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David Mourey

  • : Démocratie Economie et Société
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  • : David MOUREY Professeur d'Economie (SES) Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005. « Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes » à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des « Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:32

« L’empire de la valeur » d’André ORLEAN

 

André ORLEAN

a reçu  mercredi 14 mars 2012 le

Prix Spécial du Jury Turgot 2012 

pour  

« L’empire de la valeur »

publié par

les Editions du SEUIL

 

Le Grand Prix Turgot récompense chaque année le

meilleur livre d'économie financière.

Le Prix spécial du Jury récompense le second ouvrage,

la médaille d’argent !

Le jury est composé de personnalités du monde de la finance,

des universités et des entreprises.

 

« L’empire de la valeur » d’André ORLEAN

« La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique :

celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni même mettre en garde

contre de possibles instabilités.

Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige,

pour être corrigé, un renouvellement radical des approches et des concepts,

au premier rang desquels celui de valeur économique.

La tradition économique conçoit la valeur, que ce soit celle des marchandises

ou celle des titres financiers, comme une grandeur objective

qui s’impose aux acteurs à la manière d’un fait naturel.

Or il n’existe pas de « vraies valeurs ».

Dans un monde incertain comme le nôtre, plusieurs prix sont possibles

car plusieurs avenirs sont possibles.

Pour cette raison, l’évaluation n’a rien de neutre.

Elle n’est jamais la mesure de ce qui est mais toujours l’expression

d’un point de vue au service d’intérêts.

Elle est l’acte par lequel la société s’engage en décidant quelles voies

seront explorées et quelles autres rejetées.

C’est cette vision nouvelle de l’économie que ce livre propose à la réflexion. »

 

Table des matières

CRITIQUE DE L'ECONOMIE

La valeur substance : travail et utilité

L'objectivité marchande

La rareté

L'INSTITUTION DE LA VALEUR

La monnaie

Un cadre unidisciplinaire pour penser la valeur

LA FINANCE DE MARCHE

L'évaluation financière

Liquidité et spéculation

 

André ORLEAN

Directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS.

Il est notamment l'auteur de

« La Monnaie souveraine »

(avec Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998),

Du 

« Pouvoir de la finance »

(Odile Jacob, 1999),

et de

« De l'euphorie à la panique, penser la crise financière »

(Éditions de la Rue d'Ulm, 2009).

 

Lire aussi  

Grand Prix TURGOT 2012 : « Le Grand basculement » de Jean-Michel SEVERINO et Olivier RAY 

 « Le Grand Basculement » de Jean-Michel SEVERINO et Olivier RAY 

 

Accueil - Éditions Odile Jacob

http://www.odilejacob.fr/

25éme Prix TURGOT 14 03 2012

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Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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commentaires

Gu Si Fang 15/03/2012


Orléan s'intéresse aux théories de la valeur et critique les visions néoclassique et marxiste. Il propose à la place une théorie de la valeur basée sur le désir de monnaie. Or, comme il le
souligne dans ses travaux, la monnaie et les actifs financiers n'ont pas de prix objectif puisque leur demande est fortement mimétique.


On comprend où va ce raisonnement : la demande de monnaie est donc nécessairement "instable" et explique les crises récurrentes.


Le problème est que, dans L'empire de la valeur, Orléan caricature la théorie néoclassique et marginaliste de la valeur. Elle présente des défauts, mais pas ceux qu'il lui reproche. En
particulier, elle n'est pas objective, intrinsèque. De nombreux passages attestent de cette erreur, comme celui-ci : "La tradition économique nomme «théorie de la valeur» les approches qui
cherchent à découvrir le secret de l'échangeabilité marchande dans l'hypothèse d'une « substance» ou qualité conférant aux biens une valeur intrinsèque." C'est tout simplement faux, en
particulier de Menger. Une note de bas de page évoque cette spécificité de Menger, mais Orléan ne développe pas : "Soulignons que Carl Menger a une position très différente." Oui, laquelle ? Et
Mises ?


Les autrichiens ont étudié ces questions en long et en large. Ils peuvent avoir tort, mais il faudrait au moins les citer. Orléan cite Rothbard mais en déformant ses propos. Il parle de Hayek et
Mises, mais ne les a peut-être pas lus puisqu'il cite une source de seconde main (Bruno Pays) : "il n'est que de considérer les angoisses que suscite le fait monétaire chez les grands penseurs
libéraux, Ludwig von Mises, Jacques Rueff ou Friedrich Hayek, farouches partisans des relations contractuelles. Comme le souligne Bruno Pays, ils s'accordent tous pour penser que « la monnaie est
irrémédiablement perturbatrice) ». Sous leur plume, la monnaie apparaît toujours comme le lieu d'un possible dérapage, d'un trouble potentiel à l'ordre concurrentiel." Quel contresens à propos de
Mises (1912) qui a, justement, consacré son premier livre à appliquer le raisonnement marginaliste à la monnaie comme aux autres biens, à unifier la théorie économique.


En résumé : une critique du marginalisme qui rate sa cible, et oublie au passage la branche autrichienne qui - justement - ne tombe pas sous la critique en question.


Cf. mon commentaire sur Amazon.