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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 21:29
Lundi 7 mai 2007
 
 
La zone euro s’engage, enfin, dans une période de croissance. Depuis le ralentissement majeur de l’économie mondiale en 2001, la zone euro, et plus particulièrement ses grands pays – Allemagne, France, Italie- sont restés englués dans une croissance médiocre. L’ajustement nécessaire des bilans et des appareils de production des entreprises après l’euphorie de la fin des années 1990 a été d’autant plus laborieux qu’aucun instrument macroéconomique n’a été mobilisé pour maintenir la croissance à flot. L’appréciation de l’euro, inévitable sans politique de change, des politiques non coordonnées voire non coopératives et une politique budgétaire corsetée n’ont évidemment rien arrangé au marasme de l’après bulle internet…
 
 
 
Chat Le Monde OFCE avec Jean-Paul Fitoussi
 
Débat en direct avec avec Jean-Paul Fitoussi,, président de l'OFCE président de l'OFCE , mercredi 9 mai 2007 à 15h
 
Extrait :
 
L'objectif de Sarkozy d'une société de plein-emploi dans cinq ans n'est-il qu'un vœu pieux ou est-il crédible au vu de son programme économique ?
 
Jean-Paul Fitoussi
 
Je me permets de revenir un instant sur le point précédent, en disant qu'il existe quand même des marges de manœuvre à l'échelle nationale. Ces marges de manœuvre sont les suivantes : la première est d'effectuer des partenariats public-privé pour ce qui concerne l'investissement, donc partenariats hors budget ; la deuxième est d'avoir une politique du crédit. Car en effet, c'est le crédit qui fait la monnaie. Et en ce sens, une politique du crédit est un substitut à la politique monétaire. Notamment l'idée qui figurait à la fois dans le programme de Nicolas Sarkozy et celui de Ségolène Royal du service public de la caution est une idée qui, si elle est utilisée à fond, implique une augmentation des crédits distribués dans la société française. Crédit aux jeunes, crédit aux start-up, caution pour le logement... Cette augmentation de crédit représente la création d'autant de signes monétaires.
 
Par ces deux moyens, il y a la possibilité de conduire en France des politique de croissance. Mais il faut souligner que l'un et l'autre de ces moyens sont des moyens nouveaux. Par exemple, on pourrait très bien imaginer de grands projets d'infrastructures qui, parce qu'ils procèdent d'un partenariat public-privé, échappent aux foudres du pacte de stabilité. De même, le fait que le service public de la caution permet d'accroître le crédit distribué en France est aussi un moyen d'expansion. Surtout lorsqu'on l'assortit d'une vigilance plus grande quant au degré de concurrence du système bancaire.
 
Pour répondre directement à votre question, "le plein-emploi est-il possible ?", la réponse est oui si l'on utilise tous les instruments permettant d'y aboutir. Certes, ceux qui ont été explicitement proposés par M. Sarkozy (l'incitation à l'emploi, qui revient d'une autre façon à subventionner le travail, mais aussi les politiques directes de croissance). Ce qui est anormal n'est pas le plein-emploi. C'est la persistance d'un chômage de masse. On pourrait dire que de surcroît le pacte de stabilité est aujourd'hui moins contraignant qu'il ne l'était hier. Parce que l'Europe connaît une période faste de retour de la croissance qui permet de dégager des recettes publiques supplémentaires, que l'on peut utiliser soit pour réduire les impôts, soit pour accroître les dépenses publiques, et notamment les dépenses d'enseignement supérieur et de recherche.
 
Il existe donc des marges de manœuvre. C'est le message important que je souhaite faire passer. Mais on est en train de les découvrir. Il a fallu tout un temps d'adaptation, d'apprentissage des règles européennes pour comprendre que, même dans les domaines qui étaient quasiment de compétence européenne exclusive, tels la politique monétaire ou le pacte de stabilité, il existait la possibilité d'accommodements nationaux.
 
L’intégral ici :
 
 

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