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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

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Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:47

Bernard WALLISER vient de publier chez Odile JACOB

 un ouvrage fort utile pout tous ceux qui s’interrogent sur

les fondements de l’analyse économique, la construction du savoir économique ...

 Ce livre est intitulé :

« Comment raisonnent les économistes ? Les fonctions des modèles » 

Le principal intérêt de ce livre est clairement d’expliquer ce qu’est un modèle en économie.

Qu’est-ce qu’un modèle ?

Pourquoi avons-nous des modèles ? A quoi sert un modèle ?

Comment construit-on un modèle ?

Quels sont les limites d’un modèle ?

Existe-t-il des « Tops Modèles » ?

« Comment raisonnent les économistes » par Bernard WALLIL’introduction du livre commence par le paragraphe suivant qui en dit long sur l’importance des modèles en économie :

« Les modèles sont devenus l’expression privilégiée du savoir économique, au niveau de sa conception

Comme de sa diffusion. Le travail de l’économiste, qu’il soit théoricien ou praticien, est désormais concentré sur la construction et l’utilisation des modèles. Les articles de revue portent essentiellement sur la présentation, la discussion ou l'exploitation d'un modèle. Les médias font référence à tel ou tel modèle pour évoquer et commenter les problèmes économiques contemporains. Si une économie littéraire subsiste, elle ne se manifeste plus que dans son rôle d'accompagnement des modèles en amont comme en aval. Un prémodèle qualitatif fournit les premiers éléments permettant de structurer les idées concernant le champ d'analyse retenu. Des interprétations viennent compléter l'explicitation du modèle afin d'en fixer le domaine de validité et la signification des relations. Des commentaires accompagnent les résultats du modèle pour préciser son mode d'emploi et baliser ses forces et ses faiblesses.

Les modèles se sont d'abord imposés dans les sciences de la matière et à un moindre degré dans les sciences de la vie. Ils ont d'emblée été conçus comme des prolongements de théories lorsque ces dernières eurent manifesté leurs limites. »

 

Je vous laisse découvrir la suite dans le livre …

 

Les modéles et l'enseignement de l'économie au lycée

J’ajoute que depuis des années, l’enseignement de l’économie au lycée est en débat.

Au cœur de ces débats, on trouve notamment la place des modèles, de la modélisation …

Cet ouvrage peut donc être très utile aux professeurs qui enseignent l’économie au lycée.

 

Présentation de l’éditeur : Désormais, le travail de l’économiste, qu’il soit théoricien ou praticien, est concentré sur la construction et l’utilisation de modèles.

Les médias eux-mêmes y font sans cesse référence pour discuter les problèmes économiques contemporains.

S’ils se sont imposés dans les sciences de la matière et à un moindre degré dans celles de la vie, ils pénètrent moins les sciences humaines et sociales.

L’économie fait donc figure d’exception à cet égard. Pourquoi ce privilège ? À quoi donc servent les modèles en économie ? Comment se présentent-ils ?

Bernard Walliser propose une analyse systématique de leurs fonctions et montre, exemples à l’appui, à quel type de problème chacune entend répondre.

L’un des meilleurs spécialistes du raisonnement économique décrypte le cœur même de sa discipline.

 

 Auteur de "L’Intelligence de l’économie et de L’Économie cognitive", Bernard Walliser est professeur d’économie à l’École nationale des ponts et chaussées.

 

Sommaire : les fonctions des modèles

 Fonction iconique

Fonction syllogistique

Fonction empirique

Fonction heuristique

Fonction praxéologique

Fonction rhétorique

 

Le site de l’éditeur: Odile JACOB

http://www.odilejacob.fr/

 

La page personnelle de l’auteur

http://www.pse.ens.fr/walliser/index.html 

 

Bernard WALLISER

12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 13:40
 
Le bloggeur Ozenfant (site web), me questionne dans un commentaire du billet (« Croissance smithienne » et « Croissance schumpétérienne »))surla distinction entre analyse microéconomique et analyse macroéconomique. Cette distinction me semble utile dans la mesure ou elle permet d’envisager sous des angles différents les phénomènes économiques. Mais elle n’est pas définitive car la « réalité économique » est simultanément microéconomique et macroéconomique. Les deux approches sont, in fine, inséparables. Il n’y a que les méthodes, et les résultats (parfois) liés à ces méthodes pour les séparer.
 
Microéconomie versus Macroéconomie :
deux méthodes d’analyse opposées ?
 
De l’analyse microéconomique à …
 
        La microéconomie est la branche de l’analyse économique qui étudie le comportement des unités économiques (consommateurs, producteurs, …) et leurs interactions. La microéconomie est donc la science des choix (de production, de consommation, …) des acteurs de l’économie, acteurs supposés rationnels (homo oeconomicus), sous contraintes. L’analyse microéconomique relève de l’individualisme méthodologique, c'est-à-dire une méthode consistant à étudier les phénomènes en partant de l’hypothèse selon laquelle les individus sont guidés dans leurs choix, leurs comportements, par certaines formes de rationalité. On obtient le résultat global à partir d’une simple agrégation des comportements individuels. L’économie dans son ensemble n’est que l’agrégation des choix et comportements d’individus isolés mais en interaction. Le tout n’est que la somme des parties.
 
… l’analyse microéconomique
 
La macroéconomie est la branche de l’analyse économique qui étudie la structure, le fonctionnement et les résultats de l’économie globale. Or, les résultats de l’économie, de l’économie considérée dans son ensemble, sont étroitement liés aux politiques macroéconomiques qui visent à influencer les variables globales de l’économie comme le PIB, la consommation des ménages, l’investissement des entreprises,…
Dans une perspective macroéconomique, le tout est davantage que la somme des parties, il n’est pas le résultat de la simple agrégation de comportements individuels. L’économie globale n’est plus la simple agrégation d’actions individuelles en interaction. L’économie globale, tout comme la société dans son ensemble, est une réalité sui généris (en elle même) qui a ses lois propres.
La macroéconomie est une approche qui répond aux principes du holisme méthodologique.  C’est aussi une approche systémique puisque l’économie globale peut être considérée comme un système économique dont les éléments sont interdépendants. 
 
Nous avons donc, d’une part, une approche qui porte son attention sur les acteurs individuels, l’individualisme méthodologique et d’autre part, une approche qui met l’accent sur le système économique global, le holisme méthodologique.
 
 
De la microéconomie à la macroéconomie :
 
« Bridge » or « no bridge » ?
 
En ce qui me concerne, je défends très clairement les approches selon lesquelles il existe des fondements microéconomiques à la macroéconomie. Je ne comprends pas les « intégristes » du « no bridge » entre les deux approches. Il y a des ponts, multiples pour relier les deux approches.
 
L’explication de phénomènes microéconomiques peut permettre de comprendre des phénomènes macroéconomiques et réciproquement, l’explication des évolutions des grandeurs macroéconomiques peut permettre de mieux aborder les changements de comportements des acteurs au niveau microéconomique.
 
Dans ces conditions, cette opposition devient vite superficielle, partielle, partiale et normative.
 
De plus dans le billet, (« Croissance smithienne » et « Croissance schumpétérienne »), il me semble que je pars deux fois des comportements microéconomiques pour expliquer des évolutions au niveau macroéconomiques.
 
La division technique du travail (intra entreprise) et ses premiers effets relèvent bien du niveau microéconomique. Mais avec Adam SMITH, puis ses disciples, on a pu montrer ses effets au niveau macroéconomique sur la croissance, l’emploi,…
 
De manière analogue, l’innovation chez Joseph SCHUMPETER relève clairement de comportements microéconomiques, ceux des entrepreneurs innovateurs. Pour autant, on a pu montrer les effets de l’innovation, au niveau macroéconomique, sur la croissance, l’emploi,… à travers le processus de destruction créatrice.
 
Autre exemple, si les consommateurs changent de comportement de consommation, cela aura des impacts positifs ou négatifs sur la croissance, l’emploi, .., au niveau macroéconomique.
 
De manière analogue, si des mesures sur le pouvoir d’achat des ménages, considérés globalement, sont prises et appliquées, ce changement d’ordre macroéconomique peut aboutir à des changements de comportement au niveau microéconomique. Est-ce la consommation qui va augmenter et/ou l’épargne ? Et donc, la croissance et l’emploi, …
 
On pourrait multiplier les exemples …
 
L’appréciation de l’euro : effets micro ou macro ?
 
Enfin, sur les effets de l’appréciation de l’euro par rapport au dollar, la distinction des effets microéconomiques et macroéconomiques est encore factice. Cette appréciation a bien des effets au niveau microéconomique sur des entreprises dans certains secteurs en particulier.
Pour autant, la gestion de l’euro relève du niveau macroéconomique, et c’est bien l’absence de véritable politique de change dans la zone euro (niveau macro), qui provoque en partie cette appréciation de l’euro dont les effets vont se traduire au niveau microéconomique.
 
 
Donc, je ne privilégie pas l’approche macroéconomique par rapport à l’approche microéconomique. Même si des études séparées sont indispensables, les résultats obtenus dans le cadre de ces deux perspectives de recherche sont complémentaires.
 
La « réalité économique » n’est ni exclusivement microéconomique, ni exclusivement macroéconomique, elle est tout cela en même temps.
 
Des fondements microéconomiques de la macroéconomie à … 
 
De nombreuses analyses tentent de mettre en évidence les fondements microéconomiques de la macroéconomique. Mais, même si l’intuition est juste, il me semble que ce sont les outils à la disposition des chercheurs qui ne permettent pas d’aboutir.
 
… la combinaison de la mécanique quantique
et de la théorie de la relativité
 
On retrouve ce type de difficulté en Physique, ou les scientifiques cherchent encore et toujours à unifier, à concilier tout au moins, l’approche « micro » de l’infiniment petit par la mécanique quantique et celle « macro » de l’infiniment grand liée aux résultats des théorie de la relativité restreinte et de la relativité générale proposées par Albert EINSTEIN entre 1905 et 1915.
 
Cela étant, je n’affirmerai pas, à l’instar du Général de GAULLE « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche ».
 
Il est en effet plus facile de chercher que de trouver…
 
A consulter :
 
 
 
27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 14:42
 
Chaque année, au moment de la remise du Prix Nobel d’économie, c’est le même refrain qui nous est « chanté » par ceux qui prétendent nous proposer des explications économiques objectives, à distance de la "faible science" économique et des idéologies.
 
Le « Prix Nobel » d'économie n'existe pas. La "science économique" n’est pas une science. Un économiste ne peut être récompensé au même titre qu’un physicien. Le label "Nobel" ne peut s’appliquer ni à l’économie, ni aux économistes. Il faut cesser de tromper les gens et de trahir la mémoire d’Alfred Nobel.
 
Analyse économique ou idéologie économique ?
 
S’appuyant sur les déclarations du professeur André Babeau « On n'est déjà pas certain que toute subjectivité soit absente des sciences exactes ; s'agissant des sciences sociales et de l'économie en particulier, on est en revanche sûr que l'idéologie, d'où qu'elle vienne, est au point de départ de beaucoup de travaux, même parmi les plus célébrés. » et du professeur Dani Rodrik, qui n'hésite pas à affirmer que « les différences entre économistes sur la mondialisation ne sont pas le produit de modèles économiques différents ou de lectures différentes des informations empiriques ». Elles proviennent, explique-t-il, « de leurs différents rapports à l'éthique et de leurs préférences politiques », Christian Chavagneux rédacteur en chef adjoint du mensuel « Alternatives économiques » nous explique que ce que nous racontent les économistes n’a rien ou presque de scientifique et que la science économique masque une discipline profondément idéologique. Que l'idéologie soit présente, de manière latente, est une chose, mais que la science économique ne soit qu'idéologie en est une autre.
 
On retrouve ce type de critiques chez Bernard MARIS (Oncle Bernard dans Charly Hebdo), Jean-Marie HARRIBEY (conseil scientifique d’ATTAC), … qui sont économistes et se présentent en tant qu'économistes.
 
En plein paradoxe 
 
L’économie, c’est nul….  mais je ne peux m’en passer
pour tenter d’expliquer objectivement ce que j’observe !
 
Pourtant, et sauf erreur de ma part, toutes ces personnes n’hésitent pas à utiliser tous leurs savoirs en « sciences économiques » pour donner du poids à leur argumentation. Ils sont tous docteur en science économique. Cherchez l’erreur….
 
N’est-il pas plus que paradoxal, de se référer à la rigueur du raisonnement scientifique en économie et simultanément, de disqualifier la science économique en discipline "strictement" idéologique ?
 
De l’art de se tirer des balles dans le pied
 
Comment expliquer l’économie sans faire d’économie, sans s’appuyer sur la production de connaissances économiques par les économistes ?
  
Science, idéologie et …. SES,
ou sciences économiques et sociales
 
Cette position du rédacteur en chef adjoint du mensuel « Alternatives économiques » n’est pas sans me rappeler une récente publication dans ce mensuel, laquelle bien loin d’atteindre son objectif en matière de défense de notre belle discipline (SES), ne fait, me semble-t-il que jeter le discrédit sur celle-ci.
 
Et cela me dérange car cet enseignement de SES (de sciences économiques et sociales) est régulièrement remis en question sur la base de critiques trop souvent idéologiques. Malheureusement,  les réponses apportées relèvent non moins souvent de la même logique. Or, apporter une réponse idéologique à une "attaque" supposée idéologique ne me semble pas trés constructif.
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Une défense inadaptée des SES
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On ne répond pas à un "mauvais procés fait aux SES", par une "mauvaise défense des SES". Ainsi, affirmer ce qui est affirmé ci-dessous est de mon point de vue destructeur, même si la volonté de l'auteur est plutôt de défendre avec rigueur et honnêteté intellectuelle cette discipline. J'imagine fort bien que cet "écart de langage" était bien involontaire.... et qu'il ne correspond pas à ce que l'auteur de ces lignes a voulu exprimer. Il reste que c'est ce qui a été publié.
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Dans un numéro récent du mensuel « Alternatives économiques », on peut lire la déclaration suivante de Philippe Frémeaux, directeur de publication page 44 dans un article intitulé « Mauvais procès au bac ES » :

« Certes, les enseignants de sciences économiques et sociales décrivent le monde tel qu'il est et non tel que certains voudraient qu'il soit, et on peut comprendre que d'aucuns s'en agacent. » Philippe Frémeaux fait référence au « monde patronal qui critique les SES au nom de l'image négative de l'entreprise qu'elle dispenserait auprès des jeunes. »
,
 
Cette affirmation de Philippe Frémeaux est stupéfiante. Nous, professeurs de SES, aurions la capacité de décrire le monde tel qu'il est en toute objectivité donc et non tel que certains voudraient qu'il soit.
Je devrais m'en satisfaire et même m'en glorifier en tant que professeur de SES. Mais tel n'est pas le cas. Je ne peux avoir une telle prétention.
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La Thèorie de Tout (?)
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Dans une telle perspective, les fondateurs de cette discipline scolaire (à la fin des années 60 ) auraient trouvé une sorte d’explication ultime, une « théorie du tout social » dans la mesure ou nous (professeurs de SES) parvenons à croiser les regards disciplinaires de telle manière que les seules critiques qui puissent nous être opposées ne peuvent être que de nature idéologique. Qu'ils aient cherché à construire une discipline novatrice dans son approche multidisciplinaires des questions économiques et sociales, ne fait aucun doute, et c'est même avec un certain succés qu'ils ont produit les SES. Mais je ne crois pas qi'ils aient prétendu nous donner la capacité de décrire le monde tel qu'il est. Car dans un tel cas, que font les autres, ceux qui ne font pas de SES ? Ceux qui ne font que de la science économique ou que de la sociologie ? 
 
Dans cette hypothèse, comment pourrions nous parvenir à un tel "réalisme"?

Tout simplement, en combinant avec harmonie (et rigueur) un croisement des regards disciplinaires et une pédagogie inductive. 

 
Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples que semble le penser Philippe Frémeaux, si l'on s'en tient à cette phrase choc.

D’une part, nous n’avons pas la caution scientifique suffisante et d’autre part notre enseignement présenterait un caractère trop abstrait pour les acteurs de l'économie et de la société. Exemple :
 
Les réserves de Jean-Paul Fitoussi
 
Selon Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE et l’un des économistes français les plus respecté dans le monde, dans une interview publiée il y a quelques années dans « Le Monde l’éducation » et conformément à ce qu’il a écrit dans un rapport intitulé « L’enseignement supérieur des sciences économiques en question », « Les sciences économiques et sociales enseignées au lycée constituent un concept flou. On va y enseigner simultanément l’économie et la sociologie alors que les élèves ne connaissent ni les concepts d’économie et ni ceux de sociologie. Ce type de contenu peut produire de magnifiques cours mais aussi donner lieu à des simplifications abusives. On transmet aux lycéens l’illusion d’un savoir et cela engendre une très grande déception lors de leur passage dans l’enseignement supérieur. ».
 
Je suis professeur de SES, j'aime ma discipline et j'aime l'enseigner à mes élèves, et pourtant je partage ce point de vue de Jean-Paul Fitoussi. L’économie est une science de débat et « Il faut être capable d’accepter l’incertitude de la connaissance, cela nécessite une certaine maturité. »
 
Le mélange économie et sociologie, au lycée, rend cette incertitude encore plus grande. En conséquence, « ce type de contenu peut produire de magnifiques cours mais aussi donner lieu à des simplifications abusives », à distance d'une grande rigueur.

N’oublions pas que nous enseignons à des élèves, c'est-à-dire des personnes très jeunes. Pouvons-nous, dés lors, échapper à des approximations inévitables malgré toutes les précautions en termes de rigueur que nous pouvons prendre dans le cadre des contenus et des méthodes en vigueur ?

C'est dans ces incertitudes et ces approximations inévitables que vient se loger l'idéologie. En avoir conscience est le meilleur moyen d'en réduire les effets, si ce n'est de l'éviter.
 
On peut en déduire que si Jean-Paul Fitoussi a bien mis en évidence les limites de cet enseignement de SES sans pour autant le rejeter, en revanche, Philippe Frémeaux semble se contenter de défendre un enseignement dont la description de l’économie et de la société serait assez conforme à ce qu’il propose dans son journal. Mais dans ce cas de figure, il ne faut guère s'étonner des critiques dites idéologiques provenant du camp d'en face.
 
De l’objectivité miraculeuse du croisement des regards
 
En résumé, certains journalistes d’Alternatives économiques et les professeurs de SES auraient une capacité d’objectivité dans les explications formulées sur le fonctionnement de l’économie et de la société que n’ont pas les économistes, ni les sociologues. Le secret tiendrait dans un croisement des regards qui, porté par le miracle des effets d’un précipité culturel, compenserait les limites scientifiques des disciplines considérées isolément pour aboutir à un enseignement et des explications faibles idéologie.

Ce discours est inaudible.
Je demande qu'on m'explique en quoi ce qu’on nous raconte, dans Alternatives économiques, peut être considéré comme plus crédible, plus rigoureux, que ce que nous disent les économistes, dont les Prix Nobel d’économie ?
Quels sont les savoirs de référence en économie pour les professeurs de SES et les journalistes?

De surcroit, si l'économie n'est pas une science, que penser des sciences économiques et sociales ?
 
Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain !!!...
 
De deux choses l’une, soit on considère que l’économie est une discipline profondément idéologique et on ne peut donc prétendre offrir des explications neutres sur l’économie et la société, soit on admet que l’économie est une discipline scientifique avec ses problèmes et ses difficultés comme toute science, on admet que les économistes peuvent chercher à être aussi neutres qu’il soit possible de l’être, et on peut s’en servir pour étayer ses démonstrations. Tout n'est pas qu'idéologie en économie !
 
A suivre ….
 
A consulter :
 
Le Blog de Christian Chavagneux
 
L'économie, une science très discutée
 
Le Blog de Bernard MARIS
 
Le Blog de Jean-Marie HARRIBEY
 

A Lire

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