Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

Rechercher

Le Livre de la Semaine

OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

Texte Libre

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 14:50
Ce matin, le Codice a présenté, après six mois de travail, ses propositions pour une meilleure pédagogie de l’économie et une amélioration du niveau de la culture économique du citoyen en France.
 
Il me semble que ces propositions devraient susciter diverses réactions et de nombreux débats. Mais, avant de débattre du Codice, autant avoir un peu de « grain à moudre ».
 
« L’économie en question », ce n’est donc pas seulement le questionnement sur le fonctionnement de l’économie, mais c’est tout autant la réflexion sur le niveau de culture économique nécessaire et suffisant pour une bonne compréhension des mécanismes économiques.
Vous trouverez, ci-dessous, un résumé des propositions du Codice
 
Le Codice sur Challenges.fr
 
L'EDITO DE VINCENT BEAUFILS : L’économie, c’est la vie
 
________________________________________________________________________________
 
C O D I C E 
Conseil pour la Diffusion de la Culture économique
 
Claude Perdriel, président, et les membres du Conseil, vous convient à la présentation des propositions du Codice pour permettre aux Français de mieux comprendre et participer à l’économie.
Mercredi 14 mars 2007, de 9 heures à 11 h 30
École normale supérieure – École d’économie de Paris, 48 boulevard Jourdan – 75014 – Paris
Ouverture de la séance par le ministre de l’Économie, Thierry Breton
 
 
Présentation des propositions du Codice
pour
permettre aux Français de mieux comprendre l'économie
 
Madame, Monsieur,
Nous vous prions de trouver ci-joint le rapport sur les premiers résultats du travail des membres du Codice, créé il y a six mois. Les propositions concrètes qu'il recommande sont simples, peu coûteuses et nous paraissent de nature à améliorer grandement la connaissance et la compréhension de l'économie de marché.
Claude Perdriel, président du Codice
  
Réconcilier les Français avec l'économie
 
L'économie a été trop longtemps absente des programmes scolaires en France et, aujourd'hui encore, elle n'est enseignée qu'à moins de la moitié des lycéens. Or, on a peur de ce que l'on ne connaît pas. Lors d'un récent sondage, 68 % des Français ont dit s'intéresser à l'économie (dont 26 % s'y intéresser beaucoup), mais seuls 6 % déclarent comprendre « très bien » ses mécanismes et 43 % « assez bien » (1). Ce déficit de formation a permis le développement de clichés préjudiciables à la manière dont l'économie est perçue dans notre pays.
 
(1) « Les Français et l'économie » : Sondage TNS Sofres des 23 et 24 janvier 2007 pour la Journée du Livre d'Economie
 
Pour faire accéder un plus large public à une bonne compréhension de l'économie le Codice tient à affirmer avec force quatre principes :
 
1 - L'économie, c'est nous tous
 
L'économie n'est pas une discipline réservée aux experts. C'est nous tous, qui, quotidiennement, faisons l'économie. Le manque de formation explique en grande partie que les Français perçoivent l'économie comme une discipline complexe, et même, parfois, hostile. Rien ne s'oppose à ce que l'on invente et diffuse une pédagogie attrayante des données essentielles et des mécanismes fondamentaux de l'économie. D'autant plus que l'économie est devenue inséparable de problèmes de société préoccupants qui prennent une part grandissante dans notre vie quotidienne, comme la protection de la planète, le développement durable, la mondialisation, les écarts entre riches et pauvres, le vieillissement de la population des pays développés, l'explosion démographique de pays pauvres. Dans le sondage ci-dessus, 81 % des personnes interrogées disent que l'économie a un impact très important (33%) ou assez important (48%) sur leur vie quotidienne. Cette évolution fait qu'il est devenu désormais impossible de débattre des enjeux de société sans connaissances en économie.
 
2 - L'économie n'est pas dissociable du social
 
L'économie est une discipline dont le but est d'améliorer les conditions matérielles de la vie en société. La finalité de l'économie est de créer des richesses et d'en organiser le partage. La pensée économique a toujours eu pour objectif d'améliorer le bien être collectif. En ce sens l'économie n'est pas séparable du social. C'est en se délivrant d'une opposition stérile entre économique et social qu'on suscitera l'intérêt du plus grand nombre pour l'économie.
Il faut donc réhabiliter l'économie en tant que matière noble, dont l'objectif est humaniste, et qui, à ce titre, doit faire partie du socle commun des connaissances partagées par tous.
 
3 - L'économie n'est pas dissociable de l'entreprise
 
Pendant les quarante ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, les entreprises ont pu privilégier le couple client-salarié dans le partage de la richesse produite. Il en était résulté un fort sentiment d'appartenance de l'ensemble des salariés à leur entreprise. Depuis une vingtaine d'années, avec la mondialisation des économies et la place croissante prise par les marchés financiers dans les décisions des dirigeants, ce point d'équilibre s'est déplacé vers le couple client-actionnaire. Les salariés dans leur grande majorité en ont ressenti un sentiment d'abandon qui est à l'origine du « divorce » que l'on constate actuellement entre les grandes entreprises et l'opinion. La croissance importante des rémunérations de certains dirigeants n'a pas contribué à apaiser le malaise.
Cette situation est préjudiciable à l'ensemble de la société. Il appartient aux entreprises et à leurs instances représentatives de prendre les initiatives de nature à bâtir le nouveau contrat social destiné à remplacer celui qui vient d'être rompu. Il faut aussi donner aux salariés les moyens de débattre du contexte dans lequel se prennent aujourd'hui les décisions. Une formation économique est un élément indispensable de ce débat.
 
En conclusion
Actuellement, les Français ont l'image d'une économie qui serait accaparée par des experts et des managers dont ils comprennent mal le langage, et qui leur imposent des mesures qu'ils perçoivent fréquemment comme inéquitables. Il faut donner à l'ensemble des Français le bagage qui leur permet de participer pleinement, de façon informée, aux débats économiques qui traversent notre société.
 
Partant de ces constats, le Codice estime urgent de mettre en œuvre un véritable plan de valorisation de la pédagogie économique.
 
Ce plan passe par :
 
1 - Une série de préconisations générales
2 - L'adoption de mesures concrètes qui relèvent de cinq champs de responsabilité directement concernés :
 
- Le lien éducation-entreprise
- L'éducation
- Les entreprises
- Les pouvoirs publics
- Les médias
  
PRÉCONISATIONS GÉNÉRALES
 
1 - Promouvoir au plan politique un discours économiquement responsable
 
Le sondage « Les Français et l'Economie » montre que, pour 60 % des Français, ce sont les politiques qui ont le plus d'efforts à réaliser pour faire mieux comprendre l'économie, loin devant les journalistes (28%) et l'école (28%).
Le rendez-vous des Présidentielles est une occasion unique pour répondre à cette demande citoyenne. Les candidats aux Présidentielles doivent respecter les règles de la pédagogie économique en évaluant systématiquement le coût de leurs engagements et en indiquant comment ils comptent les financer.
 
2 - Améliorer la formation économique des acteurs et médiateurs de la vie économique (journalistes, des magistrats, des inspecteurs des impôts, des médecins) et des futurs cadres de la fonction publique.
 
Partant du constat que l'économie est désormais très présente dans tous les domaines de la vie en société, le Codice estime qu'il faut agir pour que l'enseignement de l'économie soit obligatoire dans la formation des futurs journalistes, magistrats, hauts fonctionnaires et médecins. Un journaliste ne doit pas être abusé par un interlocuteur qui se place sur le terrain des chiffres. La connaissance des rouages de l'entreprise semble indispensable pour les magistrats. L'explosion des dépenses de santé et la difficulté à équilibrer le budget de la sécurité sociale, désormais supérieur à celui de l'Etat, incitent à préconiser un module de formation économique dans les études médicales. Il paraît donc opportun de rendre obligatoires des cours approfondis d'économie dans les écoles de journalisme, à l'Ecole nationale de la Magistrature, à l'Ecole Nationale des Impôts et pour les études de médecine.
 
3 - Mettre en œuvre l'ouverture de l'Education Nationale vers le monde professionnel
 
Par le biais de la presse et de la télévision, les collégiens voient que d'importantes questions économiques sont en débat : coût de la vie, dette, temps de travail, nouveaux métiers, innovation, délocalisations, création d'entreprises, âge de la retraite, etc. La maturité des jeunes fait qu'ils devraient être éclairés sur ces questions. Si le collège ne le fait pas, cela propage l'idée néfaste que l'école est coupée de la vie réelle. Au niveau du lycée, l'économie, qui fut obligatoire en Seconde entre 1982 et 1993 n'est plus qu'une option. On a donc de nombreux bacheliers qui n'ont pas dans leur cursus secondaire une seule heure de cours d'économie. Certes la mise en place de « Modules de Découverte Professionnelle » au collège va dans le sens de l'ouverture de l'Education nationale vers le monde professionnel. Mais il ne s'agit encore que de séquences non obligatoires. Il faut veiller à ce que tout bachelier ait bénéficié au cours de sa scolarité d'un module d'économie.
 
4 - Mettre en œuvre l'ouverture des entreprises vers le monde éducatif
 
Les entreprises sont les premières intéressées à une diffusion de la culture économique car elles sont d'autant plus efficaces que leur discours est compris et que leur projet est partagé.
S'il est vrai que les programmes scolaires n'accordent pas assez de place aux entreprises, ces dernières doivent, de leur coté, prendre en compte le fait que l'école ne peut pas intéresser les élèves à l'économie d'entreprise sans qu'ils en aient une vision concrète et vivante. Aussi, tous les acteurs - entreprises, chambres de commerce, chambres de métiers, chambres d'agriculture, syndicats patronaux et de salariés, groupements professionnels, associations...... doivent se sentir investis de l' « ardente obligation » de contribuer au savoir des enseignants et des élèves, en venant faire des présentations en établissements scolaires, et en accueillant enseignants et élèves en stages en entreprise pour leur expliquer les mécanismes d'entreprise et les qualifications nécessaires pour accéder aux métiers.
 
5 - Développer les stages de formation économique au sein des entreprises
 
Les employeurs doivent légalement consacrer des sommes importantes à la formation professionnelle des salariés au sens général. Concrètement, elles le font en versant ces sommes à des organismes collecteurs, qui eux-mêmes financent des organismes proposant des stages. Ce processus a pour effet que, à l'exception des grands groupes, les entreprises, en particulier petites et moyennes, participent peu à la formation économique directe de leurs salariés, qui sont censés aller chercher des formations à l'extérieur.
On recommande donc d'étendre l'offre de modules de formation économique au sein des entreprises, adaptés aux divers niveaux de formation initiale des salariés, pouvant se dérouler en interne, et proposés dans le cadre du crédit formation dont chaque salarié dispose, en général sans le savoir (Droit Individuel de Formation)
 
MESURES CONCRETES
 
La liste qui suit ne vise pas l'exhaustivité, mais à fixer quelques mesures qui engagent une dynamique nouvelle.
 
Lien entre école et entreprises
 
Le partenariat entre l'école et le monde de l'entreprise doit pouvoir s'appuyer sur des relais concrets et mobilisés. Pour cela, nous recommandons :
 
1 - La mise en place d'un groupe de travail mixte entre le Ministère de l'Economie et le ministère de l'Education nationale associant des représentants des entreprises (…)
 
2 - La création dans chaque rectorat d'un poste de responsable chargé de favoriser l'interface Ecole-Entreprise pour les stages (…)
 
3 - Inciter les employeurs à déposer leurs offres sur une bourse des stages centralisée sur internet, (…)
 
4 - Proposer ces offres directement aux établissements, qui à leur tour les affectent à leurs élèves. (…)
 
5 - Réaliser une campagne nationale de promotion pour faire connaître l'existence de cette bourse de stages.
 
L'école
 
L'économie est trop souvent enseignée sous ses aspects macroéconomiques, (…)  L'étude du fonctionnement des entreprises constitue de ce fait le parent pauvre de l'enseignement économique. (…)
 
6 - Accorder une plus grande place à l'étude des entreprises dans les enseignements et renforcer la place de l'économie de marché dans les programmes de SES des lycées en prévoyant un module sur l'économie de l'entreprise.
 
7 - Des tuteurs de stages, coté école comme coté entreprise, doivent toujours encadrer les stagiaires pour rendre les stages instructifs et améliorer la compréhension des mécanismes d'entreprise. (…)
 
8 - Le Codice souhaite que cette mesure soit mise en œuvre sans tarder et recommande à cet effet que soit établi, sans délai, un cahier des charges liant le Ministère de l'Education Nationale et les différentes instances représentatives du monde de l'entreprise pour définir les modalités concrètes de mise en œuvre et d'évaluation de ces stages.
 
Les entreprises
 
Les instances représentatives des entreprises ont fait connaître leur volonté de favoriser les coopérations entre l'école et les milieux professionnels, et ont déjà mené de nombreuses expériences dans ce sens. Le Codice recommande aux organisations professionnelles d'intensifier ces actions. Et notamment de :
 
9 - Contribuer au renforcement de la découverte professionnelle au collège en incitant les entreprises à y participer directement (…)
 
10 - Créer une journée nationale « Invitons des jeunes sur notre lieu de travail », (…)
 
11 - Lancer un concours de reportages vidéo sur les entreprises ou les métiers, (…)
 
Les pouvoirs publics
 
On trouve sur le terrain un grand nombre d'initiatives de qualité, dues à des associations, organismes professionnels, syndicats ou entreprises. Il faut les faire connaître et les aider pour en étendre la pratique. Pour cela :
 
12 - Création d'un observatoire de la pédagogie économique chargé d'identifier et soutenir les pratiques favorisant la culture économique.
 
13 - Création d'un cahier des charges, en accord avec le Codice, permettant de codifier les initiatives favorables à la pédagogie de l'économie, et les critères permettant de leur donner accès à des aides. Création d'un fonds de soutien pour financer ces aides. Les PME, les TPE et les entreprises artisanales sont de très gros pourvoyeurs d'emplois en France. (…)  Il semble important d'améliorer la confiance et la compréhension mutuelle entre les dirigeants de PME et TPE et les services de l'Etat. Pour cela :
 
14 - Rendre obligatoires des stages en PME et TPE pour les élèves de l'Ecole Nationale d'Administration, de l'Ecole Nationale de la Magistrature et de l'Ecole Nationale des Impôts. Créer des possibilités d'accueil en stage de compréhension de l'entreprise pour les futurs cadres de la fonction publique. (…)
 
15 - Mise en place d'un lieu, « une Cité de l'Economie », - ou plusieurs en réseaux - (…)
 
16 - Implication de cette structure dans la production de manifestations destinées à mettre le grand public en contact avec l'économie, les entrepreneurs, les inventions etc.
 
Le fonctionnement des services publics et le système de solidarité sociale sont financés par l'impôt et les charges sociales. Près de la moitié (44%) des revenus des Français contribuent à assurer ces financements. Mais rares sont ceux qui peuvent mesurer leur part dans cette contribution. En matière de charges, la complexité des prélèvements à la source sur la feuille de paie ne permet pas au salarié de mesurer clairement ce qu'est son revenu réel et sa dépense d'assurance sociale. Le Codice recommande de :
 
17 - Rendre clairement lisible, sur les bulletins de salaire, le revenu global du salarié (c'est-à-dire le salaire brut plus les charges patronales) ainsi que les montants des cotisations salariales et patronales regroupées par grandes rubriques clairement explicitées (assurances santé, retraite, chômage, crédit formation...).
 
18 - Remettre aux salariés, une fois par an, une récapitulation donnant en termes clairs le cumul de ces contributions (patronales et salariales) aux diverses assurances.
 
19 - Faire figurer sur les étiquettes de prix le montant des taxes, qu'il s'agisse de TVA ou de taxes spécifiques comme la taxe sur les produits pétroliers (TIPP). (…)
 
20 - Création d'un grand portail internet « l'économie pour tous ». Libérer la ressource budgétaire conférant à ce site une réalité et un vrai retentissement.
 
21 - Faire travailler ensemble des acteurs de l'économie, des économistes, des spécialistes des médias électroniques, des collégiens, lycéens et étudiants pour la conception et l'optimisation de ce site. (…)
 
22 - Les Conseils Généraux et Conseils Régionaux doivent fournir un support pour la formation des enseignants à la maintenance des matériels et des logiciels, et une expertise pour leur utilisation optimale. Tous les établissements doivent être équipés de plusieurs vidéoprojecteurs. (…)
 
23 - Lancer un concours national avec remise de prix pour récompenser des supports de cours écrits, audiovisuels et de jeux pédagogiques vidéo.
 
Dans le cadre de cette action, le CODICE recommande d'attacher une attention particulière aux ouvrages scolaires, aux supports de cours audiovisuels et aux jeux pédagogiques. Chaque année, le ou les meilleurs livres d'économie recevraient ce prix. Incitant ainsi les éditeurs à réviser leurs cours pour les adapter à l'évolution du monde et de l'économie.
 
24 - Créer une base de données vidéo sur l'économie et l'entreprise, en accès libre de droits pour les enseignants.
 
Médias
 
Une mise en perspective des phénomènes économiques est également indispensable.
 
L'information économique s'est significativement développée dans la presse écrite. (…)
 
La place de l'économie dans les média audiovisuels est en revanche réduite. (…)
 
Le CODICE préconise donc que les obligations légales existantes des chaînes généralistes en matière de culture économique soient renforcées et que les chaînes soient mises en demeure de les respecter. (…)
 
Ministère de l'économie, des finances, de l'industrie
 
Le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie doit lui aussi s'impliquer dans la diffusion de la culture économique. (…) Le CODICE invite donc le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie à s'ouvrir au public et à s'engager dans une démarche de pédagogie de l'économie.
 
Le partenariat actuellement mis en place entre Bercy et l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF) est une première étape en ce sens. (…) On pourrait plus largement envisager par exemple d'ouvrir au public les séminaires de l'Institut de la gestion publique et du développement économique. Il serait aussi possible de réfléchir au moyen de rendre plus accessibles les publications en ligne du ministère, par exemple en leur adjoignant systématiquement une synthèse simplifiée, dans un souci de vulgarisation.
Intégralité des propositions ici:
Présentation du Codice
 
Liste des membres
 
Président : Claude PERDRIEL, Président directeur général du groupe NOUVEL OBSERVATEUR, Directeur général de CHALLENGES
 
Membres
Claude BEBEAR, Président du Conseil de surveillance d’AXA, Président de l’Institut MONTAIGNE
Jean-Paul BETBEZE, Chef économiste, directeur des études économiques de CREDIT AGRICOLE S.A.
Jean-Pierre BOISIVON, Délégué général de l’Institut de l’entreprise
Daniel COHEN, Economiste, professeur de sciences économistes à Normal Sup et à l’Université de Paris 1
François DE CLOSETS, Journaliste
Richard DESCOING, Directeur de Sciences po PARIS
Jean ETIENNE, Doyen de l’Inspection générale de l’Education Nationale
Patrick FAUCONNIER, Grand reporter au NOUVEL OBSERVATEUR, spécialiste de la formation professionnelle et de l’entreprise
Jacques JULLIARD, Journaliste, Directeur délégué du NOUVEL OBSERVATEUR
Eric LE BOUCHER, Journaliste, rédacteur en chef au MONDE
Michel Edouard LECLERC, Chef d’entreprise
Nicole NOTAT, Présidente de VIGEO, agence de notation sociale et environnementale
Erik ORSENNA, Conseiller d’Etat, membre de l’Académie Française
Claudia SENIK, Economiste
 
Personnalité associée : Isabelle KNOCK-MEO, Déléguée générale du CODICE 
Déroulé dela journée du 14 mars 2007
 
9:00 . Claude Perdriel. Rappel de la mission et présentation générale du travail réalisé
9:10 . SOFRES. Présentation des résultats du sondage « Les Français et l’économie »
9:20 . Patrick Fauconnier. "Comment le Codice a travaillé?"
           - Réponses aux questions
 
9:30 DEBAT
Quatre séquences de 10 minutes + 10 minutes de réponses questions
 
9:30     Jean-Pierre Boisivon-Jean Etienne : « Que peut-on faire à l’Ecole ? »
            - Réponses aux questions
9:50     Claude Bébéar « Qu’est-ce que l’entreprise est prête à faire ? »
           - Réponses aux questions
10:10   Erik Orsenna « Que peuvent faire les médias ? »
          - Réponses aux questions
10:30   Daniel Cohen « L’Economie peut elle être comprise de tous ? »
         - Réponses aux questions
10:50 Conclusion. Jacques Julliard
Published by David MOUREY - dans Codice
commenter cet article

commentaires

Booab 14/03/2007 23:48

"Le but de l'étude de l'économie n'est pas d\\\'acquérir un ensemble de réponses toutes faites aux questions économiques, mais d\\\'apprendre comment éviter d\\\'être induits en erreur par les économistes". Joan Robinson.Même si je partage le constat selon lequel une part importante des français est aujourd'hui bien mal renseignée sur la manière dont fonctionne l'économie, je pense que les patrons (Bebear, betbeze, leclerc..), les thinks tanks patronaux (institut Montaigne), les essayistes pseudo économistes (de Closets), les "économistes" de la pensée unique (Le Boucher) n\\\'ont pas vraiment leur mot à dire sur la manière dont l\\\'économie devrait être enseignée au lycée.De même, je ne pense pas qu\\\'un professeur de SES doive "inviter" le dirigeant de l\\\'institut de l\\\'entreprise pour faire une conférence sur la dette publique à des élèves. Rien d\\\'étonnant lorsque ce même professeur avoue que une part non négligeable des chômeurs sont volontairement dans cette situation.Au moins, ce professeur aura eu son quart d\\\'heure de gloire en étant cité dans l\\\'édito de son quotidien favori.

David MOUREY 15/03/2007 13:59

Bravo BOOAB, Et merci d'élever le débat avec ton argumentation ! Si les économistes nous induisent en erreur sur le fonctionnement de l'économie, qui doit-on écouter pour comprendre l'économie ?
Les réponses toutes faites sont-elles le seul fait de quelques économistes que tu dénigres?
Précision, M Pébereau vient pour un débat public. Tu critiques sans savoir ce que tu critiques. Cela dit, je ne vois pas au nom de quel principe un chef d'entreprise ne pourrait pas venir à la rencontre des élèves. Mes élèves ne sont pas ausi naïfs, ils savent reconnaitre l'origine de celui qui vient leur parler.
Ce blog est un blog de débat et si tu regarxdes bien, je fais référence à des économistes de sensibilités forts différentes. Il en est de même pour mes invités.
Enfin, qund on veut être insultant, on a au moins le courage de signer de son nom et on évite l'anonymat en assumant ce qu'on écrit.
En engageant le débat, on pourrait progresser!
Bien cordialement, David Mourey

Ego 14/03/2007 20:50

Le fait que soit Thierry Breton qui ait ouvert la séance ne m'inspire rien de très glorieux...
L'initiative n'est pas mauvaise ! Je l'admets... Toutefois si je regarde bien le plan, j'ai du mal à percevoir à quel moment on parle d'économie ;-) 

David MOUREY 14/03/2007 23:23

Merci Ego. L'initiative n'est pas mauvaise.Je pense que Thierry Breton a eu une bonne idée. C'est ce que je disais lors de l'annonce de la création du Codice. Il est Ministre, il ouvre la séance, c'est tout et c'est normal.
Le Codice propose des pistes pour accroitre la diffusion de la culture économique. Celles, en particulier qui concernent les relations avec les entreprises me paraissent utiles, voire indispensables. J'y reviendrai.
Le passage des propositions aux actes ne sera pas facile. Surtout si de nomnreuses "joueurs" font otut pour ne pas jourer le jeu. Ilsera alors bien facile de dire: cà marche pas!
Donc, attendons de voir et utilisons ce nouvel outil pour améliorer ce qui doit l'être.
David Mourey

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012