Mercredi 28 février 2007
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Par David MOUREY
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Publié dans : Pages des Elèves
Le premier message de cette page et la page elle-même s’adresse aux élèves.
A ceux qui ont croisé mon chemin, en cours ou dans les couloirs des lycées que j’ai fréquenté…
A ceux que j’ai félicité ou encore disputé…
A ceux que j’ai fait travaillé, dur, si dur, beaucoup, tout le temps….
A ceux que j’ai bien noté, ou encore mal noté…
A ces élèves que je cherche toujours à encourager, en toutes circonstances…
A ces élèves qui finissent souvent, ou parfois, par croire qu’ils peuvent vraiment progresser…
A ces élèves qui cessent d’écouter « les oiseaux de mauvaise augure » qui finiraient par leur faire croire qu’ils ne peuvent
pas faire mieux et qu’à 15, 16, 17, 18, 19 ou 20 ans, on a un avenir déjà tout tracé…
A ces élèves qui finissent par cultiver le sens de l’avenir pour mieux s’émanciper de leurs conditions
initiales.
A ces élèves qui finissent par comprendre que l’avenir ne se conjugue pas au passé et qui finissent par être convaincus
qu’il faut toujours chercher au fond de soi la force qui permet de remiser au rang des vielles idées, les déterminismes auxquels on ne pourrait échapper.
A ces élèves qui finissent par vraiment croire en eux, qui finissent par prendre conscience qu’il ne faut jamais se décourager
durablement, qu’il peut y avoir des moments de découragement, mais juste des moments, fugitifs…..
A ces élèves qui m’ont apporté du bonheur, beaucoup de bonheur car en les aidant, scolairement, humainement, je me suis aidé
moi-même…
A ces élèves qui m’ont aidé et m’aident toujours à devenir une meilleure personne, enfin je l’espère, à travers les situations
auxquelles ils me confrontent…
A ces élèves qui en me forçant à faire preuve d’altruisme, m’aident à ne pas succomber à l’égoïsme…
A ces élèves qui en poussant ma patience de ses retranchements, m’aident, in fine, à travailler cette patience et donc à
devenir plus patient….
A ces élèves auxquels je pourrais dire encore beaucoup, je dirai ceci pour terminer.
Dans un récent numéro de Monde de l’éducation, une question était posée :
« Faut-il s’aimer pour réussir ? », numéro 353, décembre
2006
Ma réponse serait qu’il est plus agréable et plus efficace de travailler quand on « s’aime », que dans les circonstances
inverses.
Aimer ses élèves comme on aime des êtres humains que l’on veut aider à construire un avenir me parait indispensable et source
d’efficacité.
Merci à tous et à bientôt,
Sincèrement,
David Mourey