Samedi 1 septembre 2007
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12:17
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Par David MOUREY
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Publié dans : Presse Radio TV
Questionner l'économie, comprendre le monde
Présentée par Caroline Broué et Olivier
Pastré et
Horaire : Le lundi de 11h à 12h
Dans le billet suivant, j’avais présenté la nouvelle formule de l’émission :
Emission du lundi 3 septembre 2007
Les grands chantiers de l'économie française
Invité : Daniel Cohen
Daniel Cohen. Professeur des Universités à l’Ecole normale supérieure. Il est également directeur du
CEPREMAP (Centre pour la recherche économique et ses applications).
Daniel COHEN est :
Professeur de sciences économiques, Ecole Normale Supérieure, Paris et Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne).
Directeur du Centre Pour la Recherche Economique et ses Applications (CEPREMAP).
Membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier Ministre.
Editorialiste associé au journal Le Monde
Research Fellow, Centre for Economic Policy Research
Conseiller scientifique, Centre de Développement de l’OCDE.
A lire
Daniel Cohen (Coord.)
Une jeunesse difficile : portrait économique et social de la jeunesse française
Rue d'Ulm - Collection du Cepremap - janvier 2007
Daniel Cohen
Trois leçons sur la société post-industrielle, Le Seuil - 7 septembre 2006
Esprit n° 335, juin 2007, collectif
La France dans le nouveau monde industriel
Introduction Daniel Cohen
Au sommaire notamment :
Le débat sur les choix politiques est esquissé (D. Cohen)
Quelle spécialisation optimale pour la France (L. Fontagné)
Convergences des richesses, cumul des handicaps : les effets de la mondialisation sur les territoires (P. Martin)
Demande d'énergie et de matières premières : les limites approchent (J. Maurice) ; Le décentrement du monde (O. Mongin).
Editeur Esprit, Paris
A visiter
Daniel COHEN à Pontault-Combault
Cepremap
Le site du Centre pour la recherche économique et ses applications. Evénements, programmes de recherches, annuaire des chercheurs...
On y trouvera notamment les références des publications de la collection "Opuscules".
L\\\'industrialisation lorsqu\\\'un produit est développé, c\\\'est mettre en production, commander les machines, valider les préséries industrielles, constitutions finales des documentations, constitution des premiers stocks, sélection des fournisseurs pour achats etc...superviser toutes ces tâches.
Cumuler ces deux fonctions est à mon sens une erreur car elles relèvent de deux types d\\\'état d\\\'esprit et de compétences différentes.
Les notions de start up innovante et de capital risq correspondent à la première définition. Demander à un innovateur d\\\'être un chef de projet de a à z est une perte de compétence et de temps d\\\'innovation, mais c\\\'est pourtant une tendance qui vient de la méconnaissance des processus d\\\'innovation de la part des dirigeants qui n\\\'ont souvent jamais occupé ces fonctions, surtout en france. C\\\'est tout le paradoxe actuel que de vouloir promouvoir l\\\'innovation et que les dirigeants n\\\'en ont jamais fait.
C\\\'est représentatif d\\\'un déficit de connaissance des métiers techniques et scientifiques qui deviennent de plus en plus pointus. Il y a un problème organisationnel dans les entreprises, en france particulièrement, Danièle Linhardt, sociologue du cnrs, a très bien relaté ce phénomène actuel. Des objectifs sont fixés aux employés sans leur donner les moyens de les accomplir, ni même leur demander ce qu\\\'ils en pensent. Des témoignages d\\\'amis consultants de l\\\'industrie confirment ceci.
Un grand merci Olaf pour tous ces renseignements et cette discussion très enrichissante. Pour essayer de comprendre ton raisonnement, je tiens à rappeler que dans un processus d’innovation envisagée d’un point de vue linéaire, on distingue habituellement la recherche fondamentale de la recherche appliquée. Les deux « étapes » relevant du domaine de la science, doivent aboutir à une invention toujours dans le champ scientifique. Dans ce cadre linéaire, on passe du monde de la science à celui de l’économie quand on passe de l’invention à l’innovation. Sauf erreur de ma part, il me semble que tu conclues qu’une même unité de production ne peut cumuler les fonctions d’invention et d’innovation. Je schématise… Selon un principe de spécialisation, cela semble logique. Pour autant, les phénomènes de synergie peuvent jouer dans un sens contraire. Pour l’instant, j’en reste là, je vais essayer d’en savoir davantage sur ce concept que je ne connaissais pas. A suivre donc…
Ce que je retrouve en autres, c'est la prééminence comme paramètre économique de l'innovation, domaine que je connais bien. Mon diagnostic au bout de deux décennies dans le domaine est qu'il y a un chaînon manquant dans l'industrie que certaines entreprises américaines appellent " advance R&D". Qu'est ce que ça veut dire ? Eh bien dans l'industrie on a aggloméré la fonction RD avec la fonction industrialisation, ce qui en termes d'état d'esprit et de compétences n'a rien à voir. C'est comme de demander à un plombier d'être comptable, ou à un artiste d'être gestionnaire d'une galerie.
Ce problème existe aussi en allemagne qui s'en sort mieux malgré tout, car la technique est restée dans leur culture tandis qu'en france ça commence à disparaitre.