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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:51
 
La FED baisse le taux d’intérêt
et
la Banque d'Angleterre maintien le statu quo
 
J’ai insisté, dans plusieurs billets précédents sur l’inéluctabilité et l’inséparabilité, des effets de la crise financière sur l’économie réelle. Les banques centrales en ont eu conscience dés les premiers symptômes de la crise du Subpime car elles sont intervenues dés le moi d’août. Le potentiel de défaut avenir sur le marché du prêt hypothécaire aux Etats-Unis et les conséquences réelles probables créent une situation d’incertitude telle que les banques centrales, et même la banque centrale européenne, n’hésitent plus à se montrer très prudentes. En alimentant les marchés en liquidité, elles espèrent non seulement contenir les effets négatifs présents mais également juguler les impacts pervers des mois prochains. Pour autant, comme le dit Patrick ARTUS, il faudra prendre garde à ne pas créer les conditions d’occurrence de la prochaine crise financière en luttant contre la crise présente.
 
Quand le présent permet de préparer l’avenir
à l’aune des enseignements du passé.
 
En d’autres termes, les banques centrales ne doivent pas jouer au jeu du pompier pyromane. Paradoxalement, à force de venir trop facilement au secours de ceux qui ont allumé un feu, on jour le rôle d'assistant à l'allumage du prochain incendie. C'est la situation d'aléa moral bien connue des économistes. Celui qui est certain d'être secouru en cas de trop grande prise de risque non rentable, in fine, va être incité à prendre toujours davantage de risques. Tant qu'il ne paie pas l'addition tout en encaissant les recettes, il peut continuer son jeu de funambule.
 
Il ne faut pas oublier que ce sont les choix effectués dans le présent, afin de gérer les conditions présentes, qui installent progressivement les conditions de l’avenir dans le cadre desquelles, les mêmes causes produisant les mêmes effets, se mettront inévitablement en scène les mêmes jeux dangereux de dominos.
 
L’incertitude demeure
 
Les effets de la crise financière se diffusent par contagion et le « plus dur » de la  crise étant probablement devant nous, comme le dit notamment Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis., les banques centrales agissent. Après la BCE qui a maintenu préventivement et avec précaution ses taux, c’est la réserve fédérale américaine qui a un peu surpris son monde.
 
Dans un document publié ce jour par la direction des études économique de BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 362 18 septembre 2007, aux Etats-Unis, la cible des Fed funds a été abaissée de 50 points de base, à 4,75 %.
 
« A l’occasion de la réunion qui s’est tenue le 18 septembre, le FOMC a décidé de baisser l’objectif des Fed funds de 50 points de base (pb), à 4,75%. Il s’agit du premier mouvement depuis juin 2006. Cette décision confirme le changement de priorité de la politique monétaire en août et septembre, suite à la crise traversée par les marchés financiers et à la détérioration accélérée des conditions sur le marché du travail. » BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 362 18 septembre 2007
 
Les risques sur l’économie réelle dominent désormais les risques d’inflation
 
« Les préoccupations au sujet de la croissance et de l’emploi dominent désormais clairement les craintes au sujet de l’inflation. Ce changement de priorités avait déjà transparu à travers les interventions de la Fed en août (injections de liquidités, baisse du taux d’escompte le 17 août, nouveau communiqué du FOMC). (…) Finalement, le FOMC a choisi de baisser son objectif de taux de 50pb. Ce choix peut notamment s’expliquer par :
 
(i) la détérioration des conditions sur le marché du travail, en plus de la crise traversée par les marchés financiers ;
(ii) le risque qu’une baisse de moindre ampleur soit jugée insuffisante et n’ait donc pas d’impact favorable sur les marchés – en d’autres termes, le souhait de ne pas être en retard sur les anticipations de marché. » BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 362 18 septembre 2007
 
Incertitude, perte de confiance et baisse des taux
 
« En vertu de « l’incertitude des perspectives,  la Fed est prête à agir en tant que de besoin » (…). « Ne prévoyant pas de redressement de l’activité ou du marché du travail dans le futur proche, nous attendons en conséquence d’autres baisses de l’objectif des Fed funds au cours des prochains mois. » BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 362 18 septembre 2007
 
Royaume-Uni
 
 
 
«  Aujourd'hui le Comité de Politique Monétaire de la Banque d'Angleterre a publié les Minutes de sa réunion des 5 et 6 septembre. A cette occasion, le Comité a voté unanimement en faveur du maintien du taux directeur à 5,75 %. »
 
L’économie réelle menacée
 
« Les développements sur les marchés financiers pourraient affecter l'économie réelle par des canaux différents, comme la hausse des taux d'intérêt sur le marché, la limitation de l’accès au crédit, l'activité réduite dans le secteur financier et l'ajournement de décisions d'investissement. » BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 363 19 septembre 2007
 
La Banque d’Angleterre accepte de jouer son rôle de
prêteur en dernier ressort
en fournissant des liquidités
 
« Bien que la Banque d’Angleterre ait initialement rejeté l'idée de prendre des créances titrisées ou « asset-backed securities » comme nantissement, elle les a acceptées dans son sauvetage de Northern Rock. Pour empêcher une répétition de ces événements, les régulateurs des marchés financiers pourraient devenir plus attentifs au risque de liquidité. » BNP-Paribas, Eco Flash 07 - 363 19 septembre 2007
 
A consulter:
 
 
Le Monde, Débat avec Jean Paul Fitoussi,  président de l'OFCE,  mardi 11 septembre 2007 à 15 h00.
 
 
 
 
 
Published by David MOUREY - dans Crises Financières
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