Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

Rechercher

Le Livre de la Semaine

OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

Texte Libre

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 15:28

 

La situation économique de la France exige des changements immédiats dans l’orientation de nos politiques économiques. Pourquoi ?

C’est ce que tente de résumer dans

« France : il faudrait une rupture de politique économique »

Patrick ARTUS,

le directeur de la Recherche économique chez Natixis.

France Balance Courante 1998 2012

On peut certes discuter des modalités du changement, mais de profonds changements sont indispensables et urgents. Le texte de Patrick ARTUS a le mérite d’être court, clair et net.

 

« La dégradation tendancielle de la situation économique de la France est impressionnante : pertes d'emplois qualifiés, de parts de marché, de capacité à exporter, de profitabilité des entreprises de niveau de gamme, de croissance potentielle, incapacité à satisfaire la demande intérieure,

France Balance Commerciale 1998 2012

 malgré la hausse des dépenses publiques et de la pression fiscale, le maintien de déficits publics et une politique monétaire expansionniste.

Si seuls des ajustements à la marge sont faits, cette tendance se prolongera et une crise de sous-emploi et de balance des paiements similaire à celle qui affecte les pays du Sud de la zone euro est inévitable.

 

Il faut donc une rupture qui, d'après nous, mais ceci peut être débattu (pas la nécessité d'une rupture), permette de régénérer un tissu de grosses PME profitables, créatrices d'emplois et exportatrices, ce qui nécessite certainement une réforme fiscale profonde, une analyse de l'efficacité des politiques et des dépenses publiques, une modification du fonctionnement du marché du travail, une renégociation des nouvelles règles prudentielles des banques et des assureurs, etc… »

 

 « Quand on regarde la situation économique de la France depuis la fin des années 1990, on est frappé par :

- le recul de l’emploi industriel et plus largement de l'emploi qualifié;

- la perte considérable de parts de marché sur le marché intérieur et à l'exportation, l'incapacité croissante à exporter.

Ceci est à rapprocher du faible nombre d'entreprises exportatrices en France, dont on sait qu'il est lui-même à rapprocher de la disparition des PME innovantes qui sont massivement achetées par les grands groupes. »

 

« En conséquence, on voit la détérioration de la balance commerciale et de la balance courante depuis la fin des années 1990.

- l'incapacité croissante à satisfaire par la production domestique la demande intérieure, ce que montre la comparaison des évolutions de la demande intérieure et du PIB, ou de la demande intérieure et de la valeur ajoutée dans le secteur manufacturier;

- la baisse du niveau de gamme de la production qui explique la forte sensibilité de la demande de produits français à leur prix (d'où le recul de la part de marché de la France de 2002 à 2008, avec l'appréciation de l'euro,) et le recul de la profitabilité des entreprises, globale et dans l'industrie. Le positionnement en bas-milieu de gamme de l'industrie française prive les entreprises industrielles de pricing power, d'où l'incapacité à passer les hausses des coûts de production dans les prix et la perte de profitabilité ;

- la faiblesse des gains de productivité et donc de la croissance potentielle, avec en plus le vieillissement démographique.

 

 Compte tenu de la tendance des gains de productivité et des évolutions démographiques, la croissance potentielle de la France est de l'ordre de 1% par an. Une fois enlevés le coût de la hausse du prix des matières premières et les coûts liés au vieillissement, il ne reste pratiquement aucun gain de pouvoir d'achat à distribuer aux actifs. »

Ces évolutions défavorables se sont produites alors même que, en moyenne :

- les dépenses publiques et la pression fiscale ont augmenté, un déficit public permanent a subsisté ;

- la politique monétaire a été expansionniste comme le montre la hiérarchie entre les taux d'intérêt et le taux de croissance. »

 

« On ne peut donc certainement pas attribuer les problèmes structurels de la France à un policy mix constamment trop restrictif.

 

La tendance en France est la contraction de l'industrie, la dégradation du commerce extérieur, la perte d'emplois qualifiés et la baisse de la croissance potentielle, le recul de niveau de gamme et de la profitabilité des entreprises, la réduction du nombre de PME suffisamment grandes pour exporter. Si cette tendance se prolonge, la France va connaître inévitablement une crise de balance des paiements, une contraction de la demande intérieure et une forte hausse du chômage. »

 

« Il faut donc des politiques économiques de rupture par rapport à cette tendance.

Nous suggérons :

- d'identifier tous les facteurs qui découragent les créateurs de PME innovantes de construire des entreprises de grande taille, exportatrices ;

- de réformer profondément la fiscalité pour réduire le poids des charges sociales ;

- de réduire les déficits publics beaucoup plus par la réduction des dépenses publiques en menant une analyse scientifique de l'efficacité des politiques publiques ;

- de réformer les négociations entre employeurs et syndicats pour qu'elles ne portent pas seulement sur les salaires ;

- de rejeter les nouvelles règles prudentielles des intermédiaires financiers.

Mais il existe certainement d'autres idées, cependant la nécessité d'une rupture par rapport à la tendance nous paraît évidente. »

 

Lire l’intégralité ici :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63855

 

Published by David Mourey - dans Croissance économique
commenter cet article

commentaires

Catherine Legna 14/05/2012 16:58


Toujours dans le droit fil de l'économiquement correct, cette analyse vaut son pesant d'or quand on a suivi les méandres des errements de Natixis. (sans parler de ceux de la CDC)


Ou, quand ceux qui créent les problèmes nous assènent leurs sempiternelles solutions. 


 


 

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012