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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

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OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

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Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:36

 

Le Rapport GALLOIS est donc publié et chacun peut donc observer qu’il n’avance aucune idée nouvelle. Pour autant, s’il est suivi de vraies mesures structurelles intelligentes, alors nous aurons fait un grand pas en avant. L’avenir nous le dira ! Il convient de juger sur les actes, leurs résultats et non les paroles !

En attendant de revenir sur cette question de la compétitivité, j’attire votre attention sur 4 graphiques qui permettent de bien résumer le diagnostic et donc de commencer à expliquer une partie des difficultés de l’économie française.

 

Extraits :

  

Introduction : Un pacte de confiance

 

« Tous les indicateurs le confirment : la compétitivité de l’industrie française régresse depuis 10 ans et le mouvement semble s’accélérer. La diminution du poids de l’industrie dans le PIB français est plus rapide que dans presque tous les autres pays européens ; le déficit croissant du commerce extérieur marque nos difficultés à la fois vis-à-vis des meilleures industries européennes et face à la montée des émergents.

La perte de compétitivité industrielle est le signe d’une perte de compétitivité globale de l’économie française 1. Car l’industrie ne se développe pas en vase clos : elle dépend des autres secteurs de l’économie, des services et de l’énergie en particulier ; elle dépend de l’écosystème créé par les politiques publiques, de la dynamique des dépenses et des recettes publiques, ou du fonctionnement des services publics, des grandes infrastructures, comme de l’appareil de formation et de recherche ou du marché du travail. Cette perte de compétitivité est, pour une large part, à l’origine des déséquilibres des finances publiques comme du chômage ; elle limite notre marge de manoeuvre en Europe et dans le monde ; elle menace notre niveau de vie et notre protection sociale ; elle réduit la capacité de croissance de l’économie.

L’industrie et les services qui lui sont associés sont clés dans cette affaire : c’est eux qui sont les plus directement exposés à la concurrence internationale ; c’est sur eux que repose le poids du commerce extérieur. L’emploi dans l’industrie est plus qualifié que la moyenne et il a un effet multiplicateur plus fort sur les autres emplois 2. L’industrie porte une très large part de la recherche et de l’innovation, ainsi que des gains de productivité. Les pays les plus industrialisés sont ceux qui résistent le mieux à la crise. La reconquête de la compétitivité industrielle doit donc être considérée comme la priorité économique de notre pays : elle conditionne tout le reste. Cette priorité – notamment par rapport aux secteurs abrités – doit se traduire dans les politiques publiques. D’où notre proposition qui « surplombe » celles, plus spécifiques, du présent rapport :

Toute nouvelle disposition législative ou réglementaire significative, toute nouvelle politique lancée par l’État devrait être accompagnée d’un document précisant son impact sur la compétitivité industrielle et les moyens d’en réduire les effets négatifs éventuels.

Pour reconquérir sa compétitivité, la France devra accomplir des efforts, manifester une grande persévérance dans l’action. Cela prendra du temps même si de premiers résultats peuvent être obtenus assez rapidement. Cela suppose un fort consensus au sein de la communauté nationale sur la nécessité de cette reconquête et de l’effort nécessaire ; chacun doit avoir le sentiment que l’effort est justement partagé, comme en seront justement partagés les bénéfices lorsqu’ils apparaîtront. Cela suppose aussi une confiance dans la capacité à réussir et une confiance dans l’engagement des différentes composantes de la société. C’est donc un pacte de confianceque le pays doit nouer avec lui-même.

L’objet du présent rapport, au-delà du diagnostic, est de proposer un ensemble de mesures cohérentes, servant de base à un pacte entre tous les acteurs de la reconquête industrielle de la France. »

1- Nous adoptons la définition de la compétitivité retenue par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) « La compétitivité est la capacité de la France à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants, et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale, dans un environnement de qualité. Elle peut s’apprécier par l’aptitude des territoires à maintenir et à attirer les activités, et par celle des entreprises à faire face à leurs concurrentes. »

2- Un emploi industriel génère 3 ou 4 emplois hors industrie.

 

 

1. Un véritable décrochage

 

Le décrochage de l’industrie française, qui s’est amorcé dans les années 1970 s’est accéléré au cours de la dernière décennie, notamment par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport à la Suède ou l’Italie. Toutes les analyses récentes convergent vers un même constat 3: l’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de déstructuration.

France Part de la VA dans la VA totale par branches 1980 20

 

La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France4, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15e place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %).

 

France Production industrielle DG Export et Import 1998 201

 

L’emploi industriel (hors construction) s’est également continuellement dégradé : il est passé de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans. L’accroissement de la concurrence étrangère, celle des pays européens comme celle de plus en plus présente des pays émergents, expliquerait entre un tiers et la moitié de ces destructions d’emplois sur la période récente (2000-2007) 5. 

L’affaiblissement de l’industrie française se traduit par des pertes de parts de marché considérables à l’exportation : en Europe, premier débouché commercial de la France (58,4 % des exportations en 2011), la part de marché des exportations françaises est passée de 12,7 %, en 2000, à 9,3 %, en 2011 6. Sur la même période, les exportations intracommunautaires de l’Allemagne ont progressé de 21,4 % à 22,4 %. Globalement, le solde de la balance commerciale est passé d’un excédent de 3,5 milliards d’euros en 2002 à un déficit de 71,2 milliards d’euros (soit 3,5 points de PIB), en 2011 7. La balance hors énergie était de + 25,5 milliards d’euros en 2002, elle est de –25,4 milliards d’euros, en 2011 8.

Cette situation se répercute sur le déficit public et l’endettement de notre pays. La perte de compétitivité a ainsi des conséquences majeures sur l’économie française. Les drames industriels, que la presse évoque tous les jours, émeuvent à juste titre l’opinion publique et lui donnent le sentiment que l’industrie « fout le camp » et, pire, que c’est irrémédiable.

 

France Taux de Marge par Branche 2000 2011

 

 

2. Un cercle vicieux prix/hors prix bien identifié

 

L’industrie française n’a pas une spécialisation internationale sectorielle très différente de celle de l’Allemagne. Mais hormis certaines niches, elle est plutôt positionnée, à la différence de son concurrent d’Outre-Rhin, sur le milieu de gamme en matière de qualité et d’innovation. Elle a peu de facteurs différenciants et elle est de ce fait très exposée à la concurrence par les prix, alors même que ses coûts sont relativement élevés – à l’exception du coût de l’énergie – par rapport aux autres pays européens. Pour la même raison, elle a été particulièrement sensible à la hausse de l’euro tout au long de la décennie écoulée.

 

Elle se retrouve dès lors prise en étau entre :

 

d’une part, l’industrie allemande positionnée sur un segment de gamme supérieur et qui, de ce fait, est moins sensible au facteur prix9. Déjà protégée par le niveau de gamme de ses productions, l’Allemagne a fait de surcroît des efforts significatifs sur les coûts, notamment par le transfert d’une partie des charges sociales sur la fiscalité et une politique de modération salariale au long de la décennie. Il convient néanmoins de préciser que les activités de services ont été largement dérégulées ; elles offrent des salaires très bas qui participent à la compétitivité globale mais seraient, à juste titre, jugés inacceptables en France 10. Cela a permis à l’industrie allemande de conforter ses marges, d’accroître ses investissements et ainsi son avantage comparatif ;

 

à l’autre extrémité, des pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est, qui bénéficient de coûts unitaires de production plus faibles que l’industrie française. Ceux-ci leur permettent de renforcer leur compétitivité-prix et/ou d’investir pour à leur tour monter progressivement en gamme. Il n’est pas nécessaire de développer plus avant ce point s’agissant de la Chine ou de la Corée du Sud dont les capacités technologiques sont, chaque jour, plus impressionnantes ; mais le processus est également engagé pour l’Inde, le Brésil, le Mexique, la Pologne, la République Tchèque ou, désormais, l’Espagne.

 

Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été conduite à préserver sa compétitivité-prix au détriment de sa compétitivité hors-prix : afin de conserver des prix compétitifs, les industries françaises ont été contraintes de rogner leurs marges 11, qui ont baissé de 30 % à 21 % 12 sur la période 2000-2011, alors qu’elles progressaient de 7 points en Allemagne 13. Cette évolution a eu pour conséquence de dégrader leur taux d’autofinancement (64 % en France en 2012 contre 85 % en 2000 et près de 100 % en moyenne dans la zone euro 14). La productivité globale des facteurs n’a pas progressé en France au cours de la dernière décennie du fait de l’insuffisance

 

France Ita All Taux d'autfinancement des SNF 2000 2012

 

9- L’élasticité des exportations aux prix est de 0,5 en Allemagne, 0,44 en Italie et 0,8 en France (source Natixis).

10- L’Allemagne compte 6,8 millions de salariés pauvres qui touchent moins de 8,5 euros de l’heure et 2 millions qui touchent 4 euros de l’heure ou moins.

11- Entendues comme le rapport entre l’excédent brut d’exploitation (EBE) et la valeur ajoutée brute.

12- Source INSEE, pour les industries manufacturières.

13- Source Eurostat, pour les mêmes industries manufacturières.

14- Source Datastream, INSEE, Natixis. 

 

  A consulter

 

Tableau de Statistiques sur la Désindustrialisation comparée au sein de l’UE et aux Etats-Unis en 2011

 

 

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:01
 
L’OFCE, Observatoire de conjonctures économiques, vient de publier ses prévisions pour 2012-2013.
D’excellents documents à lire sans attendre pour mieux participer aux débats économiques.
Au moment du débat budgétaire au Parlement, puis du vote de la LFI (la loi de finance initiale) ces prévisions revêtent un intérêt accru  pour les citoyens observateurs que nous sommes.
Merci à Xavier TIMBEAU, Eric HEYER, Matthieu PLANE et tous les autres économistes de l’OFCE !
 
L'intégrale de la conférence de presse ici  
   
   
OFCE Previsions Conférence de Presse 18 10 2012 Page 04
      
OFCE Previsions Conférence de Presse 18 10 2012 Page 05
 
OFCE Previsions Conférence de Presse 18 10 2012 Page 02
 OFCE Previsions Conférence de Presse 18 10 2012 Page 03
 
   
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:59
  
Voici les « Perspectives 2012-2013 pour l’économie mondiale » de l’OFCE :
La débâcle de l’austérité
Prévision du 18 octobre 2012 
sous la direction de Xavier TIMBEAU   
 
Monde PIB par tete en PPA 1999 2013
       
OFCE Perspectives de croissance mondiale 2013
  
Lire l'intégralité ici
 
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:58

Prévisions de l’OFCE, Perspectives pour l’économie européenne, jeudi 19 octobre 2012 (3/4)

 

Voici les « Perspectives 2012-2013 pour l’économie européenne » de l’OFCE :

 

« Zone euro : l’austérité pour tous, tous pour l’austérité ? »

 

Prévision du 18 octobre 2012, Sous la direction de Xavier TIMBEAU

    Taux d'interet publics dans la Zone euro 2007 2012

     

Croissance des pays de la Zone euro 2011 2013

 

Lire l’intégralité ici 

  Zone euro : l’austérité pour tous, tous pour l’austérité ?

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:57

 

Voici les « Perspectives 2012-2013 pour l’économie française » de l’OFCE 

 

« France : la guerre de 3 % aura-t-elle lieu ? »

 

Prévision du 18 octobre 2012, Sous la direction de Xavier TIMBEAU

 

 

Evol PIB par tête France pendant les crises

 

 

 

 Previsions France 2012 2013

 

Lire l’intégralité ici 

France : la guerre de 3 % aura-t-elle lieu ?

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 08:56

 

En avril 2012, la direction des études économiques de Crédit Agricole SA,

dirigée par Jean-Paul BETEBE,

a publié une étude qui attire l’attention du lecteur sur

les points forts de l’économie française :

« France : des points forts à faire valoir »

A ne pas oublier !

 

 « Il a été beaucoup question dans les débats récents des faiblesses structurelles de l’économie française : taux de prélèvements obligatoires élevé (particulièrement pour les cotisations sociales employeurs) ; lourdeurs administratives (code du travail notamment) ; poids des dépenses publiques dans le PIB ; faible niveau de compétitivité prix et qualité des produits exportés ; fragilité des PME, dont la plupart disposent d’une taille et d’une solidité financière insuffisantes. Si corriger ces points faibles ne peut qu’aider à renforcer la compétitivité du pays et à rehausser son potentiel de croissance, la France peut aussi chercher à s’appuyer sur ses points forts et à valoriser ces nombreux atouts.

 

 Si les fragilités du tissu entrepreneurial français sont souvent pointées du doigt (taille des PME insuffisante et faible nombre d’ETI), la France peut s’enorgueillir d’avoir de grands groupes performants, de dimension mondiale.

Dans l’ensemble, ces grandes entreprises ont fait preuve d’une bonne résistance face à la crise de 2008 – 2009. Elles ont su se redresser et continuent à rivaliser avec leurs concurrents internationaux.

500 premiers groupes mondiaux

Les 500 premiers groupes Mondiaux par pays 2011

La réussite économique de ces grands groupes s’appuie sur un savoir-faire reconnu dans un certain nombre de domaines d’activité. Cette excellence française se manifeste dans les secteurs de l’énergie (Total, GDF-Suez, EDF-Areva), de l’aéronautique et de l’armement (EADS, Safran, Thales, Dassault), de l’agroalimentaire (Danone, Pernod Ricard, Lactalis), du luxe (LVMH, PPR), de la construction (Saint-Gobain, Vinci, Bouygues, Eiffage) ou encore de la pharmacie (Sanofi-Aventis).

 Ces grands groupes qui ont, par définition, atteint une taille critique suffisante pour pouvoir exporter massivement se taillent la part du lion sur les marchés extérieurs. Dans un contexte marqué par une forte aggravation du déficit commercial français, ces secteurs font figure d’exception. Alors que le déficit français se creuse depuis 10 ans, leur solde commercial est resté positif, stable voire en augmentation pour certains.

 

 Solde commercial

France Solde du commerce exterieur 1995 2010

L’économie française peut également compter sur un certain nombre d’atouts pour attirer les investisseurs étrangers et ainsi favoriser sa croissance économique.

En premier lieu, la taille de son marché et sa position géographique avantageuse en Europe offrent d’importants débouchés pour les entreprises qui s’y implantent.

 

PIB par habitant

PIB par Hab Pays en PPA et en dollars 2011

Les entreprises qui s’implantent en France peuvent également disposer d’une main-d’oeuvre qualifiée à forte productivité. Deux indicateurs permettent de mettre en avant ce haut niveau de qualification. Le premier indicateur est celui de la part des 25 à 34 ans disposant d’un diplôme de l’enseignement supérieur.

La France avec un taux de 43,2% se situe nettement au-delà de la moyenne de l’OCDE à 36% (ou encore de l’Allemagne à 25,7%). Un second indicateur, le nombre de chercheurs par millier d’actif, ressort également au-dessus de la moyenne avec 8,3 actifs sur 1 000 en France contre 6,5 pour l’Union européenne et 7,6 pour l’Allemagne.

 

 Productivité horaire

Productivité horaire du travail en 2011

La France peut également faire valoir un réseau d’infrastructures de transports particulièrement dense et de grande qualité couvrant l’ensemble du territoire. Les réseaux ferroviaires et autoroutiers se composent de respectivement 30 000 km et 11 000 km environ.

 

Flux d'IDE

Principaux flux d'IDE entrants en 2011

Ces points forts font de la France un pays très attractif. Entre 2000 et 2010, la France a reçu en moyenne environ 46,3 milliards d’euros par an d’Investissements directs étrangers (IDE, cf. graphique). Le stock total d’IDE équivalait à 39% du PIB en 2010. Les entreprises étrangères participent activement au bon fonctionnement de l’économie.

Un soutien public fort et renforcé au niveau de la R&D

Lancée en 2000 à l’échelle de l’Union européenne, la stratégie de Lisbonne avait pour objectif d’atteindre un taux d’investissement public et privé dans la R&D équivalent à 3% du PIB pour chaque État membre (cf. graphique). Si la France n’a pas réussi à respecter cet objectif, les années 2000 ont cependant marqué un tournant avec la volonté affichée des pouvoirs publics de développer et d’encourager l’innovation et la connaissance.

La recherche et l’innovation sont, on le sait, des enjeux majeurs, puisque la faiblesse de la compétitivité des produits français tient pour partie à des facteurs hors prix (qualité et contenu en innovation, cf. Perspectives France de janvier 2012).

Dépenses en RD

France UE Depenses en RD 1995 2010

Le positionnement milieu de gamme des produits français associés à des marges en déclin (sur fond de compétition féroce) serait notamment responsable de la part limitée des investissements des entreprises en R&D. Un soutien public dans ce domaine doit aider à pallier ces faiblesses, en encourageant les entreprises à investir pour se déployer sur de nouveaux marchés pour s’adapter à la demande et aussi monter en gamme.

Au cours des années 2000, plusieurs réformes et mesures ont été entreprises en ce sens. Parmi elles, on peut notamment citer : le lancement des pôles de compétitivité (2005), la réforme du crédit d’impôt recherche (2008) et les programmes d’investissements d’avenir ou « Grand emprunt » (2009).

Traitement fiscal de la RD

Traitement fiscal de la RD 2008 2011

  

Une croissance démographique dynamique

Le dynamisme démographique français est également un vrai atout. La France dispose en Europe du taux de fécondité le plus élevé après l’Irlande avec 2,03 enfants par femme contre une moyenne de 1,6 pour l’Union européenne (en 2010). La France semble, en effet, avoir échappé à la « seconde transition démographique » post baby-boom avec une baisse du taux de fécondité moins marquée qu’ailleurs.

 

La France reste ainsi l’un des rares pays à être à peu près en mesure de « renouveler ses générations ». En effet, le taux de fertilité de 2,03 enfants par femme (en moyenne de 1,95 sur les 10 dernières années) y est très proche du « seuil de remplacement des générations » de 2,11 (cf. graphique).

Taux de fécondité

Taux de Fecondite Mot 2000 2010

 

Au-delà d’un avantage relatif au niveau du financement des retraites, le maintien à un niveau équivalent de la population potentiellement active contribuerait surtout à soutenir la croissance potentielle française (qui très schématiquement est le produit de la croissance de la main-d’oeuvre et de celle de la productivité).

Ce dynamisme de la population française, par contraste avec le reste de l’Europe, pourrait devenir un élément discriminant en termes d’attractivité. Le marché français du fait de la croissance prévisible de sa population (73 millions d’habitants en 2050 contre 65 actuellement) conserve un potentiel, là ou ailleurs en Europe, il sera davantage question de déclin. »

 

Lire l'intégralité de l'article ici 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 08:14

 

La direction des études économiques de BNP Paribas vient de publier une analyse de la situation de l’économie française utile et claire.

Dans ce document intitulé « Les grands chantiers de l'économie française »,  Hélène Baudchon dresse un portrait plutôt équilibré mais sans langue de bois de l’économie française.

Il y a un réel consensus des observateurs sur le diagnostic.

Seules les solutions proposées peuvent changer, sans pour autant remettre en question les principales voies à suivre.

Un excellent document à lire sans attendre !

All France Ecart de performance 2000 2012

 

«  L‘économie française est mal en point à bien des égards. Le taux de chômage y atteint 10%.

Elle cumule un déficit budgétaire et un déficit commercial, tous deux élevés (5,2% du PIB pour le premier en 2011 et 3,5% pour le second).

La dette publique frôle les 90% du PIB.

Les entreprises sont handicapées par la faiblesse de leur taux de marge, un symptôme parmi d’autres de leur perte de compétitivité.

L’industrie est en recul et ne compte plus que pour 13% de la valeur ajoutée brute totale.

La croissance française est bien plus souvent qualifiée de molle que de vigoureuse.

A juste titre, au regard d’un rythme annuel moyen d’à peine plus de 1% au cours des dix dernières années (2001-2011), soit un point de moins par rapport aux dix années précédentes et à mettre aussi en regard d’une moyenne historique de 3,3% (1950-2011).

Conso Le modèle français 2000 2012

Ces performances médiocres ne doivent cependant pas faire oublier des points forts, toujours nombreux et à partir desquels un redressement est possible.

Pour reprendre l’expression de Valéry Giscard d’Estaing, la France est une « grande puissance moyenne », dont les sources de richesse sont diversifiées et la démographie dynamique. Les ménages disposent d’un confortable matelas d’épargne.

 L’endettement du secteur privé est dans les limites du raisonnable.

Début 2012, la dette française, bien que sous surveillance des agences de notation, fait partie des valeurs refuge, une sûreté qui se paie d’un rendement historiquement bas de 3% sur l’OAT 10 ans.

La France compte de nombreuses multinationales de renom parmi les leaders mondiaux 1 et dispose d’un savoir-faire incontesté dans de nombreux secteurs d’activité (aéronautique, BTP, luxe, agroalimentaire, pétrole, services aux collectivités, santé…).

Les difficultés économiques rencontrées par la France ont rejailli sur la campagne électorale.

La politique économique au sens large (budgétaire, industrielle, emploi…) y aura donc eu une place à part.

Le but, ici n’est cependant pas de revenir in extenso sur les programmes mais de planter le décor, de faire le point sur les chantiers à lancer et les défis à relever.

Les enjeux sont grands (une nouvelle dynamique de croissance) et les cinq prochaines années déterminantes. »

(…)

Exportations Le modèle allemand 2000 2012

« Le champ des problèmes

La France cumule un certain nombre de problèmes qui l’amènent à être moyennement notée dans les classements du type Lisbon Council ou World Economic Forum 4 .

Dans l’Euro Plus Monitor 2011 du Lisbon Council, la France est ainsi en 13ème position sur les 17 pays de la zone euro avec une note moyenne de 4,5 (sur une échelle de 0 à 10), inférieure à celle de la zone euro qui obtient 5,55. Ce score est composé d’une note sur la croissance (4,7), la compétitivité (3,7), la soutenabilité budgétaire (4,1) et la résilience (5,3) (cf. graphique 6). La France est plus mal notée encore sur ses progrès, lents, limités et mineurs (score de 2,5).

Le nouveau tableau de bord de la Commission européenne va un cran plus loin en visant à alerter sur les déséquilibres excessifs, existants ou en formation.

 

Le premier rapport épingle la France sur plusieurs critères (cf. tableau 1)6 .

La baisse de ses parts de marché dans le total des exportations mondiales, en plus de dépasser le seuil critique défini, est l’une des plus importantes des pays de l’UE.

La détérioration du solde commercial est néanmoins qualifiée de graduelle et le déficit courant reste en deçà du seuil critique.

La dégradation de la compétitivité prix et hors prix est jugée préoccupante mais sans atteindre un niveau alarmant.

Cependant, compte tenu de ces évolutions, la baisse de la profitabilité des entreprises françaises et ses répercussions sur leur capacité d’investissement sont mentionnées comme méritant un complément d’analyse. Au niveau des déséquilibres intérieurs, l’augmentation de la dette privée est pointée du doigt puisqu’elle atteint désormais 160% du PIB et qu’elle s’est accrue parallèlement à la dette publique (seul indicateur interne dépassant la cote d’alerte).

La hausse des prix immobiliers et le niveau du taux de chômage sont en-deçà des seuils d’alerte mais pas très éloignés.

France Tableau de Bord de la Commission européenne

En résumé, ce rapport met la France sous surveillance. Les déséquilibres dont elle souffre aujourd’hui sont limités en nombre ainsi qu’en taille, mais leur tendance est à l’augmentation.

Elle est encore loin de l’étape des recommandations que pourrait lui faire la Commission. Mais si elle veut y échapper, il va lui falloir redoubler d’efforts en termes de réformes structurelles.

Selon l’OCDE, les gains à en attendre seraient substantiels, de l’ordre de 1 point de croissance potentielle en plus 7.

 

Nous nous focalisons, ci-après, sur trois chantiers :

emploi, finances publiques, compétitivité.

Ces différents chantiers sont étroitement reliés ; ils ne peuvent pas véritablement avancer l’un sans l’autre.

Ainsi, la consolidation budgétaire se fera d’autant plus facilement que l’emploi sera dynamique, ce qui implique que l’économie française regagne en compétitivité.

Le redressement de cette dernière passe, entre autres, par la correction des rigidités du marché du travail et l’assainissement des finances publiques.

Celui-ci est, enfin, un passage obligé pour soutenir la croissance et les emplois de demain.

Les travaux ont commencé. Il faut, au minimum, les poursuivre et, de préférence, passer à la vitesse supérieure. »

 

Lire l’intégralité de la publication ici :

 

http://economic-research.bnpparibas.com/applis/www/recheco.nsf/ConjonctureByDateFR/DE70F7953896ADD4C12579FB00439A54/$File/C1205_F2.pdf?OpenElement

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 15:28

 

La situation économique de la France exige des changements immédiats dans l’orientation de nos politiques économiques. Pourquoi ?

C’est ce que tente de résumer dans

« France : il faudrait une rupture de politique économique »

Patrick ARTUS,

le directeur de la Recherche économique chez Natixis.

France Balance Courante 1998 2012

On peut certes discuter des modalités du changement, mais de profonds changements sont indispensables et urgents. Le texte de Patrick ARTUS a le mérite d’être court, clair et net.

 

« La dégradation tendancielle de la situation économique de la France est impressionnante : pertes d'emplois qualifiés, de parts de marché, de capacité à exporter, de profitabilité des entreprises de niveau de gamme, de croissance potentielle, incapacité à satisfaire la demande intérieure,

France Balance Commerciale 1998 2012

 malgré la hausse des dépenses publiques et de la pression fiscale, le maintien de déficits publics et une politique monétaire expansionniste.

Si seuls des ajustements à la marge sont faits, cette tendance se prolongera et une crise de sous-emploi et de balance des paiements similaire à celle qui affecte les pays du Sud de la zone euro est inévitable.

 

Il faut donc une rupture qui, d'après nous, mais ceci peut être débattu (pas la nécessité d'une rupture), permette de régénérer un tissu de grosses PME profitables, créatrices d'emplois et exportatrices, ce qui nécessite certainement une réforme fiscale profonde, une analyse de l'efficacité des politiques et des dépenses publiques, une modification du fonctionnement du marché du travail, une renégociation des nouvelles règles prudentielles des banques et des assureurs, etc… »

 

 « Quand on regarde la situation économique de la France depuis la fin des années 1990, on est frappé par :

- le recul de l’emploi industriel et plus largement de l'emploi qualifié;

- la perte considérable de parts de marché sur le marché intérieur et à l'exportation, l'incapacité croissante à exporter.

Ceci est à rapprocher du faible nombre d'entreprises exportatrices en France, dont on sait qu'il est lui-même à rapprocher de la disparition des PME innovantes qui sont massivement achetées par les grands groupes. »

 

« En conséquence, on voit la détérioration de la balance commerciale et de la balance courante depuis la fin des années 1990.

- l'incapacité croissante à satisfaire par la production domestique la demande intérieure, ce que montre la comparaison des évolutions de la demande intérieure et du PIB, ou de la demande intérieure et de la valeur ajoutée dans le secteur manufacturier;

- la baisse du niveau de gamme de la production qui explique la forte sensibilité de la demande de produits français à leur prix (d'où le recul de la part de marché de la France de 2002 à 2008, avec l'appréciation de l'euro,) et le recul de la profitabilité des entreprises, globale et dans l'industrie. Le positionnement en bas-milieu de gamme de l'industrie française prive les entreprises industrielles de pricing power, d'où l'incapacité à passer les hausses des coûts de production dans les prix et la perte de profitabilité ;

- la faiblesse des gains de productivité et donc de la croissance potentielle, avec en plus le vieillissement démographique.

 

 Compte tenu de la tendance des gains de productivité et des évolutions démographiques, la croissance potentielle de la France est de l'ordre de 1% par an. Une fois enlevés le coût de la hausse du prix des matières premières et les coûts liés au vieillissement, il ne reste pratiquement aucun gain de pouvoir d'achat à distribuer aux actifs. »

Ces évolutions défavorables se sont produites alors même que, en moyenne :

- les dépenses publiques et la pression fiscale ont augmenté, un déficit public permanent a subsisté ;

- la politique monétaire a été expansionniste comme le montre la hiérarchie entre les taux d'intérêt et le taux de croissance. »

 

« On ne peut donc certainement pas attribuer les problèmes structurels de la France à un policy mix constamment trop restrictif.

 

La tendance en France est la contraction de l'industrie, la dégradation du commerce extérieur, la perte d'emplois qualifiés et la baisse de la croissance potentielle, le recul de niveau de gamme et de la profitabilité des entreprises, la réduction du nombre de PME suffisamment grandes pour exporter. Si cette tendance se prolonge, la France va connaître inévitablement une crise de balance des paiements, une contraction de la demande intérieure et une forte hausse du chômage. »

 

« Il faut donc des politiques économiques de rupture par rapport à cette tendance.

Nous suggérons :

- d'identifier tous les facteurs qui découragent les créateurs de PME innovantes de construire des entreprises de grande taille, exportatrices ;

- de réformer profondément la fiscalité pour réduire le poids des charges sociales ;

- de réduire les déficits publics beaucoup plus par la réduction des dépenses publiques en menant une analyse scientifique de l'efficacité des politiques publiques ;

- de réformer les négociations entre employeurs et syndicats pour qu'elles ne portent pas seulement sur les salaires ;

- de rejeter les nouvelles règles prudentielles des intermédiaires financiers.

Mais il existe certainement d'autres idées, cependant la nécessité d'une rupture par rapport à la tendance nous paraît évidente. »

 

Lire l’intégralité ici :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63855

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:02

 

Ce mardi 10 avril 2012, Patrick ARTUS Directeur de la Recherche économique  chez NATIXIS s’interroge sur l’interdépendance entre commerce mondial et croissance mondiale dans la publication suivante :

« Le commerce mondial nous passe-t-il un message sur la croissance mondiale ? »

Qu’annonce le ralentissement du commence mondial, des échanges de biens au niveau mondial ?

Le ralentissement du commerce mondial annonce-t-il une récession mondiale ou bien, la croissance mondiale sera-t-elle davantage soutenue par les ressorts internes de la croissance des différentes régions du monde ?

Croissance PIB Monde 1996 2012 

On observe aujourd’hui un ralentissement important du commerce mondial :

 Faut-il en conclure

-       que la croissance mondiale va ralentir ;

-       qu’une récession mondiale menace contrairement à ce qui est communément anticipé ?

-       Ou bien peut-il y avoir décorrélation entre la croissance mondiale et le commerce mondial ?

 

D’où pourrait venir une décorrélation entre le commerce mondial et la croissance mondiale ?

-       de la composition de la croissance (contribution plus faible des stocks et de l’investissement en biens d’équipement par exemple ; contribution plus faible de l’industrie et plus forte des services) ;

-       de l’origine de la croissance, si, dans chaque pays excédentaire, elle est davantage tirée par la demande intérieure ; et si dans chaque pays déficitaire, la demande intérieure ralentit ;

-       d’un problème de financement du commerce mondial.

 

Ces explications d’une possible décorrélation entre le commerce mondial et la croissance mondiale ne nous paraissent pas convaincantes pour la période récente.

Exportations et PIB Monde 1996 2012

Le ralentissement du commerce mondial doit donc inquiéter.

 

La seule explication qui semble apparaître aujourd’hui est la dernière : le trade credit ralentit, mais il est difficile de savoir déjà si c’est une cause ou une conséquence du ralentissement du commerce mondial.

 

Lire la suite ici : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63440

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 08:36

Le Conseil d’Analyse Economique vient de publier un nouveau rapport

Crise et croissance : une stratégie pour la France

 et une nouvelle lettre qui l’accompagne.

 Ce rapport a été rédigé par Philippe Aghion (Harvard), Gilbert Cette (Banque de France), Élie Cohen (CNRS) et Mathilde Lemoine (HSBC).

Ce rapport fait suite à trois précédents rapports publiés par les mêmes auteurs ou presque depuis des années pour le compte du  Conseil d’Analyse Economique. D’autres rapports du CAE viennent compléter les analyses et propositions de ces rapports.

 

 « Les leviers de la croissance française » de Philippe Aghion, Elie Cohen, Jean- Pisani-Ferry et Gilbert Cette pour le Conseil d’Analyse Economique, Novembre 2007.

« Politique économique et croissance en Europe » de Philippe Aghion, Elie Cohen et Jean- Pisani-Ferry pour le Conseil d’Analyse Economique, Janvier 2006

« Education et croissance » de Philippe Aghion et Elie Cohen pour le Conseil d’Analyse Economique, Janvier 2004.

 

 Il est clair que les réflexions menées et les propositions faites par tous ces auteurs et présentées au différents Premier Ministre depuis 2004 devraient influencer les décisions et les mesures à mettre en œuvre par le pouvoir politique dés maintenant et plus particulièrement à partir de l’été 2012.

 

« Dans ce rapport, Philippe Aghion, Gilbert Cette, Élie Cohen et Mathilde Lemoine posent la question du choix des mesures économiques favorables à la croissance française à moyen et long termes, qui tiennent compte des contraintes, notamment budgétaires, que la récente crise a accrues.

 Dans la lignée du rapport du CAE sur les leviers de la croissance, celui-ci se différencie dans la mesure où la crise monétaire, financière et économique a modifié la pertinence des arbitrages à effectuer.

Il développe les questions relatives à la qualité de l’offre productive et à la compétitivité de la France.

Les auteurs prônent une politique d’investissement dans l’enseignement supérieur et la R&D, de flexibilisation des marchés des biens et du travail, de sécurisation des parcours professionnels, ainsi que de soutien sectoriel à l’innovation.

 

En raison des contraintes budgétaires apparues à la suite de la crise, les auteurs suggèrent qu’il convient de procéder, non pas à un accroissement net des dépenses, mais à un déplacement de celles-ci, de manière à garantir les conditions de la nécessaire consolidation fiscale.

Dette Publique en % du PIB 1997 2010

 

C’est pourquoi les auteurs mettent en lumière, notamment, les économies qui pourraient être réalisées en réduisant, voire supprimant, certaines niches fiscales, et ce en dépit des inévitables mécontentements que pareilles mesures susciteraient.

 

 Le point de vue des auteurs est donc de refuser toute position extrême ultra-keynésianisme d’un côté, selon lequel une hausse aveugle des dépenses publiques ignorant les contraintes budgétaires serait l’impulsion indispensable à la relance macroéconomique, et monétariste de l’autre côté, selon lequel l’assainissement drastique des finances publiques serait un préalable inévitable sans effet récessif notable. Les auteurs sont partisans d’une troisième voie, celle d’une intervention ciblée internalisant la contrainte budgétaire. »

 

Personne ne sera surpris ici de voir que le point de vue équilibré des auteurs me parait le plus pertinent. Sortir des débats stériles entre les tenants de postions extrêmes et un premier pas indispensable vers la résolution de nos problèmes économiques, sociaux, monétaires et financiers.

 

Le rapport est suivi de trois commentaires de Commentaire de Jean-Philippe Cotis,  Jean-Hervé Lorenzi et Jean-Pierre Vespérini.

 

Le RAPPORT  et les trois contributions qui l’accompagnent

peuvent également être téléchargés.

Les précédentes lettres du CAE peuvent être consultées et téléchargées

en cliquant ici

 

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A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012