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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 16:38

OCDE Commerce international

« Les Essentiels » est une collection d’excellents petits ouvrages, d’environ 150 pages pour chaque publication, proposés par l’OCDE et portant sur des thèmes économiques majeurs. Les livres de cette collection s'appuient « sur les analyses et les statistiques de l'OCDE pour présenter et répondre aux principales questions économiques et sociales de notre temps. » Les livres de cette collection « sont rédigés pour des lecteurs non spécialistes, des lycéens et des étudiants. Ils emploient un vocabulaire simple, évitent les termes techniques et les questions sont illustrées d'exemples concrets tirés du monde réel. Ces publications permettent de faire le point de manière claire sur des questions majeures qui se posent à ses membres. »

 

« Le Commerce International »,  rédigé par Ralf LATTIMORE et Patrick LOVE, nous offre un texte synthétique d’une grande qualité pédagogique. Les auteurs nous rappellent l’essentiel de ce que nous devrions comprendre et retenir des principes et problématiques relatives au commerce international. Le contenu et la structure de l’ouvrage sont très en phase avec les programmes de sciences économiques et sociales (SES) de la série ES au lycée. Les principales notions sont traitées et illustrées. L’approche des auteurs est équilibrée dans la mesure ou il ne s’agit pas de défendre aveuglement le libre-échange ou le protectionnisme.  En s’appuyant sur des raisonnements théoriques rigoureux et sur des données empiriques solides, les auteurs cherchent à mettre en évidence les vices et les vertus du commerce international. Dans ces conditions, nous disposons d’un très bel outil pédagogique à utiliser sans modération avec des élèves de lycée.

 

Echanges internationaux et interdépendances

Dés le préambule, le secrétaire général de l’OCDE Angel GURRIA, rappelle que « La récession mondiale apparue dans le sillage de la crise financière de 2008 a profondément affecté les échanges, comme tous les autres aspects de l’économie. (…) Les échanges ne sont pas à l’origine de la crise, mais ils lient étroitement les économies entre elles et facilitent la propagation des évolutions d’un pays à l’autre, que ces évolutions soient négatives ou positives. L’affaiblissement de la consommation et de l’investissement entraîne ainsi une réduction des exportations, ce qui est d’une importance décisive pour la plupart des pays, en particulier ceux dont les stratégies de développement économique reposent sur une croissance tirée par les exportations. » Le message est clair, ce n’est pas par le repli protectionniste que les économies nationales sortiront de la crise. Ne commettons pas les mêmes erreurs que dans la années 30, dont on connait désormais les conséquences dépressives.

Partant de ce constat, les auteurs vont montrer de manière rigoureuse pourquoi et comment le commerce international peut agir favorablement sur la croissance, le développement, l’emploi, l’environnement, l’innovation, …

 

Les principaux enjeux du commerce international

Dans le chapitre introductif, les auteurs rappellent que « Le commerce international influe sur une multitude de domaines, comme l’emploi, la consommation et la lutte contre la pauvreté, mais aussi l’environnement et les relations entre les pays. Il est, en retour, façonné par une foule de facteurs dont la gamme s’étend des ressources naturelles à la mode. » Le commerce international peut entrainer un cercle vertueux d’effets favorables dans les économies qui y participent. Par exemple, a l’instar des autres économies, l’économie américaine a pu accélérer sa croissance et créer de nombreux emplois, dans le cadre d’accords internationaux propices à l’ouverture aux échanges internationaux (GATT, Alena …). En effet, la spécialisation productive a une incidence directe sur les prix et permet d’accroitre sensiblement l’éventail des produits offerts sur les marchés  internationaux. Les conséquences favorables sur la croissance économique, la création nette d’emplois, la capacité à lutter contre la pauvreté, l’amélioration du bien-être … sont largement observables.

 

Expliquer les vertus  du commerce international

C’est dans le « chapitre 2 » intitulé « Cultiver du raisin en Écosse » que les auteurs vont s’attacher à expliciter les vertus du commerce international. Une brève histoire de l’essor du commerce international est d’abord illustrée par de nombreux exemples historiques. En remontant très loin dans l’histoire, les auteurs nous permettent de nous remémorer les origines des premiers systèmes commerciaux et des premières règles pour accélérer ou ralentir (protections) les échanges internationaux.

Partant du poème de John Masefield, « Cargaisons », les auteurs montrent que « S’il est possible d’ergoter sur les détails techniques, historiques ou géographiques de ce poème, Masefield vise juste sur trois points essentiels. Tout d’abord, les biens ont circulé à travers le monde grâce aux navires (et autres moyens de transport) depuis des millénaires, en fait durant l’essentiel de l’histoire connue. (...) Ensuite, les marchandises susceptibles d’être échangées ont évolué au fil des siècles. (…) Enfin, le centre du commerce mondial et les nations qui le contrôlent ont changé. Aussi puissant soit-il, aucun empire ne domine indéfiniment l’économie mondiale. »

Les explications qui suivent permettent de démontrer pourquoi le commerce international (autrement dit, la spécialisation internationale ou division internationale du travail) entraine des gains pour les libres échangistes. Depuis Adam Smith, nous savons que la combinaison spécialisation productive et libre échange est favorable à l’augmentation quantitative et qualitative des biens proposés sur les marchés. La Main Invisible, mécanisme fondamental de coordination des décisions individuelles, permet de faire converger la recherche par chacun de son propre intérêt et l’émergence de l’intérêt collectif, non recherché.  La théorie des avantages comparatifs de Ricardo, en repoussant les limites inhérentes à la théorie des avantages absolus de Smith, viendra compléter le mécanisme précédent pour comprendre l’existence et l’essor des échanges internationaux. « La raison d’être des échanges est la même depuis des siècles : se procurer auprès d’autrui quelque chose dont on a besoin, ou qu’on désire, à un meilleur prix que si on le fabriquait soi-même, pour autant qu’on puisse le fabriquer. »

Enfin, nous ne devons pas oublier que « Plusieurs traits de l’économie moderne, dont la mondialisation et les crises financières, existent depuis des millénaires. Et les débats entourant la meilleure façon de s’attaquer à ces problèmes remontent à plusieurs siècles. Cela vaut aussi pour les échanges internationaux : aujourd’hui encore, les travaux menés par les spécialistes des échanges et les décideurs publics reposent sur nombre d’analyses et de concepts élaborés aux XVIIIe et XIXe siècles. Dans tout débat sur les relations économiques internationales, on a donc tout intérêt à connaître les grandes lignes de l’histoire et des idées qui ont façonné les échanges internationaux, ainsi que de leur analyse. » Connaitre les fondements du commerce international est devenu un impératif pour les auteurs.

 

Commerce international et effets d’agglomération

Dans le chapitre 3 « Le commerce mondial : état des lieux », un point est fait sur la nature et la diversité des échanges internationaux, qu’il s’agisse des échanges de biens (matières premières et alimentaires, produits manufacturés), des échanges de services, des transferts de connaissance et d’expérience... De surcroit, l’’attention des auteurs se porte sur la géographie des échanges, et « Si les échanges internationaux restent dominés par les pays les plus riches, les économies émergentes du « monde en développement » – comme on l’appelle encore – viennent leur contester cette supériorité. » Les membres de l’OMC sont de plus en plus nombreux et le potentiel de croissance s’est accru.

Enfin, plusieurs paragraphes sont consacrés aux effets d’agglomération et aux chaines de valeur mondiale. « Bien que les chaînes logistiques et les ventes se mondialisent, de nombreuses industries ont tendance à se concentrer dans certaines zones géographiques ou certains lieux, ce qui laisse penser que les entreprises ont des avantages économiques à s’implanter les unes à proximité des autres. L’exemple le plus connu est la Silicon Valley, en Californie, où se concentrent des activités liées à l’informatique. Mais ce phénomène est loin d’être nouveau : en Italie, par exemple, le secteur textile est aggloméré dans les mêmes zones géographiques depuis des siècles. Dans certaines conjonctures économiques, la concentration géographique augmente la productivité de toutes les entreprises situées dans un endroit particulier ; et leur production totale est supérieure à ce qu’elle serait si chacune d’entre elles était exploitée dans une région différente. Cet « effet d’agglomération » tient à plusieurs raisons : les travailleurs, et par conséquent leurs connaissances et leurs compétences, circulent d’un secteur à l’autre et d’une zone géographique à l’autre ; chaque entreprise manufacturière peut recourir aux composants fournis par ses voisins (« intrants intermédiaires ») dans sa propre production ; et les services peuvent également être fournis plus efficacement aux entreprises se trouvant à proximité. Il existe beaucoup d’autres avantages, qui sont difficiles à quantifier mais n’en sont pas moins bien réels, comme la formation de réseaux informels de chercheurs et de spécialistes par le biais des contacts sociaux. »  Les enseignements liés aux effets d’agglomération ne peuvent plus être ignorés ou minorés par ceux qui espère comprendre le commerce internationale, sa nature, ses vices et ses vertus…

 

Les facteurs institutionnels de l’essor du commerce international

Ce sera dans le Chapitre 5 « Les cycles de négociations commerciales et l’OMC » que les auteurs développeront la distinction entre les facteurs économiques de l’essor du commerce international (principes de la spécialisation), et  explications institutionnelles (Gatt, OMC …). Une discussion sur le multilatéralisme favorisera la compréhension des enjeux du commerce international.  « Le commerce international ne fait habituellement la une des journaux que lorsqu’un désaccord majeur dégénère en « guerre commerciale ». « Le plus souvent, les échanges s’effectuent paisiblement selon les règles supervisées par l’Organisation mondiale du commerce. Le système mis en place par l’OMC repose sur le principe du « multilatéralisme », c’est-à-dire que plus les pays sont nombreux à signer un accord, plus il a de poids. Mais amener 150 pays ou plus à s’entendre est un long processus, et chaque cycle de négociations commerciales se déroule sur plusieurs années. » Finalement, à la table des négociations, plus on est de fous, moins son rit !

 

Les vices du commerce international et la tentation protectionniste

On pourrait penser que le auteurs ont une vision apologétique du commerce international. Pourtant, il n’en est rien. Si les avantages du commerce international sont présentés par les auteurs, il est clairement rappelé que les gains à l’échange international peuvent être inégalement partagés entre les participants. Le chapitre 4 « Protectionnisme ? Tarifs douaniers et autres barrières aux échanges » permet de faire le point sur les principes, les formes et les résultats des politiques protectionnistes, en particulier, et des politiques commerciales, en général. En effet, il peut y avoir des perdants  dans ce « jeu » international qu’est le commerce international. Ce jeu n’est pas toujours Win/Win (gagnant/gagnant). Un tableau sur la répartition des gains, en fonction des scenarios de libéralisation, est d’ailleurs donné page 69. Pour autant, s’il existe de nombreuses barrières utiles et efficaces, il conviendrait de réduire bon nombre de freins à la liberté des échanges internationaux pour le bien être des économies nationales et des agents économiques. La distinction traditionnelle entre barrières tarifaires (droits de douane) et barrières non tarifaires (quotas, contingents, normes, redevances …) permet de faire un tour d’horizon rapide des politiques commerciales protectionnistes.

Sur cette base, les auteurs se demandent « Comment la politique commerciale peut-elle contribuer à résoudre la crise économique ? » La réponse apportée sera nuancée et équilibrée : « La politique commerciale n’est pas la solution aux difficultés économiques qui ont émergé à la fin de l’année 2008, pas plus qu’elle n’en est la cause. Cependant, elle peut contribuer à les résoudre de trois façons importantes. Tout d’abord, en exposant clairement des plans concrets visant à mettre un coup d’arrêt à la progression du protectionnisme et à ouvrir davantage les marchés aux fournisseurs compétitifs, les gouvernements aideraient à restaurer la confiance dans les marchés, ainsi que dans leur capacité à œuvrer de concert à des objectifs communs. Ensuite, il est nécessaire de prendre des mesures pour éviter un regain du protectionnisme. Qu’il aboutisse à une fermeture des frontières ou à d’autres restrictions de l’accès aux marchés, le protectionnisme a des coûts élevés : les prix augmentent pour les consommateurs, tout comme les coûts pour les entreprises, et les choix sont restreints. (…) Enfin, les gouvernements disposent d’une option permettant de stimuler la croissance économique sans accroître les dépenses publiques : mener à bien les négociations actuelles à l’OMC. Peu d’obstacles s’opposent à ce que les gouvernements qui y sont prêts le fassent rapidement. Parvenir à un accord sur les modalités concernant l’accès au marché des produits agricoles et des produits non agricoles (NAMA) faciliterait les avancées dans d’autres dimensions des négociations. …

Finalement, on retiendra que si les barrières protectionnistes peuvent être indispensables pour de nombreuses raisons, il convient d’éviter de mettre en place durablement de mauvaises protections fondées sur des diagnostics erronés car les logiques politiques font qu’il est très difficile de remettre en cause des choix faits dans le passé. L’effet cliquet des politiques commerciales peut avoir des conséquences négatives durables.

 

Diversité des effets du commerce international

A ce stade, des chapitres spécifiques, afin d’approfondir certaines questions majeures et combattre quelques idées reçues,  sont consacrés aux relations entre commerce international et emploi, commerce international et environnement, entre commerce international et développement, commerce international et croissance, entre commerce international et l’innovation.

En ce qui concerne la relation entre commerce international et emploi, voici quelques enseignements avancés par les auteurs :

L’une des principales crainte associée à la mondialisation (commerce internationale, investissements directs à l’étranger …) concerne les risques de destruction d’emplois. Pourtant, dans une économie dynamique, il est normal que des emplois soient détruits. Sous les effets conjugués du progrès technique et des échanges internationaux, la croissance économique prend la forme d’un processus de destruction créatrice d’activités, d’entreprises et donc d’emplois. « Un marché du travail dynamique procure de nombreux avantages aux individus et à la société en général parce qu’il permet à l’économie de s’adapter aux évolutions de la demande des consommateurs et aux nouvelles opportunités qu’offrent les technologies. Il n’est cependant pas indolore, car il implique que certaines personnes devront changer d’emploi malgré elles. » Ce sont les problèmes de réallocation des emplois et de la main d’œuvre qui sont posés.

L’externalisation (autrement dit, le fait de faire faire par une autre entreprise ce qu’on faisait soit même auparavant) d’une partie de la production est une explication de destruction d’emplois ici pour les crée là bas (délocalisation). Selon une étude finlandaise de 2006, plusieurs motifs sont généralement avancés pour expliquer l’externalisation et les mouvements d’emplois qui l’accompagnent : Acquérir des capacités supplémentaires, accroître la souplesse du système productif et réduire les coûts. Acquisition de nouvelles technologies. Tirer parti des avantages logistiques offerts par la situation géographique du pays, accès aux marchés et meilleure prise en compte des besoins des consommateurs. Les auteurs montrent encore que les échanges internationaux affectent non seulement les mouvements d’emplois, mais également la sécurité de l’emploi, les rémunérations, … 

Cependant, les effets du commerce international sont biaisés en faveur de la main d’œuvre qualifiée, comme c’est le cas avec le progrès technique.  

 

En conclusion, les auteurs insistent sur plusieurs points : « La question de l’emploi et de la mondialisation suscite inquiétudes et anxiété dans les pays de l’OCDE. Pourtant, jusqu’à 2005, la part de la population active y a augmenté, les niveaux de chômage y ont diminué et les salaires réels y ont progressé. L’instabilité globale de l’emploi n’a pas tellement changé. Ce qui a changé, c’est la composition de la main-d’oeuvre : recul des emplois manufacturiers peu qualifiés et essor des emplois de type « col blanc » dans les services. » Enfin, « Les gouvernements ont également un rôle à jouer en reconnaissant les coûts de la mondialisation en termes d’emploi et en prenant en compte les inquiétudes plus générales du public à l’égard de l’insécurité et des inégalités économiques. Tout en soutenant l’intégration économique internationale, ils doivent expliquer comment leurs politiques répondent à ces inquiétudes. » La mondialisation, oui, mais ni n’importe comment, ni à n’importe quel prix.

 

Vous avez donc désormais un aperçu de la manière dont les auteurs de cette série d’ouvrages pédagogiques abordent les débats économiques majeurs pour mieux les faire comprendre à un public qui n’est pas nécessairement spécialiste en analyse économique. Chacun pourra découvrir, en lisant l’ouvrage, les chapitres relatifs aux relations entre commerce international et l’environnement, commerce international et développement, commerce international et croissance, commerce international et l’innovation.

 

Quelques enseignements incontournables du commerce international 

Terminons ce rapide tour d’horizon en évoquant le dernier chapitre du livre sur la question si importante des gains à l’échange : Chapitre 11. Qu’ai-je à y gagner ? En conclusion de ce chapitre, les économistes de l’OCDE, tirent plusieurs leçons qui leur semblent incontournables :

« La première leçon à retenir est qu’aucun pays n’a bénéficié pour longtemps d’un accroissement de ses richesses ou de sa puissance en l’absence d’échanges internationaux. »

Ceci un des enseignements les plus robustes de la science économique. Aucune croissance soutenue et durable, ni aucun développement équilibré ne sont possibles à l’abri des échanges internationaux. Ce ne sont donc pas des méfaits de la mondialisation que souffrent le plus certaines économies et certains pays, car ils souffrent bien davantage  du manque ou de l’absence de participation à ces échange internationaux.

Ensuite, pour les auteurs « que nous soyons partisans d’une libéralisation accrue des échanges ou que nous y soyons hostiles, il est important de garder deux choses à l’esprit. Premièrement, les échanges (et les politiques qui les façonnent) ne sont qu’un des nombreux facteurs déterminant les résultats que nous observons. En réalité, plus un pays est ouvert aux échanges, plus il a de chances d’être prospère. Mais les échanges ne peuvent pas apporter la prospérité à eux seuls, du moins pas à l’ensemble de la population. La politique, les infrastructures, la santé, l’éducation, les systèmes juridique et bancaire, l’histoire, la culture et la géographie ont également un rôle à jouer. Deuxièmement, les échanges n’ont rien d’abstrait ou d’un phénomène naturel. Ce sont les hommes qui décident de commercer entre eux, et plus ils ont de pouvoir pour prendre leurs décisions, plus ils sont responsables des résultats qui en découlent. Le processus des échanges détruit des emplois dans certains pays, mais il en crée d’autres ailleurs. »

Encore une fois, il faut raison garder et éviter de verser dans la mono explication souvent caricaturale et simpliste. Quel que soit l’impact des échanges internationaux sur la croissance économique, le développement, l’emploi, …, d’une économie donnée, celui-ci ne saurait à lui seul épuiser les explications possibles car de nombreux autres facteurs viennent interagir et conditionner les effets de l’essor des échanges internationaux. « La politique, les infrastructures, la santé, l’éducation, les systèmes juridique et bancaire, l’histoire, la culture et la géographie ont également un rôle à jouer. »

 L’analyse et la compréhension de tous ces phénomènes interdépendants ont encore de beaux jours devant elles. Les économistes et les pédagogues également … 

 

Table des matières

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 2. Cultiver du raisin en Écosse

Chapitre 3. Le commerce mondial : état des lieux

Chapitre 4. Protectionnisme ? Tarifs douaniers et autres barrières aux échanges

Chapitre 5. Les cycles de négociations commerciales et l’OMC

Chapitre 6. Les échanges et l’emploi

Chapitre 7. Le commerce et l’environnement

Chapitre 8. Le commerce et le développement

Chapitre 9. Le commerce et la croissance

Chapitre 10. Le commerce et l’innovation

Chapitre 11. Qu’ai-je à y gagner ?

 

Quatrième de couverture

Le commerce international a une incidence directe sur le prix et la disponibilité de quasiment tout ce que nous achetons. Son rôle est également notable dans beaucoup d’autres domaines, dont ceux de l’emploi , de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté. Les échanges commerciaux, à l’inverse, sont affectés par une foule de facteurs dont la gamme s’étend des ressources naturelles à la mode.

Le commerce international soutient que la prospérité a rarement, voire jamais, été atteinte ou maintenue sans le concours du commerce. Néanmoins, à lui seul, il ne constitue pas une condition suffisante à l’obtention de cette prospérité. Des politiques orientées vers l’emploi, l’éducation, la santé et d’autres domaines encore sont nécessaires pour favoriser le bien-être et s’attaquer aux défis d’une économie mondialisée.

 

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Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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