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Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 15:42
- Par David Mourey - Publié dans : Finances publiques

Dans « La prospérité du Vice », son dernier ouvrage réédité par les éditions

« Le Livre de Poche », Daniel COHEN consacre le chapitre p 158 à 163

à la solidarité intergénérationnelles : « Le dilemme des générations ».

« La Prospérité du vice » de Daniel CohenIl commence en rappelant ceci : « Progressivement, au cours des années quatre-vingt, il est devenu clair que les Trente Glorieuses ne reviendraient jamais. Avec le ralentissement de la croissance, la crise des fiances publiques est devenue patente ».

Il termine ce petit chapitre par le paragraphe suivant qui est lourd de sens aujourd’hui.

 

« La crise des finances publiques

  

Un étrange paradoxe se dessine. La croissance forte fait croire en la possibilité d'un lien durable entre les générations. L'État providence crée une chaîne de solidarité financière, laquelle tend à se substituer à la famille. Car on s'occupe moins de ses parents, quand ils deviennent financièrement indépendants. Hélas, la chaîne de solidarité créée par l'État providence s'affaiblit lorsque la croissance ralentit. On a alors tout perdu : la solidarité familiale s'est délitée et l'État providence devient un poids financier.

  

 Contrairement au raisonnement popularisé par les héritiers de Keynes,

il apparaît aujourd'hui que

c'est la croissance forte qui a permis la hausse des dépenses publiques,

non les dépenses qui ont engendré la croissance.

  

Privé de la croissance rapide, l'État providence a dû apprendre à compter ce qu'il dépense.

Les gouvernements ont dû arbitrer entre divers postes : santé ou éducation, armée ou retraites.

Car les impôts et les cotisations sociales sont plus durs à lever quand la croissance ralentit.

Les gouvernements se sont éveillés douloureusement à la réalité d'une contrainte budgétaire nouvelle, quand l'euphorie passée leur a fait croire, à eux aussi, en la possibilité d'une solidarité perpétuelle entre les générations. »

Daniel Cohen et David Mourey 15 mai 2006

  Avec Daniel COHEN, à Pontault-Combault, le 15 mai 2006

 

J’avais déjà présenté ce que Daniel COHEN écrivait sur cette question en 1994, dans son premier ouvrage intitulé « Les infortunes de la prospérité » ici : Daniel cohen : dette publique, prélèvements obligatoires et croissance, suivre le lien ci-dessous.

 

Puisse les leaders de Gauche, Martine AUBRY, Ségolène ROYAL, François HOLLANDE, …,  entendre les conseils de Daniel COHEN !

 

A consulter :

« la prospérité du vice » par daniel cohen

Daniel cohen : dette publique, prélèvements obligatoires et croissance

Daniel cohen, rapport « sortie de crise : vers l'émergence de nouveaux modèles de croissance »

La crise et l’avenir selon daniel cohen

La magistrale leçon du professeur cohen



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