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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 21:41
 
Un court document de l’Ofce peut apporter un éclairage intéressant sur les effets potentiels de la crise des subprimes.
 
Dans un des dernier numéro de la série « Clair&Net », Eric HEYER et Xavier TIMBEAU montrent que « Sous la crise, la croissance »mondiale est prête à pointer le bout de son nez.
 
 
 
 
Certes, « la crise des subprimes et ses ricochets sur le système bancaire mondial ont jeté un froid sur les perspectives de croissance ». 
 
En effet, les crédits subprimes, « prêts exotiques » ont incité de nombreux ménages normalement insolvables (car trop pauvres) à s’endetter de manière irrationnelle pour acquérir un bien immobilier.
 
Ils étaient confortés et encouragés dans leur attitude spéculative par des « prêteurs sans scrupule », lesquels les incitaient à prendre des risques démesurés en gageant leur solvabilité future sur des hausses attendues des prix des biens immobiliers achetés.
 
Dans une tel mouvement spéculatif, la hausse allant la hausse la bulle n’a cessé de gonfler jusqu’au moment ou la « hausse des taux courts pendant l’année 2006 et un premier ralentissement sur le marché immobilier ont eu raison de l’euphorie. »
 
Ce retournement brutal des anticipations a précipité ces ménages  modestes dans un cercle vicieux dans la mesure ou « la spirale de la vente forcée » et la chute des prix se sont entraînées mutuellement.  « Les ventes renforçant la baisse des prix, la baisse des prix accélérant les ventes, le ralentissement initial s’est transformé en crise généralisée. »
 
La combinaison, de ces prêts hypothécaires très risqués (solvabilité fondée sur la valorisation espérée et incertaine d’un actif et non sur le versement certain d’un revenu stable), avec des créanciers spéculateurs qui incitent des ménages à bas revenus spéculer également, et avec le phénomène de titrisation des créances, a conduit à une situation de grande incertitude quant au montant des créances douteuses détenues et sur l’identité de leur détenteurs.
 
« D’instruments sophistiqués en marchés financiers globalisés, le prêteur ne voyait jamais l’emprunteur et ignorait jusqu’au risque pris. »
 
Que celui qui joue avec le feu se brûle n’est pas injuste. Mais « le juste malheur des uns ne doit pas faire la tourmente de tous. »  
 
En effet, l’impact de la crise des subprimes sur les systèmes bancaires et financières du monde est suffisant pour crise de confiance, laquelle pourrait être à l’origine d’une crise systémique.
 
Pour la crise de confiance en situation d’incertitude, relire :
« Les errements de la confiance :la FED et la BCE dans la crise »
Jean Paul Fitoussi et Éloi Laurent
 
 
Petit rappel d’un billet précédent « De la crise financière,… à la crise réelle ? »: 
« Selon une définition de référence, proposée par Michel AGLETTA et P.MOUTOT, le risque de système désigne « l’éventualité qu’apparaissent des états économiques dans lesquels les réponses rationnelles des agents individuels aux risques qu’ils perçoivent, loin de conduire à une meilleure répartition des risques par diversification, amène à élever l’insécurité générale. »
 
Selon les auteurs, cette définition permet d’insister sur la non neutralité des structures financières, lesquelles influencent le champ des possibles en matière d’équilibre macroéconomique. Autrement dit, de graves dysfonctionnements dans l’allocation des ressources financières (par exemple, l’octroi de crédits à des ménages peu solvables avec le « subprime »...) peuvent conduire à des équilibres macréconomiques inefficients. Mais ces équilibres ne proviennent pas (seulement) l’irrationalité des agents, mais surtout des défauts de la coordination de milliers de choix individuels (microéconomiques) par les marchés financiers. D’où un résultat macroéconomique « anormal ».
 
 
Pour autant, selon Eric HEYER et Xavier TIMBEAU, « les interventions des banques centrales et la diffusion d’une information crédible sur les engagements bancaires ramèneront le calme.»
 
 
 
Ce sont surtout les ménages américains infortunés qui seront les plus touchés. La contraction du crédit (crédit crunch) se traduira par « un problème social d’ampleur aux Etats-Unis »et un ralentissement inévitable de l’économie américaine, sans néanmoins entraîner une récession dans un pays ou la politique monétaire est très réactive face au ralentissement de la croissance et à l’éloignement du plein emploi.
 
De surcroît,  les auteurs pensent que « le ralentissement américain ne pèsera pas sur la croissance des pays émergents. Le découplage entre Etats-Unis et monde émergent est déjà à l’œuvre depuis 2001, parce que la demande interne prend modestement de l’ampleur dans les pays émergents (au prix d’un peu d’inflation) et que la croissance perdurerait en Europe (et presque au Japon)… ».
 
En résumé, les économistes de l’OFCE restent plutôt optimistes quant aux effets de la crise financière sur la croissance mondiale. A suivre donc, …
 
A consulter :
 
 
La crise des subprimes  et ses ricochets sur le système bancaire mondial ont jeté un froid sur les perspectives de croissance...
 
 
 
 
 
 
Laurence Boone 10 Septembre 2007
A comme acteurs, B comme banques centrales, C comme crise et contagion : tenants et aboutissants de la crise du subprime.
 
 
 
 
 
Le Monde, Débat avec Jean Paul Fitoussi,  président de l'OFCE,  mardi 11 septembre 2007 à 15 h00.
 
 
 
 
 
 
Published by David MOUREY - dans Crises Financières
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