Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

Rechercher

Le Livre de la Semaine

OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

Texte Libre

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 21:07

 

Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a demandé deux récents Prix Nobel d'économie de réfléchir au changement des instruments de mesure de la croissance économique.
 
Il a annoncé, aujourd’hui, lors de sa première conférence de presse depuis son élection en mai que Joseph STIGLITZ et Armatya SEN ont répondu favorablement à sa demande.
 
« Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance ». Il convient de réfléchir aux limites de nos instruments de mesure tels que le PIB, le Produit intérieur brut, le PNB ou Produit National Brut afin de prendre en compte  « les conditions réelles et la qualité de vie des Français ».
 
Partant du constat que selon lequel les Français « n'en peuvent plus de l'écart grandissant entre des statistiques qui affichent un progrès continu et des difficultés croissantes qu'ils éprouvent dans leur vie quotidienne », il considère que « Cela mine la croissance, car plus personne ne croit en l'économie ».
 
Le Président de la république affirme que ces deux prix Nobel d'économie qui ont beaucoup travaillé sur ces questions ont accepté de conduire cette réflexion. « Armatya SEN a accepté de m'apporter ses conseils et Joseph STIGLITZ de présider le comité d'experts ».
 
Joseph STIGLITZ a reçu le prix Nobel 2001 pour ses travaux sur les situations d'asymétrie d'information sur les marchés et Armatya SEN avait reçu le Prix Nobel en 1998 pour ses travaux sur l'économie du développement et l’économie du bien-être.
 
Selon Joseph STIGLITZ, « il y a, depuis longtemps, un fort sentiment, parmi les économistes professionnels, que le produit intérieur brut (PIB) n'est pas un bon instrument de mesure ». Et « si vous essayez de maximiser le PIB et que le PIB n'est pas un bon instrument de mesure, vous cherchez à maximiser la mauvaise chose et cela peut être contreproductif ».
 
Un mini « conseil d’analyse économique » à l’Elysée
 
Il y a quelques mois, j’annonçais la création d’un mini « conseil d’analyse économique » à l’Elysée. Le Président de la République Nicolas Sarkozy a souhaité la constitution d’un groupe de six économistes qui devront se réunir régulièrement pour éclairer les choix économiques du président. Dans ce groupe « groupe des six », on retrouve Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE ou Observatoire français des conjonctures économiques.
 
 
Dans un récent billet j’ai annoncé la publication par l’OFCE d’une revue spéciale : « REVUE de L’OFCE : SPECIAL 25 ANS ». 
 
Ce numéro est l’occasion pour Jean-Paul FITOUSSI, économiste français hors normes dont la renommée internationale auprès de ses pairs est incontestable, de nous proposer une revue dont le rapport qualité/prix est probablement très élevé.
 
Avec ses amis Prix Nobel d’économie, chercheurs associés à l’OFCE, Edmund S. PHELPS, Robert M. SOLOW, Joseph E. STIGITZ, Amartya SEN, et d’autres nombreux chercheurs de grandes renommés comme Michel AGLIETTA,… Jean-Paul FITOUSSI nous propose de revisiter des thèmes centraux de l’analyse économique : analyses macroéconomiques, mondialisation, Europe, Justice sociale et inégalités…
 
Il ne m’étonnerai pas que cette belle idée du Président de la République n’ait été suggérée, proposée, par Jean-Paul FITOUSSI qui est très proche de ces économistes, Joseph E. STIGITZ, Amartya SEN, … et/ou qui sont chercheurs associés à l’OFCE.  
.
 
A consulter
 
 
REVUE DE L OFCE "SPECIAL 25 ANS"  
 
Sous la direction de Jean Paul FITOUSSI 
 
 PHELPS, SEN, SOLOW, STIGLITZ,
4 prix Nobel d'Economie,
"research fellow" à l'OFCE s'expriment...
 
 
Globalisation et gouvernance mondiale
   
Inégalités, justice et solidarités
 
 
Jean-Paul Fitoussi
 
CAE Conseil d’analyse économique
 
OFCE
 
 
LA FONDATION France Libertés
 
Danielle MITTERRAND
Présidente et fondatrice de la Fondation France Libertés
 
Le site de la Fondation : http://www.france-libertes.fr/
 
Mission sur les Nouveaux indicateurs des véritables richesses
 
Le projet
A terme, ce projet doit bénéficier aux institutions internationales travaillant sur le thème des indicateurs, ainsi qu’au associations oeuvrant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.
 
Dans un premier temps, il s’agit d’effectuer un important travail exploratoire sur les indicateurs et les démarches déjà existantes. Dans le courant de l’année 2006, un colloque sera organisé afin d’ouvrir un débat public et de faciliter la découverte d’expériences partageant la même philosophie. Enfin, un séminaire interne sera organiser pour réfléchir aux suites à apporter à cette recherche et définir des outils et leur application concrète au niveau local.
 
L’objectif de ce projet est donc de :
 Produire et mettre en place des nouveaux indicateurs de richesse pour le Brésil ;
 Valoriser et mettre en lumière les richesses humaines et écologiques souvent oubliées par les politiques publiques ;
 Renforcer le réseau autour du concept "des nouvelles richesses" en France et à l’international.
 
Brésil, du 16 au 19 janvier
Mission sur les Nouveaux indicateurs des véritables richesses
Une délégation de France Libertés, accompagnée de représentants du Collectif français "Nouvelles richesses" s’est rendue du 16 au 19 janvier au Brésil, afin de poursuivre le travail de coopération engagé avec le gouvernement brésilien autour des "nouveaux indicateurs des véritables richesses". et de promouvoir ce travail après des ONG du mouvement altermondialiste. Compte-rendu de la mission...
Dans la continuité de l’accord de coopération signé avec le gouvernement brésilien, France Libertés a été invitée à participer et à présenter ses propositions lors de l’événement « Dialogue et Mobilisation Sociale autour des Objectifs du Millénaire » organisé par le Conseil de Développement Economique et Social (CDES) Brésilien, en partenariat avec l’ONU, ECOSOC (Organisation de l’ONU pour les droits économiques et sociaux), AICESIS (Association internationale des conseils de développement économique et social) et le Ministère des Relations Extérieures du Brésil.
Celina Whitaker et Henryane de Chaponay étaient aussi présentes pour représenter notre autre partenaire sur ce projet : le Collectif Nouvelles richesses
 
LA FONDATION France Libertés
 
Danielle MITTERRAND
Présidente et fondatrice de la Fondation France Libertés
 
Le site de la Fondation : http://www.france-libertes.fr/
 
 
Published by David MOUREY - dans Livre d'économie
commenter cet article

commentaires

Hervé 17/01/2008 18:26

Je partage l'avis d'Alexandre. Sarko n'est pas très clair sur cette affaire. Cherche-t-il à troubler le jeu, est-il sincère, en quoi de nouveaux indicateurs amélioreront les choses ?
Et si les nouveaux indicateurs font apparaitre une dégradation... de quoi d'ailleurs, est-ce qu'il changera de politique ?

David MOUREY 17/01/2008 22:15

Bonjour, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vos inquiétudes et celles d'Alexandre. Je m'explique dans le billet récent « Sarkozy, Fitoussi, les Prix Nobel d’économie et la mesure de la croissance 2/2 ». A bientôt.
 

Aalexandre 10/01/2008 09:52

Oui sans doute un peu trop.. mais je suis assez énervé de voir que la Gauche ne propose plus rien et que Sarkozy promet beaucoup sans résultat concret... entre les mous et les menteurs... on n'est pas très bien parti...voilà c'est surtout un coup de gueule contre toute la classe politique et pas seulement le président...

David MOUREY 15/01/2008 23:32

C'est bien ce que j'avais compris. Alexandre n'est pas content. Perso je sui optimiste car Sarkozy ne va dicter à SEN et à Stiglitz ce qu'ils doivent dire.

Aalexandre 09/01/2008 09:43

En tant que "Senien" convaincu je ne suis pas sur que cela soit une bonne nouvelle ! Encore une fois, notre Président cherche à droite et surtout à Gauche le moyen de se dépétrer de ses contradictions...lorsqu'il dit« Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance », il a tout faux ! L'instrument de mesure de la croissance restera le PIB/Tête !Sen n'affirme pas le contraire et ce n'est pas l'argument qu'il défend !La thèse de Sen, que Guaino et Sarkozy ne semblent pas avoir compris, c'est que le PIB/Tête ne suffit pas pour mesure le bien-être des individus. Qu'il faut y adosser d'autres indicateurs mais jamais il n'est question de dire que l'instrument de mesure de la croissance économique est eronné !C'est le tout croissance qu'il faut revoir, le concept lui est ce qu'il est !Sarkozy pense qu'en changeant les instruments, on va retrouver ce point de croissance qui lui manque...Encore une fois, il a tout faux !

David MOUREY 09/01/2008 20:34

Bonjour Alexandre, tu sais ce je pense des travaux de SEN. Et le fait qu'il travaille pour notre Président peut être vu positivement. Tout à fait d'accord sur la necessité de nouveaux indicateurs, d'ou mes liens en bas de page. Cela étant, même si la variation du  PIB par tête reste l'indicateur de croissance, on peut toujours en améliorer la mesure. Je crois que STIGLITZ, SEN, et les autres membres du groupe sauront dire ce que tu viens trés justement de rapeller. Avant de revoir le concept de croissance, ce qui pourrait être trés long, on peut essayer d'améliorer l'indicateur PIB, ...  Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le "encore une fois, il a tout faux". Tu y vas fort, non ?

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012