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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 14:58
 
Un débat intitulé « La politique est-elle esclave de la finance? », a été organisé en cette fin de semaine entre madame la Ministre de l‘économie et des finances Christine Lagarde et Jean-Paul Fitoussi, le président de l’OFCE (Président de l’Observatoire français des conjonctures économiques.
 
Ce débat a été animé par Grégoire Biseau, rédacteur en chef adjoint du service Ecoterre. Vous trouverez ci-dessous les liens pour aller écouter ce débat enregistré sous forme vidéo.
 
Selon Jean Paul Fitoussi, « La fonction supposée des marchés est de coordonner les plans futurs des agents économiques. Parce que l’on imagine que cette mission est aisément accomplie, la rhétorique prend le pas sur la réalité : les marchés financiers seraient capables d’évaluer les conséquences futures des décisions présentes, et donc de sanctionner les agents, y compris publics, dont les politiques seraient mauvaises. Leur magistère rendrait ainsi seconde la souveraineté des Etats. Les crises financières récurrentes montrent à quel point, au contraire, ils peuvent se tromper systématiquement, à quel point leur connaissance du présent et, a fortiori, du futur est lacunaire. Ils ont dès lors besoin de repères, que seul l’Etat peut donner : ce sont la valorisation des actifs sans risques (la dette publique) et le taux d’intérêt à court terme qui, de concert avec les interventions des banques centrales, définissent la liquidité du marché. On pourrait donc penser à une dialectique maître-serviteur entre la finance et la politique, s’il n’existait un maître en dernier ressort, qui est la Banque centrale. »
 
Encore une fois, Jean-Paul Fitoussi explique fort bien et très simplement qu’il ne faut pas inverser les priorités. Le politique, émanation de la démocratie, doit rester prioritaire par rapport à l’économie. C’est la démocratie qui doit permettre, in fine, de réguler les marchés, autrement dit l’économie de marché en général.
 
Le long terme de la démocratie doit permettre de compenser les excès du "court termisme" des marchés financiers….
 
Si la politique devenait l’esclave de la finance, cela signifierait la fin du politique et donc la fin de la démocratie. Ce serait également déclarer et accepter l’impuissance du politique en matière de régulation de l’économie de marché.
 
L’impuissance du politique n’étant que le reflet de l’impuissance de la démocratie, elle manifesterait la fin des choix collectifs assis sur les choix des individus qui composent cette société, selon les mécanismes de la démocratie politique.
 
Pour autant, il ne faudrait pas en déduire, abusivement, que les marchés financiers imparfaits du point de vue informationnel, ne permettent pas une allocation plus efficace de l’épargne et que de manière générale, il faudrait réduire le degré de liberté des agents économique sur les marchés financiers, en particuliers, sur tous les marchés de manière générale.
 
Ou en serait-on, du point de vue du développement, sans économie de marché, sans entreprises capitalistes pour entretenir le processus d’innovation, … ?
 
L’économie de marché, les marchés financiers peuvent être défaillants de manière récurrente, mais que serait notre niveau de développement en dehors de ce système : l’économie capitaliste de marché ? 
 
Il n’est jamais dit que par promotion de la démocratie, l’Etat doive réduire à la portion congrue le libéralisme économique porté par l’économie de marché.
 
Pour Jean Paul Fitoussi, nous vivons dans des "démocraties de marché" et bien loin d’être substituables, les mécanismes respectifs de l’économie de marché et de la démocratie sont complémentaires. Il suffit de comprendre qu’il ne faut pas inverser l’ordre des priorités. C’est la démocratie qui doit guider et contrôler l’avenir des économies de marché et non l’inverse L’économie de marché n’en sera que plus efficace.
 
A consulter :
 
 
 
 
 
 
Le Monde, Débat avec Jean Paul Fitoussi,  président de l'OFCE,  mardi 11 septembre 2007 à 15 h00
 
« Donc crise financière et crise réelle sont étroitement interdépendantes. Nous ne vivons pas dans un monde où il y aurait une dichotomie entre sphère financière et sphère réelle. » Jean Paul Fitoussi
 
Le débat en vidéo
 
 
 
Un article sur le site du quotidien Libération
 
 
 
Un autre article sur le site du quotidien Libération
 
 
Published by David MOUREY - dans Crises Financières
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commentaires

Ozenfant 15/09/2007 19:23

Monsieur Mourey,
Christine Lagarde n'y comprend rien en matière d'économie appliquée, mais elle n'est pas la seule.
En effet, parmi les innombrables spécificités Françaises, il en existe une totalement ignorée et particulièrement pernicieuse: Les Experts!
Avant de me pencher sur le problème, je croyais que les écoles d’économie formaient ces experts pour les futurs chefs d’entreprises ou leur gestionnaire afin qu’ils apprennent à se positionner face à la concurrence nationale et internationale.
PAS DU TOUT, les élèves de ces écoles apprennent surtout la macro économie !
Les acteurs de la macro économie se réduisent à une poignée de mandarins à la BCE, au FMI et dans quelques organismes régulateurs internationaux.
Le gros de diplômés va se retrouver dans l’enseignement (de l’économie), dans l’enseignement tout court ou dans l‘administration. Ces professeurs enseignent une matière virtuelle qui ne s’exerce pratiquement plus au niveau national à part quelques experts financiers dans les multinationales.
Cela marche en circuit fermé, c’est un peu comme la philo: cela forme quasi uniquement à devenir prof de philo. Je précise que j’adore la philo !
Un petit noyau de ces professeurs, qui n’ont bien évidement jamais pratiqué l’économie de terrain, constituent: «Les Experts Français de la Télévision de la presse et des Partis politiques».
Pas étonnant dès lors que nos hommes politiques, qui ne savent que ce qu’ils lisent et écoutent dans la presse deviennent de plus en plus ignares des réalités de terrain de l’économie Française.
L’avis de Sarkozy sur l’économie vient à 50% des connerie débitées par vos «experts sans expérience» et à 50% de ce que lui racontent ses copains patrons de multi nationales.
Rien de la réalité de 90% des entreprises française (PME) ne lui parvient jamais et ne parvient jamais à aucun responsable politique:
Avez-vous une solution, Mr Mourey, vous qui semblez conscient du fossé qui sépare un «OBO» des besoins concret de l’entreprise ?

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012