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David Mourey

  • : Démocratie Economie et Société
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  • : David MOUREY Professeur d'Economie (SES) Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005. « Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes » à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des « Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 20:17

 

Les éditions du SEUIL

 viennent de publier

« La France doit choisir »

 de

Jean-Louis BEFFA

 

Dans cet ouvrage, l’ancien patron de Saint-Gobain nous propose son propre diagnostic de la situation de l’économie française dans l’économie mondiale et les solutions pour sortir durablement  l’économie française et le pays des difficultés.

Jean-Louis BEFFA appui ses thèses autant sur son expérience de Grand Patron d’une Multinationale, que sur des échanges intellectuels avec des chercheurs aussi renommés que le Prix Nobel d’économie Robert SOLOW, Michel AGLIETTA, Patrick ARTUS, Robert BOYER

Le livre se lit très bien, sa construction est simple mais claire et éclairante.

Pour l’auteur, la mondialisation n’a pas consacré un modèle unique d’organisation économique. La diversité des « modèles » prévaut compte tenu des différences sur trois points fondamentaux :

-       La place de l’actionnaire dans la gestion des entreprises

-       Le système d’innovation et les relations entre public et privé

-       Le mode de relations sociales

 

Pour Jean-Louis BEFFA, ce sont des choix politiques qui ont fait triompher dans certains pays comme les Etats-Unis, le royaume Uni et la France le modèle libéral-financier avec suprématie de l’actionnaire.

Or, l’auteur montre que ce modèle d’organisation de la gestion des entreprises et de l’économie est responsable  des problèmes économiques et sociaux que de nombreux pays traversent.

De surcroit, ce modèle provoque un divorce accru entre les travailleurs (et même les citoyens) et les entreprises dans lesquelles ils doivent travailler car il crée des divergences d’intérêt irréductibles.

Mais, ce modèle libéral-financier comme on pourrait le croire, ne s’est pas imposé partout grâce à la mondialisation. Bien au contraire, ce que nous montre la crise mondiale, c’est le succès du  modèle commercial-industriel de la Chine, du Japon, de l’Allemagne

Des pays on fait de chois différents et bien leur en a pris.

Il est donc possible et nécessaire de revoir le cadre législatif et réglementaire, au niveau des trois aspects évoqués plus haut, pour redéfinir une politique industrielle efficace pour les entreprises et les salariés.

Je reviendrai sur ce livre ultérieurement.

En attendant, voilà un livre vraiment utile au regard des échéances présidentielles et législatives de mai et juin 2012.

« La France doit choisir » de Jean-Louis BEFFA« Quel avenir pour la France dans la mondialisation ?

Comment s'y prennent les autres Etats pour avancer dans la tourmente ?

A la veille d'échéances électorales majeures, ces questions se posent avec d'autant plus d'acuité pour notre pays que le chômage et la désindustrialisation y prospèrent sur fond de dette et de déficit de notre balance commerciale.

Aujourd'hui, il est temps de choisir. Mais encore faut-il faire le bon choix.

Les grands Etats modernes peuvent aujourd'hui adopter un des quatre principaux modèles : le modèle libéral-financier (Etats-Unis, Royaume-Uni), le modèle commercial-industriel (Chine, Allemagne, Japon), le modèle autocentré (Inde, Brésil), le modèle rentier (Russie).

Quel est celui qui réconciliera la France avec la croissance et la prospérité ?

Le pays semble hésiter. Il lui faut au contraire tourner résolument le dos au modèle libéral-financier qu'on a voulu lui imposer et qui fait désormais eau de toutes parts.

Notre pays doit de toute urgence adopter le modèle commercial-industriel pour revenir dans la compétition mondiale.

Ce livre éclaire les enjeux économiques de notre politique industrielle d'une lumière neuve, où la conviction idéologique cède volontiers le pas aux dures leçons de l'expérience et de l'observation.

Son diagnostic est sévère pour ce qui concerne le cas français, mais les solutions qu'il propose permettent de concilier l'espoir d'une croissance retrouvée et d'une justice sociale restaurée. »

 

Jean-Louis BEFFA est aujourd'hui président d'honneur de Saint-Gobain et co-président du Centre Cournot pour la recherche en économie.

 

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Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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commentaires

Gu Si Fang 28/02/2012 17:02


Beffa est connu pour ses positions saint-simoniennes, colbertistes voire mercantilistes. Le livre n'a pas l'air de contenir des surprises de ce côté-là.


Sur la "divergence" d'intérêts entre actionnaires et salariés dans une économie libérale, je recommande le film "L'homme au complet blanc". C'est un bon outil pédagogique. On y voit Alec Guinness
jouer un chimiste qui invente une fibre textile révolutionnaire censée être inusable et insalissable. Les méchants actionnaires des industries textiles font tout pour l'empêcher de commercialiser
son invention. Heureusement, les syndicats vont aider le faible inventeur contre les méchants monopolistes, croit-il. Mais ce qui se passe en réalité, c'est que syndicats et actionnaires ont
exactement le même intérêt : empêcher par tous les moyens la concurrence. Faire converger leurs intérêts, c'est tuer l'innovation, entraver les petites entreprises poil-à-gratter, et
subventionner les incumbants. Les ordolibéraux allemands avaient vu ce mécanisme à l'oeuvre dans les années 30 et 40 et c'est pourquoi ils prônaient une politique de concurrence. Avec l'arrêt de
la planche à billets et la libération des prix, ça a donné le miracle allemand. C'est un épisode intéressant à étudier.