

 

i. les conditions de vie matérielles (revenu, consommation et richesse) ;

ii. la santé ;

iii. l’éducation ;

iv. les activités personnelles, dont le travail ;

v. la participation à la vie politique et la gouvernance ;

vi. les liens et rapports sociaux ;

vii. l’environnement (état présent et à venir) ;

viii. l’insécurité, tant économique que physique.

 

Toutes ces dimensions modèlent le bien-être de chacun ; pourtant, bon nombre d’entre elles sont ignorées par les outils traditionnels de mesure des revenus.

 

Recommandation n°6 : La qualité de la vie dépend des conditions objectives dans lesquelles se trouvent les personnes et de leur « capabilités » (capacités dynamiques). Il conviendrait d’améliorer les mesures chiffrées de la santé, de l’éducation, des activités personnelles et des conditions environnementales. En outre, un effort particulier devra porter sur la conception et l’application d’outils solides et fiables de mesure des relations sociales, de la participation à la vie politique et de l’insécurité, ensemble d’éléments dont on peut montrer qu’il constitue un bon prédicteur de la satisfaction que les gens tirent de leur vie.

 

Recommandation n°7 : Les indicateurs de la qualité de la vie devraient, dans toutes  les dimensions qu’ils recouvrent, fournir une évaluation exhaustive et globale des inégalités.

 

Recommandation n°8 : Des enquêtes devront être conçues pour évaluer les liens entre les différents aspects de la qualité de la vie de chacun, et les informations obtenues devront être utilisées lors de la définition de politiques dans différents domaines.

 

Recommandation n°9 : Les instituts de statistiques devraient fournir les informations nécessaires pour agréger les différentes dimensions de la qualité de la vie, et permettre ainsi la construction de différents indices.

 

Recommandation n°10 : Les mesures du bien-être, tant objectif que subjectif, fournissent des informations essentielles sur la qualité de la vie. Les instituts de statistiques devraient intégrer à leurs enquêtes des questions visant à connaître l’évaluation que chacun fait de sa vie, de ses expériences et priorités.

 

Recommandation n°11 : L’évaluation de la soutenabilité nécessite un ensemble d’indicateurs bien défini. Les composantes de ce tableau de bord devront avoir pour trait distinctif de pouvoir être interprétées comme des variations de certains « stocks » sous-jacents. Un indice monétaire de soutenabilité a sa place dans un tel tableau de bord ; toutefois, en l’état actuel des connaissances, il devrait demeurer principalement axé sur les aspects économiques de la soutenabilité.

 

Des indicateurs physiques des pressions environnementales

 

Recommandation n°12 : Les aspects environnementaux de la soutenabilité méritent un suivi séparé reposant sur une batterie d’indicateurs physiques sélectionnés avec soin. Il est nécessaire, en particulier, que l’un d’eux indique clairement dans quelle mesure nous approchons de niveaux dangereux d’atteinte à l’environnement (du fait, par exemple, du changement climatique ou de l’épuisement des ressources halieutiques).

 

 

Composition de la Commission sur
la mesure des performances économiques et du progrès social

 

Professeur Joseph E. STIGLITZ, Président de la Commission, Columbia University

Professeur Amartya SEN, Conseiller de la Commission, Harvard University

Professeur Jean-Paul FITOUSSI, Coordinateur de la Commission, IEP

 

Autres Membres

Bina AGARWAL Institute of Economic Growth, University of Delhi

Kenneth J. ARROW Stanford University

Anthony B. ATKINSON Warden of Nuffield College

François BOURGUIGNON Paris School of Economics

Jean-Philippe COTIS INSEE

Angus S. DEATON Princeton University

Kemal DERVIS UNPD

Marc FLEURBAEY Université Paris 5

Nancy FOLBRE University of Massachussets

Jean GADREY Université Lille

Enrico GIOVANNINI OECD

Roger GUESNERIE Collège de France

James J. HECKMAN Chicago University

Geoffrey HEAL Columbia University

Claude HENRY Sciences-Po/Columbia University

Daniel KAHNEMAN Princeton University

Alan B. KRUEGER Princeton University

Andrew J. OSWALD University of Warwick

Robert D. PUTNAM Harvard University

Nick STERN London School of Economics

Cass SUNSTEIN University of Chicago

Philippe WEIL Sciences Po

 

 

Rapporteurs

Jean-Etienne CHAPRON, Rapporteur général INSEE, Didier BLANCHET INSEE, Jacques LE CACHEUX OFCE, Marco MIRA D’ERCOLE OCDE, Pierre-Alain PIONNIER INSEE, Laurence RIOUX INSEE/CREST, Paul SCHREYER OCDE, Xavier TIMBEAU OFCE, Vincent MARCUS INSEE 

- 14 septembre 2009
Published by David Mourey - dans Croissance économique
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