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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 13:31
Qu’est-ce que l’emploi ?
 
Travail, Emploi et Chômage 2/4  
 
Au début des années 70, les ralentissements de la croissance de la productivité et de la croissance économique s’accompagnent de l’éloignement (la fin ?) du plein emploi. La fin du plein emploi se traduit ipso facto par une hausse puis une abondance de la quantité de travail disponible sur le marché du travail. L’abondance de la quantité de travail disponible est synonyme de la rareté de l’emploi. Désormais, il y a déconnexion entre travail et emploi. Il n’y a plus suffisamment d’emploi pour utiliser le travail disponible. Le modèle du plein emploi implique un glissement de la notion de travail à la notion d’emploi et quand l’emploi devient rare et le travail abondant. Le débat de société semble se déplacer du travail à l’emploi car la préoccupation essentielle devient l’accès à l’emploi.
 
« Le travail s'est éclipsé du débat social à mesure que l'emploi l'envahissait. Le problème ne serait plus de le transformer, de l'organiser différemment, d'en améliorer les conditions, mais d'abord d'en avoir, fût-ce au prix de lourdes concessions sur sa qualité, son intensité, sa pénibilité. » Philippe Askenazy,  Les désordres du travail
 
L’emploi, ce n’est pas le travail.
 
Selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques),qui applique les critères du BIT (Bureau international du travail), « l’emploi concerne l’ensemble des personnes, salariés et travailleurs indépendants, exerçant une activité professionnelle rémunérée dans le domaine de la production. C’est donc l'ensemble des personnes ayant un emploi, personnes employées ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine précédent l'enquête emploi. »
 
La population active occupée (par un emploi) est définie par rapport à la participation à l'activité de production d'un bien ou service (production mesurée par le produit intérieur brut ou PIB) et cette participation à la production est rémunérée.
 
«  Sont donc actives occupées les personnes qui participent à la production de biens et services en échange d'un salaire (les salariés) ou d'un bénéfice (les non salariés). Sont également comptabilisées comme actives occupées les personnes qui aident un membre de leur famille dans son travail sans être salariées (par exemple une femme non salariée aidant son époux agriculteur exploitant, artisan, commerçant ou profession libérale), les apprentis sous contrat, les stagiaires rémunérés, les personnes qui poursuivent leurs études tout en exerçant une activité professionnelle rémunérée, les militaires du contingent.
  Ne sont donc pas actives occupées les personnes qui ne contribuent pas à la production d'un bien et service rémunérée : les activités bénévoles, les activités domestiques, le bricolage...
Les inactifs comprennent les élèves-étudiants, les stagiaires non rémunérés, les femmes au foyer, les retraités et retirés des affaires...
Ne sont pas également comptabilisées comme actives occupées les personnes qui "travaillent au noir" car ces activités n'étant pas déclarées, elles ne peuvent pas être prises en compte par les statistiques de l'INSEE (par exemple un étudiant, un retraité qui travaillent régulièrement au noir seront comptabilisés comme inactifs ; si c'est un chômeur qui travaillent au noir, il sera comptabilisé comme chômeur et non comme actif occupé). » Source : Insee
Les résultats de l'enquête emploi pour 2005 
Population active occupée
(en milliers)
24 921
- hommes
13 496
- femmes
11 425
 Insee Première, n° 1070 - mars 2006
 
Emploi au sens du recensement de la population
 
« Les personnes employées au sens du recensement de la population sont celles ayant déclaré avoir un emploi dans le formulaire du recensement. Cet emploi est comptabilisé soit dans la commune de lieu de travail, soit dans la commune de résidence. Cette notion est différente de celle de l'emploi au sens du BIT qui concerne toutes les personnes ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine précédant l'enquête. La notion d'emploi au sens du recensement est donc plutôt restrictive par rapport à celle au sens du BIT. Certaines personnes peuvent, en effet, ne pas considérer que des emplois occasionnels méritent déclaration au recensement. Néanmoins, certaines activités, principalement bénévoles, peuvent être déclarées au recensement de la population. Les personnes employées au sens du BIT sont celles ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine précédant l'enquête. Cette notion est différente de celle de l'emploi au sens du recensement de la population qui elle, concerne les personnes ayant déclaré avoir un emploi dans le formulaire du recensement. La notion d'emploi au sens du BIT est donc plus extensive que celle au sens du recensement de la population. Certaines personnes peuvent, en effet, ne pas considérer que des emplois occasionnels méritent déclaration au recensement. La mesure de l'emploi au sens du BIT ne peut être faite que par des questions précises, telles celles de l'enquête Emploi, dont un des objectifs principaux est précisément cette mesure. »  Source : INSEE
 
Emploi total, emploi salarié et emploi non salarié.
 
« L'emploi total comprend l'emploi salarié et l'emploi non salarié. Ces effectifs sont recensés sur le lieu de travail. Les séries sont constituées à partir du recensement de 1999 actualisé grâce aux fichiers UNEDIC, URSSAF ainsi que des données complémentaires. L'emploi total se réfère à la population résidente. Il comprend les travailleurs frontaliers résidant en France mais travaillant à l'étranger ; en revanche, il ne comprend pas les personnes travaillant en France mais résidant à l'étranger. » Source : Insee
 
Emploi salarié ou travail indépendant
 
« La notion de statut ne s'applique qu'à la population active ayant un emploi. Elle permet, pour l'ensemble des actifs ayant un emploi, de distinguer de manière systématique les personnes à leur compte des salariés et, au sein de ceux-ci, ceux qui travaillent respectivement dans les secteurs privé, public ou semi-public : Par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente. On distingue les salariés du secteur privé, les salariés de la Fonction publique (Etat, collectivités locales, fonction publique hospitalière), les salariés des entreprises publiques ou nationales et de la sécurité sociale. Les non salariés (…) sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire. On distingue les indépendants sans salarié, les employeurs, les aides familiaux ». Source : Insee
 
Dans nos économies capitalistes développées, un long processus de salarisation de la population active, fait que désormais, environ un travailleur sur dix est un salarié. Autrement dit, une personne souhaitant travailler a neuf chances sur dix de trouver un emploi. D’où l’importance de l’emploi dans le cadre d’une relation employeur - «employé ».
 
Emploi salarié et emploi non salarié au 31 décembre  2005, en milliers
 
 
2003
2004
2005 (1)
Emploi salarié total
22 461,7
22 531,7
22 664,1
Emploi non salarié total
2 143,2
2 180,0
2 206,2
Emploi total
24 604,9
24 711,7
24 870,4
Champ : France métropolitaine, Emploi au 31 décembre de l’année n en données brutes, (1) estimations provisoires pour l’année 2005
 
Différentes mesures de l’emploi
 
Dénombrer la quantité d’emploi dans une économie, n’est pas aussi simple que ce qu’on pourrait imaginer à l’aune de ce que nous venons de voir. En effet, « l'emploi peut se mesurer en nombre de personnes ayant travaillé, même pendant une durée limitée. On peut aussi mesurer les emplois en équivalent temps-plein. C'est le nombre total d'heures travaillées dans l'activité considérée divisé par la moyenne annuelle des heures travaillées dans des emplois à plein temps sur le territoire économique. »
 
Norme d’emploi : de l’emploi typique à l’emploi atypique
 
L’existence d’une grande diversité des formes d’emploi rend sa mesure encore plus difficile. De surcroît, les formes d’emplois ne sont pas figées. Les évolutions économiques et sociales s’accompagnent de nombreux changements dans le domaine de l’emploi. Habituellement, on distingue la forme d’emploi dite typique, des formes d’emploi dites atypiques. Cette distinction est importante car elle illustre la diversité de situations des travailleurs salariés.
 
Les différents types de contrats, les différentes formes d’emploi
 
Les types d’emploi offerts dépendent des divers types de contrats de travail proposés. Les statuts professionnels différents associés dépendent, dans une économie donnée et à un moment donné, des formes privilégiées de l’organisation économique sociale et juridique du travail, et sont en partie déterminés par les volumes respectifs de l’emploi et du chômage observés. Quand, sous l’effet combiné de changements d’équilibre sur le marché du travail, de changements dans l’organisation du travail, au niveau droit du travail et des conventions collectives, les formes de l’emploi se multiplient et se diversifient, alors les statuts sociaux changent et peuvent se fragiliser. L’intégration par le travail devient plus difficile pour une catégorie de la population.
 
Emploi à durée indéterminée et à temps plein. C’est la forme typique de l’emploi, la référence à l’aune de laquelle on va juger toutes les autres. L'emploi à durée limitée regroupe les contrats à durée déterminée, les emplois intérimaires, les stages et contrats aidés, l'apprentissage. L’emploi à durée limitée peut être à temps plein ou à temps partiel. L’emploi à temps partiel peut être volontaire ou involontaire.
 
Les formes particulières d'emploi
 
Les formes particulières d'emploi, regroupent les emplois qui ne sont pas sous contrat à durée indéterminée et à temps plein. Ce sont l'emploi à temps partiel, l'intérim, les contrats à durée déterminée, l'apprentissage et les contrats aidés. On parlera d’emploi atypique et précaires pour les mêmes catégories, excepté l’emploi à temps partiel volontaire.
 
« Un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l'employeur bénéficie d'aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l'embauche, d'exonérations de certaines cotisations sociales, d'aides à la formation. Le principe général est de diminuer, par des aides directes ou indirectes, les coûts d'embauche et/ou de formation pour l'employeur. Ces emplois aidés sont, en général, accessibles prioritairement à des "publics cibles", telles les personnes "en difficulté sur le marché du travail" ou les jeunes. Ils relèvent du secteur marchand (c'est le cas par exemple des contrats "initiative emploi") ou du secteur non marchand (par exemple contrats "emploi-solidarité"). Dans le second cas, ils sont le plus souvent conclus par des associations, des collectivités territoriales ou des entreprises publiques. » Source : Insee
 
Liste des contrats aidés : Contrat d'adaptation, Contrat de qualification, Contrat d'emploi consolidé / CEC, Contrat emploi jeune / CEJ, Contrat emploi solidarité / CES, Contrat initiative emploi / CIE, Contrat d'orientation, Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS, Contrat de professionnalisation, Contrat d'accompagnement dans l'emploi / CAE, Contrat d'apprentissage, Contrat d'avenir, Contrat jeunes en entreprise / CJE…
 
Enfin, on distingue les personnes « en difficulté sur le marché du travail ». Ce sont « les demandeurs d'emploi de longue ou de très longue durée (par exemple les personnes ayant 12 mois de chômage dans les 18 mois précédents, ou 24 mois dans les 36 mois précédents), les bénéficiaires de minima sociaux tels que l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le RMI, les personnes handicapées, les personnes de plus de 50 ans au chômage depuis plus de 3 mois ou en congé (ou convention) de conversion, les jeunes sans aucune qualification.. » Source : Insee
 
L’emploi peut encore être défini à partir l’ensemble des conditions de travail, les durées légales et effectives du travail…, lesquelles dépendent du droit du travail, des conventions collectives et des différents types d’organisation du travail en vigueur. Ces différentes formes d’organisation du travail agissent sur le contenu du travail, sur la demande de travail qui émane des employeurs, sur l’évolution des systèmes de qualification et de formation….
 
L’emploi n’est pas une réalité unidimensionnelle
 
Ces précisions montrent clairement que l’emploi n’est pas une réalité unidimensionnelle. Les formes d’emplois sont très diversifiées. Cela ne facilite pas la comptabilisaté globale de l’emploi car dans ce cas, « on met tous les œufs dans le même panier », « on compare les choux et les carottes »… L'emploi ne peut être réduit à une activité rémunérée, à une place dans le processus de production, à un poste de travail, à une position dans la hiérarchie de l'entreprise… L'emploi est surtout un cadre social, institutionnel et juridique, dans lequel le travail va être organisé.
 
« La diversité et la discontinuité des formes de l'emploi sont en train de supplanter le paradigme de l'emploi homogène et stable. » Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale (1995)
 
« Le travail (…) est plus que le l’emploi, et donc le non-travail est plus que le chômage, ce qui n’est pas peu dire. Aussi la caractéristique la plus troublante de la situation actuelle est-elle sans doute la réapparition d’un profil de «travailleurs sans travail» qu’évoquait Hannah Arendt, lesquels occupent littéralement dans la société une place de surnuméraires, d’«inutiles au monde». » Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale
 
« La situation actuelle est marquée par un ébranlement qui a récemment affecté la condition salariale: le chômage massif et la précarisation des situations de travail, l’inadéquation des systèmes classiques de protection à couvrir ces états, la multiplication d’individus qui occupent dans la société une position de surnuméraires «inemployables», inemployés ou employés d’une manière précaire, intermittente. Désormais, pour beaucoup, l’avenir est marqué du sceau de l’aléatoire. » Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale
 
« Dans la société salariale, le salaire est plus que le salaire. Il fonde un statut de droit et assure des protections qui échappent au marché. » Robert Castel, Les naufragés de la société salariale
 
L’emploi : un cadre pour le travail
 
Le travail, dans le cadre de l’emploi, confère à celui qui l’occupe un statut professionnel et social, c'est-à-dire un ensemble de droits et de devoirs vis-à-vis de la société et de ses membres. L'emploi donne donc à celui qui l'occupe, à celui qui travaille, une identité sociale liée au statut professionnel et social qu’il induit et aux fonctions sociales qui en découlent. L’absence d’accès à l’emploi, l’absence de capacité à travailler a des conséquences opposées. L’absence d’emploi, pour ceux qui veulent travailler mais qui ne le peuvent pas, met en évidence son importance cruciale, centrale. Un processus de « désintégration » sociale se substitue au processus habituel d’intégration social par le travail. On peut faire plusieurs lectures des évolutions observées en ce domaine au cours des trois dernières décennies. Nous retiendrons celles de Serge PAUGAM, Robert CASTEL et Jean-Paul FITOUSSI.
 
Ces analyses démontrent le caractère indispensable du travail en tant que facteur d’intégration sociale dans les sociétés contemporaines. Le chômage de masse et ses corollaires, la précarisation de l’emploi et l’allongement de la durée moyenne de la période de chômage sont de puissants facteurs d’exclusion sociale ou de « désintégration sociale ».
 
Difficultés d’emploi et exclusion sociale
 
Selon Serge PAUGAM, le processus d’entrée dans la pauvreté, la disqualification sociale, comprend trois phases :
 
1- la fragilisation concerne les personnes qui bénéficient, de manière ponctuelle, d'une aide des travailleurs sociaux. La manière dont ils sont étiquetés et traités fait qu'ils deviennent « assistés ».
2- la dépendance vis à vis des travailleurs sociaux caractérise ces « assistés » qui sans l'aide des travailleurs sociaux, de l'État… ne pourraient pas s'en sortir (les Rmistes).   
3- la rupture des liens sociaux concerne les « marginaux » qui sont des personnes refusant toute assistance, de peur de perdre toute leur liberté en déclarant ce qu'elles possèdent (SDF, Sana domicile fixe).
La disqualification sociale résulte d'un phénomène de stigmatisation. La société désigne ses pauvres selon un processus d'étiquetage. Le système d'assistance aux pauvres et aux exclus est dévalorisant pour l'individu, lequel finit par intérioriser l’image que lui renvoie la société. Il est disqualifié, il y a une dégradation statutaire. Serge Paugam s’inspire de la théorie de la déviance d’Howard BECKER.
 
Selon Robert CASTEL, la crise du lien social résulte d’une double rupture d’intégration. C’est la désaffiliation sociale en deux étapes :
 
1- la perte d’emploi   et 2 – l’appauvrissement des sociabilités socio-familliales
La désaffiliation est un processus de décomposition, d'affaiblissement des affiliations, des relations, des appartenances aux différentes instances d'intégration sociale que sont la famille, l’emploi…. Elle se traduit progressivement par un isolement social. La crise de l'emploi conduit à la désaffiliation. Avec un emploi, l'individu dispose d’une sécurité, d’une propriété sociale mais avec le chômage de masse/durable et son cortège de précarités, cette protection s'effrite. Avec a un emploi, un individu dispose d’un statut social, d’une identité professionnelle et sociale dans la société ... Avec la crise de l’emploi et du travail, tout cela s’effondre. Progressivement, en perdant son emploi, on perd ses attaches. La crise de l'emploi peut entraîner un isolement social, voire une exclusion sociale si la distance aux autres instances d'intégration augmente également. L'exclusion sociale peut être perçue comme l'aboutissement d'un processus de désaffiliation. La notion de désaffiliation insiste sur la dynamique de l'exclusion sociale. On retiendra que l'exclusion sociale est un processus qui se fait par étapes, par succession de ruptures.
 
En résumé, pour Robert Castel, on entre dans un processus d’exclusion pour des raisons indépendantes de nos choix, tandis que  pour Serge Paugam, c’est la société qui,nous conduit à travers un processus d’étiquetage à « faire ce choix ».
 
Enfin, selon Jean-Paul FITOUSSI, la perte durable de contact avec l’emploi stable s’accompagne d’un déficit d’intégration lequel se traduit par une intégration à rebours : c’est l’exclusion sociale. L’exclusion sociale s’apparente à une dernière étape avant la mort sociale. Mais le pire est que la mort sociale prend trop souvent la forme d’une antichambre de la mort.
 
Le marché du travail, un marché très hétérogène
 
On déduit de tout ce qui précède, que les liens entre travail et emploi sont multiformes et protéiformes. La variété des types d’emploi offerts et la variété des formes de travail convergent. Travail et emploi sont donc très étroitement liés mais ne se confondent que transitoirement. Les changements de la nature du travail et des types d’emploi proposés sont concomitants.
Diversité des formes d’emploi et diversité des formes de travail nous conduisent automatiquement à envisager le marché du travail comme une réalité complexe et multidimensionnelle. D’ailleurs, les économistes parlent souvent « des marchés du travail ».
Finalement, observer le travail et l’emploi revient à considérer la même réalité économique et sociale sous des angles différents, selon des approches différentes mais complémentaires. Il conviendra de garder bien présent à l’esprit tous ces détails, qui ont de l’importance, quand on s’interrogera sur la nature du plein emploi. L’existence d’une multitude de marchés du travail aura des implications sur nos conceptions du plein emploi.
 
Lire la suite ici :
 
Travail, Emploi et Chômage 1/4 : Qu’est-ce que le travail ?
 
Travail, Emploi et Chômage 2/4 : Qu’est-ce que l’emploi ?
 
Travail, Emploi et Chômage 3/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (2/2)
 
Travail, Emploi et Chômage 4/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (1/2)
 
A consulter :
 
 
 
 
 
 
 
Lettre de L’Ofce, N°286 - 11/06/2007
 
 
clair & net@ofce
Une e-contribution des chercheurs de l'OFCE aux débats économiques et sociaux
 « Chômage : en attendant l’Insee », 13 février 2007
Matthieu Lemoine                                                                                        
Avec le report à l’automne prochain des résultats de l’enquête emploi, la seule source pertinente pour mesurer le chômage, une polémique a enflé sur la réalité de sa baisse...                                                                   Lire la suite>>
 
Jacques Freyssinet, « Note Lasaire »,
« Controverses sur les chiffres du chômage »février 2007
 
Eric Maurin
« Chômage : sueurs et contorsions au Conseil de la Statistique »
 
CERC Le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale
 
Le Cercle des économistes
 
CEREQ Centre d'études et de recherches sur les qualifications
 
CES Conseil économique et social
 
 
DARES Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques
 
INSEE Institut National de la Statistique et des Études Économiques
 
IDE Institut de l'entreprise
 
IRES Institut de Recherches Economiques et Sociales
 
EUROSTAT
 
OCDE Organisation pour la Coopération et le Développement Économique
 
Pierre Cahuc
 
Gilbert Cette
 
Jean-Paul Fitoussi
 
Liem HOANG-NGOC
 
John Kenneth Galbraith
 
Francis Kramarz
 
Thomas Piketty
 
Jean Pisani-Ferry
 
Académie Aix-Marseille (Beitone, Dollo..)
 
Jean-Paul Simmonet
 
 
Published by David MOUREY - dans Emploi et chômage
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